Art-O-Rama 2016 à Marseille : Retour sur la 10ème édition

En 10 ans, Art-O-Rama s’est imposé comme un moment incontournable qui marque la rentrée de l’art contemporain à Marseille et dans le sud de la France. Chaque année, ce salon s’affirme un peu plus comme un événement national et international.

Crèvecoeur Gallery, Paris, avec Julien Carreyn, Than Hussein Clark, Renaud Jerez, Adriana Minoliti, and Jorge Pedro Núñez Winner of the 2016 Roger Pailhas Prize (ART-O-RAMA best booth prize awarded by the guest collectors) ART-O-RAMA 2016, Marseille ©jcLett
Crèvecoeur Gallery, Paris, avec Julien Carreyn, Than Hussein Clark, Renaud Jerez, Adriana Minoliti, and Jorge Pedro Núñez Winner of the 2016 Roger Pailhas Prize (ART-O-RAMA best booth prize awarded by the guest collectors) ART-O-RAMA 2016, Marseille ©jcLett

Dix ans !

Ce dixième anniversaire est l’occasion de revenir, en quelques lignes, sur l’origine d’Art-O-Rama et d’en souligner l’originalité.

En 2007, Gaïd Beaulieu-Lambert et Jérôme Pantalacci, deux anciens assistants de Roger Pailhas, décident de produire leur propre événement, après la disparition du célèbre galeriste marseillais et d’Art Dealers, la foire d’art contemporain atypique, qu’il avait créée à Marseille, en 1996.
La forte personnalité de Pailhas, son approche particulière du marché, sa complicité avec les artistes, l’originalité et l’ambition de ses stands dans les foires auxquelles il participait, ont marqué le paysage national et international de l’art contemporain de la fin des années 1980 jusqu’à sa mort, en 2005.
Art-O-rama hérite en partie d’Art Dealers et de l’esprit de son créateur, en imposant un format inédit et « intime ». Le traditionnel stand de foire s’est transformé en un véritable espace d’exposition, dont la configuration est directement liée au projet curatorial. Un nombre réduit d’exposants (5 en 2007, 14 en 2011, 20 cette année) facilite les échanges entre les galeristes, les artistes, mais aussi avec les collectionneurs et le public.
On trouvera de plus amples informations sur les particularités du salon dans l’entretien que Jérôme Pantalacci a accordé au magazine britannique « Elephant ». Les éditions précédentes de cet événement restent disponibles sur le site d’Art-O-Rama.

ART-O-RAMA 2016
ART-O-RAMA 2016

Installé dès 2007 à la Cartonnerie de la Friche, le salon s’est très rapidement enrichi d’un ensemble de propositions artistiques autour de projets invités (artistes invités, show room…) qui valorisent et soutiennent la création régionale.
Le week-end du salon est aussi celui où sont inaugurées les expositions de rentrée à la Friche la Belle de Mai.
Depuis trois ans, Art-O-Rama a été rejoint par Paréidolie, salon international du dessin contemporain, organisé par l’Association Château de Servières.
De son côté, Marseille expos qui rassemble 35 structures (institutions, des galeries, lieux de production-diffusion) intervenant dans le champ de l’art contemporain, a coordonné, en 2015, la Nuit des galeries. Cette année, Marseille expos participe activement à la Rentrée de l’art contemporain, un événement dont on souhaite qu’il puisse se structurer comme le Printemps de l’art contemporain.

L’édition 2016 d’Art-O-Rama

Équipé des indispensables éventails, on retrouve toujours avec plaisir l’ambiance décontractée et chaleureuse du salon, une occasion de partager souvenirs, découvertes artistiques et potins de vacances… Cette convivialité particulière donne à Art-O-Rama son caractère particulier, apprécié des galeristes, des artistes, des collectionneurs, des journalistes et du public.

ART-O-RAMA 2016
ART-O-RAMA 2016

Pour cette dixième édition, 47 dossiers de candidature ont été examinés par le comité de sélection composé de Davide Bertocchi, artiste (Paris), Marta Fontolan, galeriste (New-York), Josée Gensollen, collectionneuse (Marseille), Stefan Kalmár, directeur de Artists Space (New-York), Joseph Kouli, collectionneur (Paris), Antoine Levi, galeriste (Paris) et Olivier Millagou, artiste (Sanary-Sur-Mer).

