Imago au musée Réattu

Imago - Jean-Loup Sieff, Jane Birkin, 1969, Épreuve argentique, Coll. Musée Réattu-Arles, Dépôt des RIP, 2002 © Jean-Loup Sieff
Imago – Jean-Loup Sieff, Jane Birkin, 1969, Épreuve argentique, Coll. Musée Réattu-Arles, Dépôt des RIP, 2002 © Jean-Loup Sieff

Du 6 février au 5 juin 2016, le musée Réattu à Arles présente Imago, un accrochage thématique  consacré au portrait photographique à travers une sélection dans ses collections.

Le musée arlésien entend poursuivre la mise en valeur de son fonds photographique qu’il avait entrepris, en 2015, avec l’exposition Oser la photographie.

Nous avions choisi de ne pas chroniquer Oser la photographie pour ne pas en dire du mal, par respect pour l’extraordinaire richesse de la collection conservée par le musée des Beaux-Arts d’Arles.
On reviendra éventuellement sur Imago, après un passage au Réattu, en espérant que l’accrochage soit cette fois-ci moins académique et indigeste que le précédent.

Cette exposition est également l’occasion d’un hommage à Jean-françois Bauret dont l’une des photographies de la série Isabelle, 1986, entre au musée Réattu grâce à la générosité de son épouse.

À lire ci-dessous une présentation d’ Imago et un portrait de Jean-françois Bauret extraits du dossier de presse.

En savoir plus :
Sur le site du musée Réattu
Sur la page Facebook du musée Réattu

Présentation de l’exposition Imago
(Extraits du communiqué de presse) :

(…)Le portrait a dans l’histoire de la photographie une place prépondérante, un usage social majeur tel que le définit le spécialiste d’esthétique philosophique et de théorie des arts Jean-Marie Schaeffer. Tous les aspects du genre ont été explorés : portrait officiel, portraits de célébrités, portrait social et ethnologique, portrait documentaire, scientifique, familial, autoportrait, portrait fictif…Aujourd’hui la notion même de portrait renvoie par défaut à la photographie en lieu et place de la peinture.

Mais à quel moment un portrait photographique devient-il, une œuvre d’art ? L’identité du modèle peut participer de son statut et parfois à contrario c’est son ignorance même qui en fait une oeuvre d’art…

À travers une sélection dans ses collections, le musée Réattu aborde ce thème incontournable qui pose de nombreuses questions sur ses modalités mêmes (pratique intime / pratique artistique, portrait posé / portrait instantané…). Elle permet également de mettre en avant les recherches formelles, développées par certains photographes (usage du flou, déformations, cadrage…) en tant que tentatives de se défaire du visage comme sujet de la photographie.

Jean-François Bauret (1932-2014), photographe

Jean-François Bauret, disparu en 2014 est un photographe parmi les habitués des Rencontres d’Arles. En 1977 et 1992, il y présente une exposition individuelle, la dernière se tenant au musée Réattu / commanderie Ste Luce. Il anime par ailleurs de nombreux stages de 1977 à 1989. Il participe également à plusieurs reprises aux Rencontres internationales de la photo de nu dès 2004. En 2014, le festival lui rend hommage en présentant deux expositions : Nus et Portraits d’artistes.

Jean-François Bauret (1932-2014), photographe
Jean-François Bauret (1932-2014), photographe

Habitué d’Arles mais absent des collections du Réattu, cette lacune sera comblée grâce à la générosité de son épouse Claude Bauret-Allard qui propose de faire don à la ville d’Arles d’une sélection de ses œuvres présentées — avec d’autres photographies de l’artiste prêtées pour l’occasion — en avant première dans une salles du musée à l’occasion de l’exposition Imago consacrée au portrait photographique dont Jean-François Bauret est l’un des grands acteur.

Dès les années 50, Jean-François Bauret se consacre à la photographie. Il réalise de nombreuses campagnes publicitaires, certaines ayant marqué les esprits, ainsi que des portraits dont le célébrissime Gainsbourg, « raté » selon le photographe ce qui dénote bien son regard critique sur son travail et toute son exigence.

La donation Jean-François Bauret permettra à celui qui disait : « c’est un acte amoureux de faire un portrait » de rejoindre dans les collections du Réattu l’un de ses maîtres à photographier Richard Avedon.

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