En 2019, Drawing Room fait BOOM à Montpellier !!!

Pour sa dixième édition, Drawing Room, le salon du dessin contemporain de Montpellier disparaît et laisse sa place à BOOM, un nouveau week-end de l’art contemporain qui se déroulera du 6 au 8 septembre.

Compte rendu de visite de BOOM au MO.CO. La Panacée à lire ici

BOOM, nouveau week-end de l’art contemporain à Montpellier

Cet événement inédit est organisé par le MO.CO. Panacée et l’association Les Galeries de Montpellier-Art Contemporain (LGDMAC). Il proposera un parcours d’expositions dans les six galeries membres de l’association et deux expositions collectives au MO.CO. Panacée.

Au MO.CO. La Panacée, l’exposition « BOOM Jeune Création » proposera de découvrir le travail de :

  • Delphine Bertrand, diplômée en 2018 de l’École Européenne Supérieure d’Art de Brest, site de Quimper
  • Adam Bilardi, diplômé en 2019 de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy
  • Guilhem Causse, diplômé en 2017 de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier
  • Cyril Duret, diplômé en 2016 de l’École Nationale Supérieure d’Art et de design de Nancy
  • Quentin Goujout, diplômé en 2018 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon
  • Géraldine Goyet, diplômée en 2018 de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier
  • Agata Ingarden, diplômée en 2018 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris
  • Ilyes Mazari, diplômé en 2017 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon
  • Erwan Sene, diplômé en 2016 de l’École Supérieure d’Art et de design de Reims.

Ces jeunes artistes ont été choisis par un comité constitué de collectionneurs et de professionnels de l’art contemporain composé de Catherine Dumon Lafuente, conseillère aux arts plastiques de la DRAC Occitanie ; Marie Cozette, directrice du CRAC de Sète : Claude Bonan, président des Amis du MO.CO. ; Nicolas Bourriaud, directeur général du MO.CO.; Vincent Honoré, Directeur des expositions au MO.CO. et Sylvie Guiraud, directrice de la galerie Iconoscope pour LGDMAC.

Soixante-dix-huit dossiers ont été proposés par les écoles supérieures des beaux-arts françaises, ainsi que des collectionneurs, des curators avec une sélection de trois jeunes artistes diplômés d’une école d’art en France, dans les cinq dernières années.

Un jury se réunira pour remettre le prix BOOM Tourre Sanchis Architecture avec le soutien de l’ADIAF. Le nom du lauréat ou de la lauréate sera annoncé lors du vernissage à La Panacée, le 5 septembre.

La Panacée accueillera une seconde exposition « BOOM LGDMAC » présentera des œuvres des artistes que l’on retrouvera dans les galeries membres de l’association Les Galeries de Montpellier-Art Contemporain (LGDMAC) :

Nicolas Daubanes à Galerie AL/MA
Nicolas Fenouillat à la Galerie Aperto
Hiraku Suzuki à la Galerie Chantiers Boite Noire
Jean-Luc Verna à la Galerie Iconoscope
Fréderic Clavère à La Jetée
Thomas Wattebled à la Galerie Vasistas

L’espace Saint Ravy exposera des œuvres de Abigaël Frantz et Basile Ghosn, lauréats de la Bourse jeune création Tourre Sanchis Architecture / Drawing Room 018, dans un projet intitulé « Grettings from Dystopia »

Les revues Roven et Point Contemporain sont partenaires de BOOM.

On attend avec une certaine curiosité ce nouveau rendez-vous de l’art à Montpellier. Souhaitons que l’on n’ait pas trop à regretter la disparition de Drawing Room… Quant aux amateurs de dessin contemporain, ils ne manqueront pas cette année le déplacement vers Marseille pour Pareidolie 2019

À lire, ci-dessous, la présentation des expositions (informations fournies par BOOM)

Chroniques à suivre après les vernissages.

En savoir plus :
Sur le site de BOOM
Suivre BOOM sur Facebook et Instagram
Sur le site du MO.CO.