Parmi les vingt galeries sélectionnées, douze participaient pour la première fois à Art-O-Rama 2016. Leurs espaces d’exposition partageaient les 2 200 m² de la Cartonnerie avec les projets invités et les stands réservés au soutien à la création.

Cette édition 2016 inaugurait un nouvel espace (climatisé) de 200 m². Sept éditeurs y présentaient des propositions spécifiques pour une nouvelle section consacrée aux multiples.

Plus de 3 500 visiteurs ont parcouru le salon, pendant le week-end d’ouverture. Ils ont pu découvrir et apprécier des œuvres très diverses dont les prix commençaient à 1 000 € et atteignaient 40 000 € pour les pièces les plus onéreuses. Selon les organisateurs, les transactions réalisées pendant le week-end atteignent les 150 000 €, auxquels s’ajouteront plusieurs intentions de ventes qui devraient se concrétiser un peu plus tard.

The Green Parrot - Art-o-Rama 2016
The Green Parrot – Art-o-Rama 2016

La présence de nombreux journalistes, l’origine des galeristes et des collectionneurs confirme l’importance d’Art-O-Rama comme événement national et international. La couverture de presse est chaque année plus importante. La revue de presse sur la page Facebook du salon en témoigne. La participation de Marta Fontolan, galeriste new-yorkaise et de Stefan Kalmár, directeur de Artists Space (New-York) au comité de sélection n’est sans doute pas étrangère à la présence de Stuart Comer, Chief Curator du Département Media et Performance au MoMA et à la chronique de Linda Yablonsky, «  Passage to Marseille » récemment publiée par Art Forum.

Les expositions d’Art-O-Rama restent ouvertes au public jusqu’au dimanche 11 septembre.

Dans les allées d’Art-O-Rama 2016

Il ne saurait être question de faire ici une analyse ou un compte rendu détaillé des propositions artistiques de cette sélection 2016. On se contentera donc d’en souligner la qualité générale, le caractère exigeant et parfois radical. Les impressions de visite, qui suivent, se limitent à l’organisation du salon, à certaines expositions présentées par les galeristes et à quelques accrochages qui ont attiré mon attention.

Cette année, le salon s’architecturait autour de deux « places centrales », la première située juste après l’accueil, la seconde lui étant diamétralement opposée. Ces vastes espaces dégagés offraient une vue circulaire et simultanée sur un nombre important de galeries : 7 pour l’une et 5 pour l’autre soit plus de la moitié des propositions.
Entre ces carrefours, les allées alignaient des stands à la géométrie assez classique ou alternaient « White Cube » plus ou moins fermés et cimaises largement ouvertes.
Le parcours dans les allées d’Art-O-Rama 2016 laissait ainsi l’impression d’une plus grande fluidité, d’espaces plus larges et moins contraints que lors des dernières éditions. Toutefois, cette articulation offrirait moins de perspectives audacieuses, ménageait moins de surprises. La vue « panoptique » depuis les deux « places » montrait beaucoup en un seul regard, laissant en même temps l’œil un peu indécis…

Le « Salon d’été » de la galerie Crèvecoeur

La galerie Crèvecoeur occupait le centre du premier carrefour « Salon d’été » avec , une exposition collective, réunissant Julien Carreyn, Renaud Jerez, Than Hussein Clark, Adriana Minoliti, et Jorge Pedro Núñez.

Le « Salon d’été » de la galerie Crèvecoeur - Art-o-Rama 2016
Le « Salon d’été » de la galerie Crèvecoeur – Art-o-Rama 2016

Axel Dibie et Alix Dionot-Morani décrivaient ainsi leur projet curatorial : « Le projet « Salon d’été » a été imaginé comme un environnement domestique, uniquement composé d’œuvres dont l’aspect renvoie au mobilier d’une maison. Celles-ci jouent de leur aspect décoratif, ainsi que de la relation au corps du spectateur, pour tisser un lien entre l’intimité de chacun et l’espace d’exposition. L’aspect immersif active l’instinct de consommation / d’utilisation de ces objets-œuvres, qui pour certaines, sont rendues inutilisables ».

