Drawing room 016, à La Panacée

Quinze jours après la rentrée de l’art contemporain à Marseille autour d’Art-O-Rama et de Paréidolie, Montpellier ouvre sa saison dans le domaine des arts plastiques, avec Drawing room 016, son salon du dessin contemporain. Pour la deuxième année, l’événement est accueilli par La Panacée, du 14 au 18 septembre 2016.

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Les 12 galeries qui participent à cette 7ème édition de Drawing room ont été sélectionnées par un jury, composé de Nicolas Bourriaud, nouveau directeur artistique de La Panacée depuis février 2016, Noëlle Tissier, directrice du CRAC à Sète, et des directeurs des galeries Aperto, ChantiersBoîteNoire et Iconoscope.

Bien entendu, on retrouve les galeries montpelliéraines (AL/MA, Aperto, ChantiersBoiteNoire, Iconoscope et Vasistas ) et 7 galeries invitées : Galerie Anne-Sarah Bénichou (Paris), Galerie Bernard Jordan (Paris), Galerie Claire Gastaud (Clermont-Ferrand), Galerie Dupré & Dupré (Béziers), Le 22 (Nice), Lieu Commun (Toulouse) et PA | Plateforme de création contemporaine (Paris).
Ensemble, elles présentent 50 artistes, dans 2 Solo Show, et 10 expositions collectives.
On lira ci-dessous les 12 projets artistiques des galeries, tels qu’ils sont présentés par le dossier de presse.

Le commissariat artistique du salon est confié à Joana Neves et Johana Carrier de la Plateforme Roven.

Le salon est accompagné de plusieurs expositions, conférences et projections :

Drawing room 016 – Expositions

« Outiller le dessin » à La Panacée

Johana Carrier et Joana Neves (Plateforme Roven) présentent à La Panacée une sélection de dessins issus de diverses collections privées en collaboration avec Michel Poitevin pour les collectionneurs membres de l’Adiaf.

On lira avec intérêt leur texte d’intention, téléchargeable depuis le site de Drawing room.

Artistes présentés : Silvia Bächli, Charbel-joseph H. Boutros, Isabelle Cornaro, Detanico & Lain, Peter Downsbrough, Richard Fauguet, Kristján Guðmundsson, Jane Hammond, David Hammons, Hippolyte Hentgen, Benjamin Hochart, Marie-Jeanne Hoffner, Laurent Le Deunff, Daphné Le Sergent, Sol LeWitt, Anthony McCall, Francois Morellet, Marine Pagès, Michel Paysant, Chloe Piene, Ève Pietruschi, Diogo Pimentão, Julien Prévieux, Amanda Riffo, Jean-Luc Verna, Jorinde Voigt, Elsa Werth.

« Les nominés » à la galerie l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier

l’ESBAMA accueille un accrochage de dessins des 15 nominés à la bourse jeune création / drawing room. Ouverte à l’ensemble des étudiants diplômés du DNSEP 2016, ces projets ont été sélectionnés par le comité de pilotage du salon.

Antoine Grulier & Pierre Pauselli, laureats de la Bourse jeune creation – drawing room 015
Antoine Grulier & Pierre Pauselli, laureats de la Bourse jeune creation – drawing room 015

Lors de la 8e édition de Drawing room, une exposition personnelle sera proposée au lauréat(e) à l’espace St Ravy.
Exposition du 14 septembre au 1er octobre.
Vernissage le vendredi16 septembre à 18h

Douglas Gordon, « From god to nothing » au Cube, espace d’exposition de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier

Installation  de Douglas Gordon appartenant aux collections du FRAC Languedoc-Roussillon, sous le commissariat de son directeur Emmanuel Latreille.