Née en 1995 à Zoetermeer, Pays-Bas
Vit et travaille entre Paris et la Bretagne

2018 : DNSEP de l’École Européenne Supérieure d’Art de Brest, site de Quimper

Expositions récentes :
Octobre 2019 : programme de résidence Generator à Rennes
2019 : La zone périlunaire, Biennale de Mulhouse mulhouse019
2019 : Prix de l’Institut Français de Timisoara en Roumanie, résidence suivie d’une exposition à Timisoara en février 2020.
2016 : Erasmus à Glasgow, Écosse, dans la section Sculpture and Environmental Art de The Glasgow School of Art.

Delphine Bertrand, Le chercheur d’or, 2018. Villa Rohannec’h, Saint Brieuc Plâtrefleurs fraiches, tissus, texte imprimé, or en paillettes © photo Virginie Barré
Delphine Bertrand, Le chercheur d’or, 2018. Villa Rohannec’h, Saint Brieuc Plâtrefleurs fraiches, tissus, texte imprimé, or en paillettes © photo Virginie Barré

À la manière d’un chercheur d’or, je cherche, découvre des éléments au cours de mes voyages. Je réalise une collecte de matières et de matériaux. Branches, coquillages, sable, terre, fleurs, confettis, tissus, mousses polyuréthane, lichens sauvages, pigeons…
Ces matières premières sont choisies pour des caractéristiques esthétiques autant que pour leurs histoires. Le lichen par exemple est le seul élément de la nature qui soit une symbiose. Une association entre algue et champignon.
Dans mes installations, je cherche à faire voir des éléments hors de leur contexte, dans des environnements immersifs composés de moulages en plâtre, de tissus drapés, de sol en plâtre ou en sels colorés. Le spectateur déambule dans ces compositions qui sont comme des peintures se déployant dans l’espace.D. Bertrand

Delphine Bertrand développe un travail de sculpture et d’installation lié à la matière et aux matériaux, à des questions de couleur et de composition dans l’espace.

Né en 1995, vit et travaille à Paris

2019 DNSEP de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy

Exposition récente :
2017 : exposition collective Hyphen-s. 12 Star Gallery’s. Londres.

Adam Bilardi, Avant de partir, 2019. Avant de partir, 2019 Huile sur toile 35 x 22 cm
Adam Bilardi, Avant de partir, 2019. Avant de partir, 2019 Huile sur toile 35 x 22 cm

Je peins mes proches, des végétaux et des paysages.
En peignant, je recherche la vérité.
À la suite de ma rencontre avec les primitifs italiens, la représentation du divin est devenue une obsession.
Dans ma peinture, il y a une dissolution du sujet dans l’apparition et la disparition.
Je recherche la matérialité, la sécheresse, l’opacité et la transparence de la matière. – A.Bilardi

Né en 1993, vit et travaille à Montpellier

2017 : DNSEP de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier

Expositions récentes :
2019 : Performance sonore en lien avec la collapsologie, pour l’exposition Présages, Commissariat de Laureen Picaut
2018: Prix Emergences, SCAM pour Marlow Drive, réalisé avec Ekiem Barbier, Quentin L’Helgouach

Guilhem Causse exploite essentiellement la relation entre l’image et le son. Au travers de ses influences, qui proviennent essentiellement de la science-fiction, de la photographie plasticienne et de la musique concrète, il définit un univers où se mêlent des espaces vides, résonnants, peuplés de formes étranges. Les outils d’enregistrement, comme la photographie et le microphone, sont utilisés pour révéler des lieux et des sons que l’homme ne pourrait saisir, du fait de sa perception du temps, limitée. Dans ses pièces, on peut donc retrouver un rapport à la répétition et au temps arrêté, ce qui vient questionner la perception de la temporalité. Ainsi, il s’intéresse également à la question de l’immuabilité des phénomènes naturels, ou plutôt de leur constance relative. L’idéalisation d’une force, d’un mouvement virulent, fluide et sans accroc, lui permet d’amener le spectateur dans des espaces où l’empreinte humaine semble se dissiper, et où l’horizontalité du temps est remise en question.