Exerçant une forte attraction sur les visiteurs, l’installation provoquait aussi des comportements différenciés. On observait fréquemment un temps d’observation, une circulation autour du tapis, avant d’oser y poser le pied, de s’y aventurer et parfois de s’y asseoir…

Le « Salon d’été » de la galerie Crèvecoeur - Art-o-Rama 2016
Le « Salon d’été » de la galerie Crèvecoeur – Art-o-Rama 2016

Sans juger de la qualité des œuvres exposées, « Salon d’été » était, sans aucun doute, une des propositions les plus marquantes de la foire. Elle a très logiquement reçu le Prix Roger Pailhas 2016, qui récompense le meilleur projet curatorial.

The Green Parrot

Face à cette installation, où tout était rassemblé sur un tapis, dans un espace intime et apaisé, The Green Parrot, projet invité de Barcelone, proposait une scénographie éclatée et détonante.

L’éparpillement des œuvres de David Bestué et June Crespo pouvait suggérer un événement orageux ou explosif. Le contraste en ces deux univers ouvraient magistralement le salon.

Johannes Wald chez Daniel Marzona

Un peu plus loin, la galerie berlinoise Daniel Marzona présentait un solo show de Johannes Wald, avec des productions réalisées pour le salon.

Daniel Marzona Gallery, Berlin, avec Johannes Wald ART-O-RAMA 2016, Marseille ©jcLett
Daniel Marzona Gallery, Berlin, avec Johannes Wald ART-O-RAMA 2016, Marseille ©jcLett

Six très belles photographies noir et blanc, sur papier baryté, étaient épinglées directement sur les cimaises. Elles accompagnaient un tas de poussière de calcaire informe (« Stone with no form », 2016) caché discrètement derrière une demi-cloison.
L’ensemble sobre et esthétique intriguait par son sujet. Les cartels permettaient de comprendre que cette série (« Broken Entity »,2016), photographiée dans les ateliers de moulage du Musée National de Berlin, représentent des moules utilisés pour réaliser, au XIXème siècle, des reproductions des sculptures originales. Toutes ont été détruites lors d’incendies ou pendant la Seconde Guerre mondiale.

En les photographiant comme des sculptures, Johannes Wald propose ainsi un regard émouvant et pertinent sur ces outils de reproduction devenus eux-mêmes des originaux… Le tas de calcaire interroge inévitablement sur la pérennité des œuvres, des originaux comme des copies…
Un projet discret… mais très fort.

« Photo booth » chez Antoine Levi

En face, « Photo booth » le projet conçu spécifiquement pour Art-O-Rama par la galerie parisienne Antoine Levi était, à la lecture de son texte d’intention, assez déconcertant :
« Le projet du stand s’inspire du déclin de la Fondation Victor Vasarely à Aix-en-Provence. (…) Pensé comme un hommage affectueux mais pas moins contrasté de ce véritable panthéon à Vasarely, le stand présentera une coupure métaphysique en deux des pièces hexagonales organisées en ruches du musée, à travers le travail de trois artistes dont la pratique créera une présence incongrue. (…)
G. Küng, Zoe Williams et Daniel Jacoby présenteront chacun intentionnellement des photographies se servant de la forme du stand comme d’un réceptacle. Le jeu de mots utilisant « booth » (« stand » en anglais) fait référence à la fois au stand traditionnel d’une foire et à une cabine de Photomaton classique ».

Antoine Levi gallery, Paris, avec Daniel Jacoby, G. Küng, Zoe Williams ART-O-RAMA 2016, Marseille ©jcLett
Antoine Levi gallery, Paris, avec Daniel Jacoby, G. Küng, Zoe Williams ART-O-RAMA 2016, Marseille ©jcLett

Malheureusement, les intentions déclarées m’ont semblé avoir du mal à s’imposer dans leur réalisation… Tout y était… mais la mayonnaise semblait ne pas prendre… Peut-être ne fallait-il pas lire ce texte avant de visiter le salon… Il serait intéressant de connaître la perception de visiteurs découvrant l’installation, sans rien en savoir. Si la Fondation Vasarely à Aix ne se porte pas si mal, le projet d’Antoine Levi semble un peu sentencieux…

Chaim van Luit chez Meessen De Clercq

Dans l’allée conduisant au deuxième carrefour du salon, seule la galerie Meessen De Clercq de Bruxelles a attiré mon attention, avec un solo show de Chaim van Luit.