Douglas Gordon, « From god to nothing »
Douglas Gordon, « From god to nothing »

« La notion du dessin retrouve dans cette installation l’écriture graphique et le dessin dans l’espace, avec des éléments lumineux formant une suite de points structurant l’espace que traverse le spectateur, tantôt lecteur (esprit) et corps en mouvement.
Avec From God To Nothing, Douglas Gordon poursuit son questionnement sur les comportements humains, du commun au particulier, du normalise à l’étrange. Un espace peint en bleu éclairé par des ampoules placées aux niveaux de la tête, du cœur et du sexe est souligné par une ligne de mots, bribes de phrases, traitant des peurs et des angoisses. L’atmosphère est donnée, obscure et l’ambiguïté de la situation joue évidemment sur les émotions, les mémoires et les fantasmes des spectateurs. Mêlant fascination et retour des refoulés, l’environnement propose une lecture subjective d’autant plus effective qu’aucune image explicite n’est donnée. A l’inverse des films que Douglas Gordon affectionne, la suite des peurs de From God To Nothing ne fait que suggérer un espace spécifique, que l’esprit de chacun peut construire et reconstruire selon son expérience ».
Emmanuel Latreille, directeur du FRAC Languedoc-Roussillon

Exposition du 14 au 30 septembre 2016.
Vernissage le jeudi 15 septembre à 12h.

FRAC à quatre (répliques) : Cindy Coutant, Emma Cozzani, Jimmy Richer et Emmanuel Simon (avec Elise de Castelbajac, Elise Fahey, François Lefèvre, Florent Masante) au FRAC Languedoc-Roussillon

Jimmy Richer, Lieu-Commun, Artist Run Space à Toulouse, février/ avril 2016. photographe : Franck Alix
Jimmy Richer, Lieu-Commun, Artist Run Space à Toulouse, février/ avril 2016. photographe : Franck Alix

« Dans le cadre du projet Post-Production initié et soutenu par les quatre Ecoles Supérieures des Beaux- Arts de la Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, le Frac Languedoc-Roussillon présente une exposition réalisée par quatre artistes qui en sont issus. FRAC à QUATRE (répliques) confrontera quatre propositions ambitieuses de Cindy Coutant (texte, performance), Emma Cozzani (installation sonore), Jimmy Richer (peinture murale), Emmanuel Simon (peintures en collaboration avec 4 autres peintres eux-mêmes issus ou en formation dans les Écoles des Beaux-Arts de Montpellier, Nîmes,Tarbes et Toulouse).
Ces pièces ont été engagées à l’ occasion d’une résidence partagée dans le centre d’art, artistes runspace Lieu Commun à Toulouse, où les artistes ont pu résider en mars et avril derniers, grâce au dispositif Post-Production ».
Emmanuel Latreille, directeur du FRAC Languedoc-Roussillon

Exposition du 17 septembre au 6 novembre 2016.
Vernissage le samedi 17 septembre 2016 à 12h.

Nicolas Lebrun aux Galeries Lafayette de Montpellier.

Les Galeries Lafayette de Montpellier accueillent dans leurs vitrines le travail de Nicolas Lebrun, lauréat de la bourse jeune création / Drawing room 015.
Il présente « Atelier », simulation d’un espace de travail, d’un atelier fictif, dont l’organisation évolue selon la vente des objets 3D qu’il contient.

Nicolas Lebrun, Triptyque, 2012, dessins vectoriels 3D, tirages contrecollés sur dibond, 110×70 cm
Nicolas Lebrun, Triptyque, 2012, dessins vectoriels 3D, tirages contrecollés sur dibond, 110×70 cm

Un partenariat se met en place avec les Galeries Lafayette de Montpellier. Un prix de 1 000 € récompensera un des artistes présentés par les galeries participantes à Drawing room 2016.

Drawing room 016 – Conférences

De l’art en médecine, les dessins du musée Atger

Conférence d’Hélène Lorblanchet, conservateur du musée Atger et Thierry Lavabre-Bertrand, professeur de médecine, Université de Montpellier.