Guilhem Causse, Reflections, 2017
Guilhem Causse, Reflections, 2017

L’œuvre présentée dans le cadre de BOOM est une nouvelle production titrée Solaris (seed).
Comment décrire un souvenir qui se passe à la fois dans le virtuel et le réel ? Lors de mes errances dans ces deux mondes, j’ai développé d’étranges nostalgies. Le bleu du ciel et la lumière jaune sur les arbres étaient les mêmes. Cette sensation est intemporelle : il n’y a pas de temps passé sur le virtuel ; dans le réel non plus. Le souvenir n’est pas juge du virtuel et du rêve, le souvenir invite l’irréel à s’immiscer dans nos expériences, à les distordre, à les fusionner. Ce n’est pas une fiction ou une histoire racontée : ce sont des expériences vécues, à agir dans l’image, à fabriquer de nouveaux souvenirs qui troublent encore la séparation de ces deux espaces.G. Causse

Né à Nancy en 1993, vit et travaille à Paris

2016 : DNSEP de l’École Nationale Supérieure d’Art et de design de Nancy

Expositions récentes :
2019 : Private Choice 2019, Paris
2019 : Portraits de Berlin, galerie Kunst/Wein, Berlin
2018, Mathieu en vacances, exposition personnelle, Paris
2017 : exposition personnelle à la Biennale de la jeune création contemporaine, Mulhouse
2016 : Au saut du Loup le cri du Lapin (conférence-performance), Vision, Palais de Tokyo, Paris

Cyril Duret, Téléphérique Glacier des Diablerets, 2017. Tableau de la série D’après Georges Mathieu Huile sur toile, 140 x 200 cm
Cyril Duret, Téléphérique Glacier des Diablerets, 2017. Tableau de la série D’après Georges Mathieu Huile sur toile, 140 x 200 cm

Cyril Duret recombine différentes possibilités de l’Histoire de l’Art : portraits mondains ou d’intérieur, décors abstraits des années 1970 où apparaissait son oncle C. Jérôme, sanguines et all-overs, images à la date incertaine et au style impur, mises en scène de la peinture.

Ses œuvres éveillent un mélange de tendresse et d’ironie qui met en cause la linéarité et les hiérarchies habituelles de l’Histoire de l’Art, lorsque par exemple il redonne aux cartes postales intimes que Georges Mathieu réhaussait d’un dessin, les dimensions d’un de ses tableaux.

Né en 1994 en Pologne, vit et travaille à Paris

2018 : DNSEP de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

Expositions récentes :
2019: Rachel Is, exposition en duo, avec Motoko Ishibashi, Pact Gallery, Paris
2019: five fingers, sixth hand, exposition en duo, avec Delphine Mouly, Alienze, Lausanne, Switzerland
2019 : Mémoire de formes, exposition collective, commissariat Petite Surface, Galerie Michel Journiac, Paris

2018 : Skunk Hour/Like Mushrooms after rain, exposition solo, commissariat Arkadiusz Półtorak, Gastatelier Leo XIII, Tilburg, Pays-Bas
2018: Dom, exposition solo, Piktogram Gallery, Varsovie, Pologne
2017: Sweaty Hands, exposition solo, ExoExo , Paris
2017: BATHROOM/BATHHOUSE, avec Irina Jasnowski, MX Gallery, New York, USA

Agata Ingarden, Venus, 2019
Agata Ingarden, Venus, 2019

Les installations d’Agata Ingarden apparaissent comme les extensions gourmandes et prolixes des fonctions architecturales de l’espace. Palliant une forme d’insuffisance, elles se situent toujours entre la densité et la prolifération, l’absorption et la projection. La dimension envahissante de ces panneaux, bras, bancs qui invitent toujours le corps à s’y frotter, nourrit une métaphore permanente avec la nourriture (le charme du sucre) et avec l’érotisme (le désir du sucre).
En cela, ses sculptures symbolisent aussi l’énergie du vivant et donc l’acte créateur, qu’il soit naturel ou technologique. Ambigus donc, elles créent une confusion entre domesticité – tout est à sa place – et excroissance – rien n’est à sa place.