Un accrochage sobre et efficace donnait toute sa cohérence à cette proposition artistique. À noter l’amabilité et la disponibilité des personnes présentes sur le stand.

Deborah Schamoni, Laveronica, Cinnnamon…

Le centre de la deuxième « place » d’Art-O-Rama était occupée par une étrange sculpture de Davide Stucchi, proposé par galerie Deborah Schamoni de Munich. Moulage à taille réelle du corps de l’artiste et de son compagnon, ces deux «  nageurs endormis » ont été réalisés en savon de Marseille, puis lavés à l’eau de mer pour en effacer les traits des visages… Cette proposition produite spécifiquement pour le salon laisse assez songeur et perplexe…

Sans porter de jugement sur les œuvres exposées, dans cette partie du salon, aucun projet curatorial ne nous a semblé particulièrement remarquable.

Les toiles récentes de l’artiste colombienne Alejandra Hernández, présentées par la galerie italienne Laveronica, étaient clairement en décalage avec les autres propositions artistiques. Ce retour à la figuration et à la narration ne semble pas apporter un regard original qui puisse interroger la création actuelle…

Laveronica - Art-o-Rama 2016
Laveronica – Art-o-Rama 2016

Le projet autour du paysage « évaporé », présenté par la galerie néerlandaise Cinnnamon, ne bénéficiait pas de conditions idéales pour pouvoir être apprécié. Les bruits provenant du Show Room, les reflets lumineux sur les images de Theis Wendt, l’encombrement de l’installation de Sarah-Jane Hoffmann ne donnait guère envie de s’attarder dans un stand à l’espace incommode.

La section Éditions

Nouveauté d’Art-O-Rama 2016, cette nouvelle section a offert quelques belles surprises.

Rinomina (Paris) présentait une importante sélection de ses productions dans une scénographie très réussie, conçue pour l’occasion.

Rinomina - Art-o-Rama 2016
Rinomina – Art-o-Rama 2016

Elle offrait à chaque édition d’artiste des conditions d’exposition qui leur assurait une très belle mise en valeur. Sans conteste, Rinomina réussissait son ambition de « créer un état de tension et de dialogue entre les formes, l’espace et les objets ».

La galerie Daviet-Thery proposait « Lire attentivement la notice d’utilisation », une édition, spécialement réalisée pour le salon avec des œuvres de Peter Downsbrough, Lawrence Weiner, et Curro Claret.

Dans un petit coin du bâtiment, l’Atelier Tchikebe (Marseille) réussissait une superbe présentation avec les sérigraphies sur verre ou sur aluminium de Tania Mouraud ainsi que des œuvres d’Eric Baudelaire, et Anne-Valérie Gasc.

Tchikebe - Art-o-Rama 2016
Tchikebe – Art-o-Rama 2016

mfc-michèle didier (Paris) présentait un stand Recto/Verso. D’un côté Ludovic Chemarin© exposait un ensemble de sérigraphies accompagnées d’une « chaise bouée simple ».

Au verso, le trio « anonyme » UNTEL revenait, en rééditant six chemises UNTEL, sur la performance Fashion Show réalisée, en 1978, dans la Grande Galerie du Louvre à Paris, où avait été présentée la collection TOURISTE. Les six chemises UNTEL accompagnaient les photographies historiques du défilé. Le soir du vernissage d’Art-O-Rama, une performance rassemblait trois filles et trois garçons qui présentaient les différents modèles « UNTEL, la chemise touriste »…

Soutien à la jeune création

Quelques mots pour terminer cette chronique sur les artistes exposés dans le cadre du soutien à la jeune création (Artiste Invité, Show Room, Prix Esadmm), aux propositions de Mécènes du sud et du Fonds M-Arco.

Rafaela Lopez, Artiste Invité 2016

Lauréate, l’an dernier, du Show Room, Rafaela Lopez était en conséquence l’artiste invité de cette dixième édition.
Dans un stand construit comme un petit amphithéâtre, elle présentait SAGA – S01E00, un work in progress d’une série vidéo en six épisodes. Sur les gradins, étaient exposées plusieurs sculptures réalisées pour le projet vidéo.