Jeudi 15 septembre à 18 h à l’auditorium de La Panacée

Présentation de Drawing Lab

Fondé par Christine Phal et le Fonds de Dotation pour le Dessin Contemporain, Drawing Lab Paris a pour but de faire vivre le dessin contemporain de manière pérenne. Ce nouveau centre d’art privé sera entièrement dédié à la promotion et à la diffusion du dessin contemporain.
Modération Joana Neves de la Plateforme Roven, avec Christine Phal et des artistes Abdelkader Benchamma et Olivier Nottellet.

Vendredi 16 septembre à 19 h à l’auditorium de La Panacée.

Drawing room 016 – Projection

« Même les choses invisibles se cachent », un Film de Jean Baptiste Durand sur le travail d’Abdelkader Benchamma

« Le film de Jean-Baptiste Durand invite à l’immersion au cœur de l’acte de création d’Abdelkader Benchamma. L’artiste est le motif du film, pas le sujet. La camera vient le sonder en train de créer, de douter, de regarder, de s’interroger. Le son entièrement fait en post production, questionne l’image dans un objet hybride entre musique concrète et son réel ».

Samedi 17 juillet à 17h30 à l’auditorium de la Panacée, en présence de Jean-Baptiste Durand et d’Abdelkader Benchamma

Compte rendu à suivre, après le vernissage du salon. Chroniques événtuelles après les visites des expositions qui accompagnent Drawing Room 016.

En savoir plus :
Sur le site de Drawing Room
Sur la page Facebook de Drawing Room 016


Les projets des galeries qui participent à Drawing Room 016

AL/MA (Montpellier)

Nicolas Daubanes, Daniel Dezeuze

En présentant une sélection de dessins de Daniel Dezeuze et une production in situ de Nicolas Daubanes, la galerie AL/MA propose deux façons de percevoir le dessin contemporain : la première, dans la continuité de l’œuvre, le dessin est la traduction d’un questionnement, la trace du geste dans l’espace, loin de la représentation, affranchie de toute servitude envers l’objet désigné comme « motif » et jouant des ambiguïtés de la mise à plat du dessin et des formes qu’il fait apparaître ; la seconde est l’expression d’une expérience éphémère.

Daniel Dezeuze, Série armes de guerre, 1988, pastels sur papier, 75 x108 cm (AL/MA)
Daniel Dezeuze, Série armes de guerre, 1988, pastels sur papier, 75 x108 cm (AL/MA)

Le wall drawing de Nicolas Daubanes disparaîtra avec l’exposition. Le procédé utilisé par l’artiste — un dessin réalisé à la poudre de limaille de fer aimantée — procure à ses œuvres une conservation précaire, qu’un frottement de la main pourrait effacer.

Galerie Anne-Sarah Bénichou (Paris)

Julien Discrit, Mario D’souza, Chourouk Hriech, Anna Lopez Luna, Keita Mori.

Anne-Sarah Bénichou présente cinq artistes dont la réflexion s’appuye sur le lien qu’entretient le travail du dessin avec le rêve et l’imaginaire, la façon dont la page blanche, plus encore qu’une toile ou que la conception d’une installation, autorise une redéfinition de la réalité et une réinvention du réel.
Comme l’exprime Chourouk Hriech dans une réflexion sur sa pratique, le dessin crée cet interstice entre le réel et le rêve, entre des territoires fantasmés et des relevés quasi topographiques de moments de vie.

Julien Discrit, Terrae Incognitae- Inini, 2015, carte ajourée, 80 x 80 cm (Galerie Anne Sarah Bénichou)
Julien Discrit, Terrae Incognitae- Inini, 2015, carte ajourée, 80 x 80 cm (Galerie Anne Sarah Bénichou)

Ainsi en va-t-il des Terrae Incognitae de Julien Discrit qui découpe dans ses cartes de Guyane des espaces qui n’existent pas et qui correspondent au passage des nuages sur les arbres d’Amazonie.
Ainsi en va-t-il des dessins d’Anna Lopez Luna qui réinvente un Kama Sutra poétique et fantasmé, où le médium n’est jamais un obstacle mais au contraire un démultiplicateur de la liberté de concevoir.
Espaces de l’imaginaire qui sont évidents également dans le travail de Mario D’souza à mi-chemin entre surréalisme et rêverie poétique, ou bien dans les collages de fils de coton du japonais Keita Mori qui donne à ses dessins des airs de performances, d’architectures futuristes, colorées, à la fois intangibles et fragiles.