Agata Ingarden produit en effet une œuvre qui séduit profondément en même temps qu’elle distrait. L’apparence mécanique de ses installations n’empêche pas la machine suprême du temps d’être à l’œuvre : l’histoire déroule son scénario et ne peut inverser les métamorphoses. La main de l’homme ici quitte sa fonction d’architecte pour laisser le vivant coloniser à nouveau le bâti. Que la sculpture, en boucle, émerge et se fonde dans le paysage comme une rumeur qui se répand, s’éteint, se noie, se renforce et créé un mythe.

Né en 1993, vit et travaille à Paris

2018 : DNSEP de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon

Expositions récentes :
2019 : Exposition collective Neume, spectre, fumée, MAC, Lyon
2019 : Exposition en duo avec Pauline Ghersi, Somme Toute, Clermont-Ferrand

2018 : Publication de Scénario dans la revue Diorama, Paris
2018 : Projection de Sentimental, Festival Si Cinéma, Café des Images, Caen
2017 : Performance lecture « Reading as community #4 », Cave club de Roxanne Maillet, Bruxelles

Quentin Goujout, Sentimental, 2018
Quentin Goujout, Sentimental, 2018

Quentin Goujout écrit et réalise des films mettant en scène un ou plusieurs personnages qui, habillés, coiffés, maquillés, manucurés, chantent, dansent, boivent, fument, s’embrassent et discutent. « L’ambiance doit évoquer à la fois la sitcom, le shooting de mode, le théâtre de boulevard, la télé-réalité, le roman-photo et le mélodrame. Rien vraiment n’indique de marqueur temporel. Qu’il s’agisse de maquillages grinçants, de faux ongles, de faux cils, de vêtements à la limite du costume, de choix d’éclairages forts et visibles, du refus de décors réalistes, de dialogues sur-joués, ou de gestes sur-stylisés, les choix esthétiques qu’il emploie marquent un désir d’exagération et d’artifice. »

Quentin Goujout s’intéresse aux notions de stéréotype, de fascination comme fabrique de formes, d’émotion (jouée ou ressentie, répétée ou improvisée), de psychologie du personnage et de stylisation.

Ses films sont plus émotionnels, psychologiques et décoratifs que narratifs. Les thèmes abordés sont la solitude amoureuse et la misère sexuelle de personnages archétypaux qui ne trouvent pas plus leur place ailleurs qu’ici, leur permettant de fantasmer la vie qu’ils n’ont pas (vie amoureuse, position sociale, situation financière).

Née en 1994, vit et travaille à Montpellier

2018 : DNSEP de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier

Expositions récentes :

2018 : Festival SEVE Montpellier
2017: Elsewhere /ailleurs, Plymouth Collège of Art Gallery, Plymouth
2016 : La timidité des cimes, galerie Chantiers Boîte Noire, Montpellier

Geraldine Goyet, s it my soul on my phone, 2019
Geraldine Goyet, s it my soul on my phone, 2019

C’est à travers le numérique que Géraldine Goyet crée des espaces de contemplations poétiques dans lesquels Nature et Technologie cohabitent. À la manière d’un récit, l’espace devient un lieu de passage, où les images et les formes deviennent des guides, des esprits qui interrogent notre époque.

