Madeleine Berkhemer, Garden of Delight IV à la galerie Chantiers BoîteNoire, Montpellier

Madeleine Berkhemer, Garden of Delight III, 2011
Madeleine Berkhemer, Garden of Delight III, 2011

Du 8 avril au 18 juin 2016, la galerie Chantiers BoîteNoire présente à Montpellier Garden of Delight IV, une exposition personnelle Madeleine Berkhemer.

Madeleine Berkhemer, Garden of Delight III, 2011
Madeleine Berkhemer, Garden of Delight III, 2011

On se souvient de la participation de l’artiste (avec Virgin in milk, 2003) pour Les Fils de Marcel, l’exposition collective qu’Emmanuel Latreille avait présentée au CRAC à Sète, à l’occasion de Chauffe Marcel, en 2006.

En France, le travail de Madeleine Berkhemer a été exposé plusieurs fois par la galerie Sollertis à Toulouse, avant sa fermeture en 2013.

Sur son site Madeleine Berkhemer affirme la connotation sexuelle de son travail et son ambition de « taquiner, plaire et faire souffrir, et arriver aussi à ce que le spectateur se sente coupable » :

« All my art has a sexual connotation; art that has no sexual connotation has no reason to exist. I work from many different interests and therefore my work has to tease, please and suffer and also make the viewer feel guilty »

Madeleine Berkhemer, L´Ecole des Caresses - 2006
Madeleine Berkhemer, L´Ecole des Caresses – 2006

Caroline Smulders, qui a plusieurs fois représenté le travail de Madeleine Berkhemer, écrit à son propos :

« Le corps, le fragment, le découpage, l’assemblage sont au cœur du travail de Madeleine Berkhemer quelles que soient les disciplines envisagées. L’artiste s’attache souvent aux jambes féminines gainées de collants, cet accessoire qui a désormais remplacé l’objet du fantasme numéro un chez les hommes : le porte-jarretelles. Que ce soit pour son défilé de fin d’études, ses photographies ou ses installations, le collant se fait matériau de création. Il peut devenir l’écrin raffiné d’un buste, d’une jambe ou d’objets hétéroclites, couvrir la peau ou au contraire envahir l’espace tel un fantasque mobile. Mais il renvoie toujours au corps comme lieu de passage. De l’interne à l’externe, du désir au dégoût, la frontière est mince et l’artiste se plaît à déjouer les attentes et à contraindre le regard. Ses œuvres provoquent souvent chez le spectateur une hésitation entre gêne et fascination ».

On attend donc avec une certaine curiosité le quatrième opus de ses Garden of Delight dont elle a présenté les premiers épisodes en 2010 et 2011.

À lire ci-dessous la présentation du projet par la galerie Chantiers BoîteNoire.

Du mercredi au samedi de 15h30 à 19h.
Vernissage jeudi 7 avril à partir de 18.00

Chronique à suivre après un passage par la galerie

En savoir plus :
Sur le site de la galerie Chantiers BoîteNoire
Sur la page Facebook la galerie Chantiers BoîteNoire
Sur le site de Madeleine Berkhemer
Madeleine Berkhemer sur le site de Caroline Smulders

Madeleine Berkhemer, Garden of Delight IV :
Présentation par  Chantiers BoîteNoire

Pour son exposition personnelle à la galerie Chantiers Boîte Noire, Madeleine Berkhemer a choisi de réaliser une de ses installations fétiches « Garden of Delight ». Entre séduction, luxe et raffinement extrême, suspendu « tel un lustre de Murano », l’installation s’adapte aux spécificités singulières de la galerie. Le spectateur qui s’en approche vit un sentiment ambigu entre attirance et rejet, en découvrant les objets qui la composent. Une série de dessins et de collages choisis accompagnent cette installation.

Néerlandaise, Madeleine Berkhemer est née en 1973. Elle a étudié la mode à l’Académie d’arts visuels Willem de Kooning à Rotterdam. Pour Madeleine Berkhemer, « Un art sans connotation sexuelle n’a pas de raison d’exister ». Pour créer et développer ses concepts artistiques, elle a besoin de la sensualité, de l’érotisme qu’elle considère comme une réalité « intemporelle » absolue. Les médiums utilisés ne sont pas importants, elle privilégie le concept et s’exprime avec des matériaux courants qui ont une forte connotation féminine. Madeleine Berkhemer est connue pour ses installations réalisées à partir de bas et de collants tendus, suspendus comme des toiles d’araignées dans l’espace. À la frontière du fétichisme, ses œuvres placent le public dans une posture de voyeur. Les oeuvres doivent plaire, mais aussi avoir un effet « répulsif » pour faire en sorte que l’observateur se sente coupable.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.