Galerie Aperto (Montpellier)

Julien Borrel, Vincent Betbeze & Didier Hébert – Guillon, Maxime Boutin & Juliette Lusven, Edouard Lecuyer, Sarah Vialle.

Sept jeunes artistes dont deux duos, sont invités à interroger le dessin à partir de leurs pratiques artistiques respectives.
Point de départ de pièces qui tirent leurs sources de l’esprit scientifique, ou lignes produites par des procédés techniques, le dessin s’hybride, s’agrège à des images d’une autre nature, se pose, s’écrit sur des supports parfois inattendus.
Tracé par des fils de couleur RVB, le dessin au cordeau se fait écran ou tamis en écho aux couches de pixels qui constituent nos images numériques (Julien Borrel).

Edouard Lecuyer, Bridging the Gaps, 2016, gravure sur verre sablé et photographie, 59,4 x 42 cm (Aperto)
Edouard Lecuyer, Bridging the Gaps, 2016, gravure sur verre sablé et photographie, 59,4 x 42 cm (Aperto)

Révélé sur des surfaces sablées le dessin compose avec des « fonds d’images photographiques » (Edouard Lecuyer) ou recompose par strates des formules scientifiques gravées dans des plaques transparentes (Vincent Betbeze & Didier Hébert – Guillon).
Les projets interrogent également les outils numériques et leur capacité à élever le dessin en 3D (Maxime Boutin & Juliette Lusven) ou à réinterpréter les cartographies imaginées par nos ancêtres (Sarah Vialle).
Les objets qui sont alors proposés sont le fruit de réflexions sur les conditions d’apparition des images liées à la matérialité dans laquelle elles s’impriment.

Galerie Bernard Jordan (Paris)

Sharka Hyland, Alexandre Léger, Renée Levi, Odile Maarek, Nanne Meyer, Philippe Richard, Elmar Trenkwalder, Paul Van der Eerden.

L’œuvre artistique de Paul van der Eerden trouve son origine plutôt dans l’absurdité de la vie quotidienne que dans l’ivresse subconsciente du rêve ou du délire tandis que Philippe Richard est traversé par des préoccupations d’ordre pictural retravaillant sans cesse la surface de la toile jusqu’à épuisement.
L’œuvre d’Elmar Trenkwalder aux confins du réel et du rêve surgit « d’une activité imaginative très dense », proche d’hallucinations.
Renée Lévi, utilise le jeu et la liberté d’action, elle pousse son avantage au bout jusqu’à la perte de contrôle qui mène à de nouvelles règles du jeu.
Alexandre Léger fait usage du petit format, collage ou dessin sur papier, dans un rapport évident à l’intimité.

Odile Maarek, Sans Titre, 2015, craies Comté sur papier Ingres, 49,5 x 74,5 cm (Galerie Bernard Jordan)
Odile Maarek, Sans Titre, 2015, craies Comté sur papier Ingres, 49,5 x 74,5 cm (Galerie Bernard Jordan)

Les dessins d’Odile Maarek offre une vision distanciée de son enfance en faisant naître du noir vif caractéristique de ses oeuvres, des éclats de lumière, reflet de ses interrogations, ses peurs et ses désirs.
Le travail de Sharka Hyland se situe à la jonction entre la littérature comparée et le design graphique, les textes dessinés ou peints à l’aquarelle ainsi sortis de leur support prennent une nouvelle force.
Enfin, Nanne Meyer explore la frontière entre la stabilité et la fragilité et aborde le thème de la transformation des espaces et du changement de perspective.

Galerie ChantiersBoîte-Noire (Montpellier)

Eudes Menichetti, Jimmy Richer, TTY.