Née en 1991 à Rouen, vit et travaille à Marseille

2017 : DNSEP de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon

Expositions récentes :
2019 : Sud magnétique, exposition collective, Vidéochroniques, Marseille
2017-2018 : programme de résidence des ateliers du grand large de l’ADERA
2017 : Prix de Paris et Prix des Partenaires, ENSBA Lyon
2017 : Transit, exposition solo, La Passerelle, Mont-Saint-Aignan
2017 : Les Fleurs, exposition solo, Le Mur, ENSBA Lyon

Ilyes Mazari, Sans titre, 2019. 13 éléments indépendants, plâtre, encre, 12 x 15 x 19 cm
Ilyes Mazari, Sans titre, 2019. 13 éléments indépendants, plâtre, encre, 12 x 15 x 19 cm

Ilyes Mazari travaille entre image et matière. Par imprégnation. À partir d’éléments localisés, référencés, archétypaux. Des objets populaires – à priori – atemporels, inscrits entre Nature et Culture, qui passent de la garrigue et des têtes de moutons aux “couchés de soleil filtrés Instagram”. Entre effluves et monolithes.

Sa pratique protéiforme est enracinée dans le champ pictural : dans une recherche de coexistence entre ce qui est devant et ce qui se passe dans le fond. Il le fait en essayant d’être aussi élémentaire et élastique qu’une trace de peinture.

Né en 1991, vit et travaille à Paris

2016 : DNSEP de l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims

Expositions récentes :
2019 : LE TROGLOXENE, Deborah Bowmann, Bruxelles
2018 : Extinction, expositin collective, galerie Artemis Fontana, Paris
2018 : Dermomania, La Paix, avec Charles Nègre et Pierre-Alexandre Mateos, Paris
2017 : Au-Delà Du Bien et du Bad, La capela, Paris
2017 : Prix Prisme, Musée Saint-Rémi, Reims
2016 : Un passage à bout portant, exposition collective, CAC, Centre d’art Passages, Troyes
2016 : Festival des Cinémas Différents, Paris

Erwan Sene, Sans Titre (Dermomania #8), 2018. En collaboration avec Charles Negre C-Print, résine epoxy, tissu, bois, 58 x 40 cm
Erwan Sene, Sans Titre (Dermomania #8), 2018. En collaboration avec Charles Negre C-Print, résine epoxy, tissu, bois, 58 x 40 cm

Le travail d’Erwan Sene s’appuie sur un travail sculptural qui se déploie à plusieurs niveaux. Se laissant aller sur la pente d’une imagination de la vie quotidienne comme de récits énigmatiques, sa pratique reconsidère sa propre manière de vivre et de digérer les objets qui l’entoure.
Sans sous-estimer la Nature dans ses influences, il crée des décors avec une multitude de matériaux, entre rémanence baroque et surréalisme de tous les jours et y aborde les thèmes de la contamination, de l’idiopathie et de la science-fiction.
Pouvant allier la convivialité́ d’un comptoir de bistrot à l’anxiété́ d’une copropriété́ contaminée, Il porte une importance à ne percer qu’à moitié le mystère entourant la réalité́. Son atelier est installé́ dans un ancien Night-Club de L’ile Saint Denis dont l’atmosphère fait écho à son travail de production et de performance musicale.
Il s’apprête à sortir deux disques sur son label Cellar Door/Proxi.
Une nouvelle installation sonore sera présentée au project space Deborah Bowmann à Bruxelles en septembre 2019 ainsi qu’une performance immersive avec le compositeur Kamal El Aoufi.

Galerie AL/MA

Né en 1983.
Vit et travaille entre Perpignan et Marseille.

Expositions récentes :
2020 : Palais de Tokyo
2019 : Frac Paca, plateau expérimental, exposition personnelle, Marseille
2019 : exposition personnelle, Galerie Maubert, Paris
2019 : Résidence, Synagogue de Delme
2019 :COOKBOOK’19, exposition collective, La panacée, Montpellier
2019 : La vie quotidienne Mémorial national prison de Montluc, Lyon
2018 : OKLM, exposition personnelle, Château de Servière, Marseille
2018 : A journey to Freedom, exposition collective, Festival Dark Mofo, Tasmanian Museum and Art Gallery, Hobart, Tasmanie