Rafaela Lopez, Artiste Invité - Art-o-Rama 2016
Rafaela Lopez, Artiste Invité – Art-o-Rama 2016

Réalisé en collaboration avec Baptiste Masson et David Perreard, SAGA est produit par Art-O-Rama avec le soutien de EMMA et de la Villa Arson.
Chaque épisode est réalisé par un artiste différent sur le principe du cadavre exquis.
SAGA se définit comme une « exposition audiovisuelle » où chaque œuvre est produite spécialement pour le projet.

Au-delà de cette expérimentation, le projet a l’ambition de proposer une réflexion sur le statut des artistes et de leur travail au sein d’un processus de collaboration inspiré de ceux mis en place par le cinéma et la télévision…
À suivre…

Show Room : Jeanne Berbinau Aubry Jean-Loup Faurat Sabrina Belouaar et Clémentine Roche

Luigi Fassi, commissaire invité du Show Room 2016, a sélectionné ces quatre jeunes artistes issus des écoles d’art de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La lauréate de cette édition est Sabrina Belouaar. Remarquée l’an dernier par Didier Gourvennec Ogor, il lui avait offert avec « Racine carrée » sa première exposition personnelle et une présence lors de Drawing Room 015 à Montpellier.

Sa proposition pour le Show Room 2016 se distinguait très nettement des rois autres projets. Son travail sur l’identité est particulièrement intéressant. Ses deux œuvres Mr Bobigny (2016) et Untitled (2015) sont éloquentes et très fortes. À leur sujet, on renvoie volontiers au texte de Luigi Fassi sur le site d’Art-O-Rama.

Sabrina Belouaar sera l’artiste invitée d’Art-O-Rama, en 2017. Elle bénéficiera de la publication de son premier catalogue monographique, d’une bourse de production de 2 000 € et d’un stand dans la foire.

Prix Esadmm / Art-O-Rama : Mahatsanga Le Dantec

Initiative de l’ESADMM et de la Galerie Gourvenec Ogor, le prix 2016 a été attribué à Mahatsanga Le Dantec. Artiste polymorphe, associant sculpture, objet, installation, musique, vidéo, photographie et danse, il définit son travail ainsi : « Mes recherches interrogent un rapport entre le corps et l’espace, dans la construction, entre les corps, dans le déplacement, l’appropriation et l’abandon ».
Son installation, Instinctive Geometry#2, bousculait littéralement la géométrie du stand de foire !

Mahatsanga Le Dantec, Instinctive Geometry #2, Art-o-Rama 2016
Mahatsanga Le Dantec, Instinctive Geometry #2, Art-o-Rama 2016

Le Fonds M-Arco présentait le travail de Marie-Michelle Deschamps. Les œuvres de cette artiste québécoise, qui était en en résidence chez Triangle en 2014, ne nous ont pas réellement convaincues… Mais il faut souligner que leur mise en valeur n’était pas très réussie.

Fonds M-Arco, Marie-Michelle Deschamps - Art-o-Rama 2016
Fonds M-Arco, Marie-Michelle Deschamps – Art-o-Rama 2016

Mécènes du Sud invitaient Özlem Sulak et Cléo Lhéritier

Mécènes du Sud, qui accompagnent Art-O-Rama depuis plusieurs années, présentent le travail d’un artiste qu’ils soutiennent.
Pour cette dixième édition, Mécènes du Sud proposaient de découvrir une très belle vidéo de Özlem Sulak, « Emek Sineması, Cinéma Travail, Labour Cinema ».

Cette évocation du cinéma  Emek d’Istanbul, détruit en 2013, était sans aucun doute une des découvertes les plus remarquables du salon.

À l’occasion d’Art-O-Rama et de la Rentrée de l’art contemporain, Isabelle et Roland Carta, membres de Mécènes du Sud, invitaient au Studio Littledancer, Cléo Lhéritier, pour Passagers, une superbe installation vidéo immersive.

En savoir plus :
Sur le site ART-O-RAMA
Sur la page Facebook ART-O-RAMA
Le site Contemporary Art Galleries propose des interviews de toutes les galeries présentes à Art-O-Rama 2016
Accès aux sites des galeries, des artistes ou des mécènes cités à partir des liens dans la chronique.

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