L’univers narratif de Jimmy Richer, nourri par une quête de connaissances et de savoirs, savants ou vernaculaires, trouve ses débouchés dans l’image dessinée et dans la sculpture d’objets. Ces médiums, employés pour livrer les éléments d’un récit, cristallisent les formes imaginées à partir de marqueurs souvent issus des temps médiévaux et modernes, débusqués dans l’épaisseur de référents historiques extraordinaires, burlesques, fantasques ou anecdotiques. M. Roy (extrait).

Eudes Menichetti, Judith, 2016, aquarelle et feuille d'or sur papier, 115 x 77cm (Galerie ChantiersBoîteNoire)
Eudes Menichetti, Judith, 2016, aquarelle et feuille d’or sur papier, 115 x 77cm (Galerie ChantiersBoîteNoire)

Eudes Menichetti construit ses tableaux comme un rébus. Peu de mots, couverts d’un humour pudique. Pour entrer dans son univers, il faut entamer une partie de cache-cache. Débusquer, par-delà son dessin appliqué, l’obsession d’un encyclopédiste du XVIIIe siècle qui cherche à comprendre le dessous des choses et des êtres. Discerner, dans un assemblage sensible, l’intime du public, l’homme du monstre, la douceur de la peur, la nostalgie du quotidien. En se coltinant aux mystères du corps humain, affronterait-il indirectement l’angoisse de la mort ? Ces dessins pourraient rapprocher l’artiste d’Odilon Redon dans une sorte d’allégorie de l’existence, une lecture de l’inconscient.
TTY, La petite danseuse. L’Édition Noire. 2006. L’enjeu de la petite danseuse est de retrouver son corps. Elle questionne le rapport à celui-ci, au sein d’une société où il est retouché et de plus en plus artificiel. Elle n’en est pas moins, un objet mystérieux du désir érotique.

Galerie Claire Gastaud (Clermont-Ferrand)

Henri Cueco, Alain Josseau.

Alain Josseau interpelle l’image sous tous ses modes — son inflation, son instrumentation, ses détournements, ses plagiats, sa mise en abîme. Images de l’image de l’image — photographiées, filmées, zoomées, dessinées, peintes — autant de figures sémantiques qu’Alain Josseau scrute, parodie ou embellit, expose. Pour avoir depuis dix ans soumis à la question L’art de la guerre (2002/2012) — celui du snipper comme celui des médias — Alain Josseau force notre regard sur l’actualité, on ne peut plus actuelle, de notre monde.

Alain Josseau,Time surface N10 dealey plaza2 small, 2015, crayon papier et craie sur papier,10 encadrements sous verre (80x80 cm), 160 x 400 cm (Galerie Claire Gastaud)
Alain Josseau,Time surface N10 dealey plaza2 small, 2015, crayon papier et craie sur papier,10 encadrements sous verre (80×80 cm), 160 x 400 cm (Galerie Claire Gastaud)

Grand peintre et humaniste impénitent, Henri Cueco est un artiste multiple ; peintre, écrivain, orateur, narrateur, dessinateur, illustrateur, graveur, décorateur pour le théâtre. à la fin des années 1960, il introduit dans son art la fonction critique et l’engagement, non sans quelque distanciation humoristique. Il détourne des documents fournis par les mass-media recourant à des figures découpées, des aplats de couleur, pointillés, rayures.

Galerie Dupré & Dupré (Béziers)

Fabien Boitard, Katia Bourdarel, Claudie Dadu, Marietta Hoferer, Laurent Perbos, Lionel Sabatté.

Dupré & Dupré Gallery présente des artistes de la scène émergente française tout en ouvrant sa programmation à des artistes établis.
Les dessins et la peinture de Fabien Boitard vitupèrent, expriment avec force une certaine forme de protestation.