Nicolas Daubanes, Sans titre, 2019. Dessins au scotch sur verre Vue de l’exposition NWAR, Chapelle du quartier haut, Sète, 2019 © Yohann Gozard
Nicolas Daubanes, Sans titre, 2019. Dessins au scotch sur verre Vue de l’exposition NWAR, Chapelle du quartier haut, Sète, 2019 © Yohann Gozard

La galerie AL/MA invite Nicolas Daubanes qui produire une pièce in situ pour BOOM.
L’installation proposée par Nicolas Daubanes s’inspire de la vie des commerçants de Lyon pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il reprend leurs gestes pour créer une œuvre d’art en mémoire de ce temps. Les commerçants lyonnais recouvraient leurs vitrines de papier collant, multipliant les croisements de scotch, pour éviter que les morceaux de verre soient projetés à l’intérieur du magasin en cas de bombardement. Au fur et à mesure, les vitrines devenaient des espaces d’expressions, chaque commerçant imaginait une signalétique ou un dessin. On peut alors voir une élégance ressortir même si la situation est contrainte.

Aperto

Né en 1978, vit et travaille à Paris.

Expositions récentes :
2018 : performance Medieval Underground, Silencio, Paris
2017 : Iron Man/L’homme Orchestre, exposition personnelle, Galerie Métropolis, Paris
2017 : Iron Man Lives Again!, exposition personnelle, CRAC, Sète
2016 : DANCEFLOOR, exposition personnelle, Galerie Métropolis, Paris
2016 : C’est notre bonheur, exposition collective, Galerie Métropolis, Paris

Nicolas Fenouillat, On efface tout on recommence. 7 toms basses et 5 caisses claires, 12 pigments, 1 bande-son Galerie municipale Jean-Collet, Vitry-sur-Seine En collaboration avec le MACVAL à la Galerie municipale Jean-Collet © Thibault Capéran
Nicolas Fenouillat, On efface tout on recommence. 7 toms basses et 5 caisses claires, 12 pigments, 1 bande-son Galerie municipale Jean-Collet, Vitry-sur-Seine En collaboration avec le MACVAL à la Galerie municipale Jean-Collet © Thibault Capéran

Aperto présente On efface tout on recommence, une performance/installation de Nicolas Fenouillat, artiste plasticien et musicien.
Nicolas Fenouillat expose et performe depuis 2002 à travers le monde dans de nombreux lieux d’expositions et tourne sur les scènes internationales avec son groupe NED.

L’installation composée de 7 toms basses, 5 caisses claires et 12 pigments, sera activée par l’artiste lors d’une performance au cours du vernissage, le 5 septembre 2019.

Galerie ChantiersBoîteNoire

Né en 1978, vit et travaille à Tokyo.

Expositions récentes :
2019 : Art Miyagi, exposition collective, Musée de Miyagi, Japon
2018: The Writing of Meteors, exposition solo, Each Modern, Taipei, Taiwan
2018 : Arawashi No Uta, exposition collective, Hajimari Art Centre, Fukushima, Japan
2017: Hiraku Suzuki: Special Exhibition in collaboration with Arts Maebashi, exposition solo, rin art association, Gunma, Japan

Hiraku Suzuki, onstellation #26, 2018. Encre argentée et encre chinoise sur papier, 995 x 695 cm
Hiraku Suzuki, onstellation #26, 2018. Encre argentée et encre chinoise sur papier, 995 x 695 cm

Hiraku Suzuki considère le dessin comme un trait d’union entre l’image et le langage.
Sa pratique fait appel à une grande variété de supports, y compris des œuvres en deux dimensions, des peintures murales et des vidéos.
Inspiré par divers domaines allant de la notation musicale expérimentale à l’histoire de l’art, de la calligraphie à l’anthropologie, l’artiste décrit sa méthode comme une « archéologie alternative ».

Traversant les frontières entre le passé et le futur, la lumière et les ténèbres, ou l’intérieur et l’extérieur, Suzuki ne cesse d’explorer le champ du dessin.