Katia Bourdarel, Cabane#5, 2015, encre et aquarelle, 30 x 21 cm (Galerie Dupré et Dupré)
Katia Bourdarel, Cabane#5, 2015, encre et aquarelle, 30 x 21 cm (Galerie Dupré et Dupré)

Katia Bourdarel s’inspire de la culture populaire et de sa propre histoire pour interroger la capacité d’émerveillement présente en chacun de nous et créer des œuvres autour de la mémoire personnelle ou collective.
Économie de moyens extrêmes au rendez-vous, Claudie Dadu dessine avec un résidu corporel détachable qu’est le cheveu mort, en l’associant à une vivacité graphique.
Les dessins de Marietta Hoferer frappent le spectateur par leur luminosité et leur pureté presque métaphysique, les traits de crayons et le ruban adhésif transparent qu’elle utilise pour créer ses œuvres sont imperceptibles à première vue et nécessitent un ajustement de la perception pour en comprendre la subtilité.
Laurent Perbos s’intéresse à ce qu’il appelle des « mythologies sociales ». Pratiquant le leurre et le simulacre, l’esthétique de l’échec ou de l’idiotie, il interroge les possibilités interrelationnelles et ludiques de l’art.
Enfin, Lionel Sabatté donne une nouvelle vie à des matériaux délaissés, à travers ces postures personnifiées et ces matières organiques, on devine la vie. L’artiste use du temps qui use pour se jouer de la contrainte des formes et des matières.

Galerie Iconoscope (Montpellier)

Guillaume Barth, Mélanie Berger, Toma Dutter, Joséphine Kaeppelin, Keita Mori, Letizia Romanini, Sigurdur Arni Sigurdsson.
Une proposition de Mickaël Roy et Sylvie Guiraud.

Mélanie Berger, Variation sur la lutte - Emile Friant/1/2, 2015, crayons de couleur sur papier Artistico Fabriano 300 gr , 100 x140 cm (Iconoscope)
Mélanie Berger, Variation sur la lutte – Emile Friant/1/2, 2015, crayons de couleur sur papier Artistico Fabriano 300 gr , 100 x140 cm (Iconoscope)

Les images respirent aussi
Quand dans la forme, le trait s’inscrit, le mouvement du geste se fige et le dessin peut s’arrêter-là, et être. Mais il est des images qui ne cessent de vibrer encore, malgré tout, de se contracter à la surface de l’épiderme du support sur et par lequel est advenu parfois un événement qui s’est emparé d’outils exogènes pour accéder à la figuration de leur manifestation vivante.
Car il y a en effet des images qui se lisent comme des diaphragmes, lorsque les espaces ouverts, étroits, circulaires, directionnels, concentrés ou éclatés qu’elles font apparaître de façon interstitielle, agissent tels des corps desquels surgissent les états d’un flux tendu, d’un mouvement qui se bat, qui écarte, au risque du retrait, de la brûlure, de la dispersion et de la fissure, et qui sans se rompre, cependant existent. (M.R.)

Galerie Le 22 (Nice)

Woojung Hoh, Anthea Lubat, Marie-Eve Mestre, Quentin Spohn.

Hoh Woojung a commencé par peindre des scènes et des personnages marqués par l’univers enfantin des dessins animés et autres mangas, avant d’explorer plus avant cet univers graphique au feutre sur papier. Souvent inspirés par les actualités coréennes, les tableaux montrent des personnages pris dans une situation violente ou périlleuse qu’ils ne peuvent dénouer.

Anthea Lubat, Tête d'obsidienne I, 2015, aquarelle, crayon de couleur, encre de Chine, graphite, 56 x76 cm (Galerie le 22)
Anthea Lubat, Tête d’obsidienne I, 2015, aquarelle, crayon de couleur, encre de Chine, graphite, 56 x76 cm (Galerie le 22)

Anthea Lubat expérimente la matière pour elle-même en s’éloignant de l’image, une manière de désincarner le dessin pour le réinventer ; le faire exister autrement.
L’univers visuel de Marie-Eve Mestre explore la part occulte des images produites par notre société. Des images qui, de par leur massification, auraient perdu tout relief ; surfaces lisses et aseptisées pourvoyeuses d’un idéal consumériste que l’artiste re-stratifie par incises pour mieux en déconstruire le mythe.
Le travail de Quentin Spohn se construit autour de deux axes : mettre en image, souvent avec décalage et humour, sa perception de la société et dans un même temps trouver un terrain d’expression à ses propres obsessions.

Galerie Le Lieu Commun (Toulouse)

Stéphane Arcas, Emmanuel Duffaut, Manuel Pomar.

Stéphane Arcas propose un dessin réactif, où le monde est sondé par le prisme de l’ironie. La politique, l’art, le quotidien sont tournés en dérision. Cet humour acerbe permet de traiter tout les sujets. La mise en page, les légendes, peuvent rappeler le dessin de presse mais une certaine distance avec l’actualité l’en éloigne. Certains dessins sont de l’ordre du projet d’installation.

téphane Arcas, Sans titre, 1994, dessin sur papier machine, 21x 29,7 cm (Lieu commun)
Stéphane Arcas, Sans titre, 1994, dessin sur papier machine, 21x 29,7 cm (Lieu commun)

Manuel Pomar pratique un dessin plus pictural, occupant souvant la page entière, images et textes se télescopent pour parfois constituer un récit séquentiel. Ici aussi le monde est osculté par les mots. Influencé par Douglas Coupeland, un regard est porté sur un monde en métamorphose où le numérique s’immisce peu à peu dans toutes les strates du quotidien. Le choix d’un outil archaïque confine au paradoxe ce regard sur les innovations technologiques qui perturbent nos habitudes.
Emmanuel Duffaut, a le trait le plus précis, proche du réalisme, son dessin s’inspire de photographies tirées de différentes sources. Fasciné par les Young British Artists, il réalise des « portraits » d’expositions à partir de clichés issus de catalogues. Ses dessins au crayon de couleur anticipent avec douceur la course effrénée à la photogénie. Ces portraits de hits du marché de l’art en devenir côtoient les portraits de son entourage.

PA | Plateforme de création contemporaine (Paris)

Pascal Navarro.

PA I Plateforme de création contemporaine propose un solo show de Pascal Navarro à travers deux séries de dessins. L’une, dite des « dessins néguentropiques » s’inscrit dans les recherches de l’artiste autour de la durée et de l’action du temps sur les formes.

Pascal Navarro, Le pays a changé  de nom (s rie Eden Lake), 2015, feutre pigmentaire sur papier Arches, 56x76 cm (PA/Plateforme de création contemporaine)
Pascal Navarro, Le pays a changé de nom (s rie Eden Lake), 2015, feutre pigmentaire sur papier Arches, 56×76 cm (PA/Plateforme de création contemporaine)

Pascal Navarro s’est intéressé notamment à la manière dont la lumière naturelle altère les couleurs de surfaces pourtant considérées comme non photosensibles. Ces questionnements ont d’abord abouti aux pièces intitulées : La recherche de la vérité… une pièce composée d’une douzaine d’exemplaires de l’ouvrage éponyme de René Descartes, progressivement exposés à la lumière du soleil. Dans ces oeuvres récentes, l’artiste cherche à associer ses recherches sur le pâlissement des couleurs à son travail graphique. Ainsi, les dessins néguentropiques sont composés d’encres différentes : des encres pigmentaires d’excellente qualité qui résistent au temps et à la lumière naturelle, et des encres à solvant d’usage courant, dont la résistance au temps est limitée.

Galerie Vasistas (Montpellier)

David Wolle.

Pour la Galerie Vasistas, Jean-Paul Guarino montre des pièces inédites du peintre David Wolle, ses dessins, entre autres…

David Wolle, Saynètes, 2016, fusain et peinture à l'huile, 50x75 cm (Vasistas)
David Wolle, Saynètes, 2016, fusain et peinture à l’huile, 50×75 cm (Vasistas)

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