Pour BOOM Hiraku Suzuki propose un dialogue entre une grande peinture murale et Genga. une vidéo au MO.CO. Panacée et à la galerie ChantiersBoîteNoire, Excavating Reflections, un ensemble inédit de dessins.

Iconoscope

Né en 1966, vit et travaille à Paris.

Expositions récentes : 2018 / 2019 : « Peindre la nuit », exposition collective, Centre Pompidou-Metz, Metz 2018 / 2019 : « Autofictions – Prix de dessin Guerlain », exposition collective, Wilhelm-Hack-Museum, Ludwigshafen am Rhein
2016 : « Vous n’êtes pas un peu beaucoup maquillé ? — Non », exposition solo, MACVAL, Musée d’art contemporain du Val de Marne, Vitry sur Seine

Jean-Luc Verna, Past Knight, 2016 Velours javellisé brodé de perles, sequins et strass 400 x 400 cm Vue d’installation, MACVAL, Vitry-sur-Seine, 2017 © Photo Marc Domage Courtesy Air de Paris, Paris
Jean-Luc Verna, Past Knight, 2016 Velours javellisé brodé de perles, sequins et strass 400 x 400 cm Vue d’installation, MACVAL, Vitry-sur-Seine, 2017 © Photo Marc Domage Courtesy Air de Paris, Paris

Jean-Luc Verna investit différents champs artistiques pour composer une œuvre prolifique et unique.
Dans ses pratiques de dessinateur, d’acteur, de chanteur, de danseur, la copie, alors incarnée, se transforme en représentation.

Past Knight, rideau de scène réalisé, en 2016, pour son exposition monographique au MAC VAL et présenté tout récemment lors de l’exposition Peindre la nuit au Centre Pompidou Metz, est la re-création d’une œuvre, Half Past Knight, réalisée en 1996, avec l’artiste et ami Bruno Pélassy (1966-2002), à qui elle est dédiée.

Une tenture de velours noir, javellisée et brodée d’une myriade de brillants semble évoquer une peinture pariétale réceptacle d’un ciel étoilé, révélant l’image immersive d’une galaxie imaginaire.

La Jetée invitée par Aperto

Né en 1962, vit et travaille à Marseille

Expositions récentes :
2016 : Farben hinter Türen, exposition personnelle, Galerie Sam Dukan (D) Spinnerei, Leipzig
2016 : La Vieille Qui Pue, exposition personnelle, Galerie Où, Marseille
2016 : Esprit es-tu là ?, exposition collective, commissariat Arnaud Labelle Rojoux, Villa Tamaris

[…]Frédéric Clavère peint les calvaires. Et la souffrance. Et la violence. Il ne sait pas ce que ça lui apporte. Il sait qu’il en a besoin. Il construit ses tableaux autour des mythes et de la mythologie. Il tourne autour du secret. Du secret et de l’inavouable. Il n’est pas le premier.
Frédéric Clavère tourne autour d’une connaissance qui passerait par le secret. Il dit que la peinture est obscène et qu’elle peut le surprendre quand il l’a oubliée. Il ne cherche rien. Ou bien il cherche quelque chose du côté du temps. Du côté du temps et du secret.
Jean-Pierre Ostende
Extrait du catalogue de l’exposition Lundi Jamais ( galerie du Tableau, Marseille et Kunsthaus Hambourg, Allemagne, 1998).

Galerie Vasistas

Né en 1990, vit et travaille à Orléans.

Expositions récentes :
2019 : Tête d’affiche #9, avec l’ A.S. Velasca, Fondation du Doute, Blois
2019 : ART VILNIUS INTERNATIONAL ART FAIR Commissariat Aurélie Faure
2018 : 63e Salon de Montrouge, Paris
2018 : MIX AND MATCH – La Peau de L’Ours, Bruxelles
2017 : Mulhouse017, biennale de la jeune création
2017 : TIME OUT, Centre Culturel Le Safran, Amiens, du 27 février au 11 mars 2017

Thomas Wattlebled, Balle Perdue, 2012. Impression jet d’encre, 50 x 70 cm, édition de 3 + 2EA
Thomas Wattlebled, Balle Perdue, 2012. Impression jet d’encre, 50 x 70 cm, édition de 3 + 2EA

Thomas Wattebled pose, en base de sa pensée, notre société comme étant celle de la performance. Son travail, fait souvent d’actes vains mais poétiquement innocents, s’inscrit dans le parcours exemplaire d’un même pas trentenaire armé d’un Master en théorie artistique de l’Université d’Amiens, diplômé des Beaux-arts d’Angers, sélectionné pour Mulhouse 017 puis au Salon de Montrouge de 2018.

À vélo, longeant un stade de football en jachère, l’œil attrapé par un parterre de laiterons qu’un soleil de printemps fait briller, Thomas en cueille un bouquet porté comme une torche de vainqueur.  – Corinne Rondeau

Abigaïl Frantz (jeune diplômée de l’ISBA / Besançon), et Basile Ghosn, (Villa Arson /Nice), lauréats de la bourse jeune création Tourre Sanchis Architecture dans le cadre de Drawing room 018, exposent à l’Espace Saint Ravy, dans le cadre de BOOM.

L’exposition Greettings from dystopia résulte d’une cohabitation artistique où se déploient deux sensibilités.
Dans ses créations Basile Ghosn joue sur la répétition à l’aide de photocopies, sérigraphies et gravures. Son travail se rythme et se compose de motifs géométriques et architecturaux. A l’inverse, celui d’Abigaïl Frantz découle d’études anatomiques, où s’agencent des formes organiques colorées formant un univers étrange, peuplé de monstres, une sorte de dystopie.

Abigaïl puise son inspiration dans les récits cosmogoniques brésiliens, l’illustration naturaliste et l’anthropologie des remèdes. Elle étudie les transformations et les déconstructions des corps à travers le dessin et la sculpture, développant un travail sur les notions de monde-corps, et de corps-monde. L’artiste explique que : « La décomposition ne suggère pas la mort du corps. Au contraire, elle souligne son ouverture à la métamorphose ; elle le présente comme une structure ouverte ou fluide dans laquelle pourront s’engouffrer les éléments, circuler les substances vitales et les substances toxiques, les liquides et minéraux. […] La matière est mise en pièces, l’identité mise en doute, l’intérieur invisible révélé.» Abigaïl propose un aller-retour entre le mythe-métaphore et l’analyse scientifique, entre le geste instinctif et la recherche réaliste.

Abigail Frantz Cosmogonies cannibales, 2017-2018 Crayon, encres, feutres sur papier aquarelle, 100 × 70 cm © photo Clément Gérardin
Abigail Frantz Cosmogonies cannibales, 2017-2018 Crayon, encres, feutres sur papier aquarelle, 100 × 70 cm © photo Clément Gérardin

Basile crée des œuvres où l’espace est recomposé, repensé portant une forme d’utopie de ce que pourrait être le monde s’il avait été mieux pensé par l’homme, s’inspirant de penseurs et architectes comme Jean-Jacques Lequeu, Yona Friedman et le groupe Superstudio. L’artiste propose une variante des images de l’espace urbain qu’il trouve. Il les découpe, les colle, les juxtapose ou les photocopie. En résulte des œuvres abstraites où la répétition des formes et des lignes architecturales marquent la trame de l’habitacle moderne. Cependant, les bâtiments décomposés sont ici libérés de l’espace urbain conformiste et de multiples champs spatiaux s’ouvrent.

Basile Ghosn World of echo, 2019 Photocopies, scotch aluminium, plexiglas, cadre aluminium, 100 x 200 cm © photo Aurélien Meimaris
Basile Ghosn World of echo, 2019 Photocopies, scotch aluminium, plexiglas, cadre aluminium, 100 x 200 cm © photo Aurélien Meimaris

 

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