Abraham Cruzvillegas à Carré d’art, Nîmes

Du 14 octobre 2016 au 19 février 2017, Carré d’Art accueille à Nîmes l’artiste mexicain Abraham Cruzvillegas pour « Autoconstriction approximante vibrante retroflexe ».

Surtout connu pour son projet « Autoconstrucción », qu’il conduit depuis plusieurs années, Abraham Cruzvillegas utilise des matériaux et des objets mis au rebut pour réaliser ces installations conceptuelles.

Abraham Cruzvillegas. Autodestrucción 3 : Mots et choses, 2013 Fer, acier inoxydable, corde en nylon, bois peint, verre, papier, encre, peyote, caoutchouc, cuivre, fibre de verre, plastique 540 x 306 x 100 cm Courtesy of the artist and Galerie Chantal Crousel, Paris. Photo: Florian Kleinefenn © Abraham Cruzvillegas
Abraham Cruzvillegas. Autodestrucción 3 : Mots et choses, 2013. Fer, acier inoxydable, corde en nylon, bois peint, verre, papier, encre, peyote, caoutchouc, cuivre, fibre de verre, plastique 540 x 306 x 100 cm Courtesy of the artist and Galerie Chantal Crousel, Paris. Photo: Florian Kleinefenn © Abraham Cruzvillegas

L’idée des « Autoconstrucción » trouve son origine dans la construction de leur maison par ses parents, à partir de matériaux trouvés et dans les pratiques sociales du quartier d’Ajusco à Mexico City.

Carré d’Art annonce une exposition qui « sera constituée de nouvelles œuvres réalisées en relation au contexte à partir de la collecte de matériaux dans la ville de Nîmes et inclura la participation d’un couple de danseurs traditionnels mexicains, Viridiana Toledo Rivera et Andrés Garcia Nestitla, qui interagiront avec les sculptures pour produire divers sons ».

On revient sur cette proposition de Abraham Cruzvillegas après un passage à Carré d’Art.

Abraham Cruzvillegas. Vue de l’exposition Autodestrucción 8: Sinbyeong, Artsonje Center, Séoul, Corée du Sud, 2015 Photo Kim Taedong © Abraham Cruzvillegas
Abraham Cruzvillegas. Vue de l’exposition Autodestrucción 8: Sinbyeong, Artsonje Center, Séoul, Corée du Sud, 2015 Photo Kim Taedong © Abraham Cruzvillegas

Présent dans plusieurs biennales et institutions, Abraham Cruzvillegas a occupé la Turbine Hall de la Tate, en 2015, avec un projet intitulé « Empty Lot ».
Les deux vidéos suivantes, publiées par la Tate, à cette occasion, expliquent la démarche artistique de cet artiste mexicain.

À lire, ci-dessous, le texte du projet extrait du dossier de presse.

En savoir plus :
Sur le site de Carré d’Art
Sur la page Facebook de Carré d’Art
Sur le site de la Tate, Londres
Sur le site du Walker Art Center, Minneapolis
Abraham Cruzvillegas sur le site de la galerie Chantal Crousel
Abraham Cruzvillegas sur le site de la Thomas Dane Gallery

Abraham Cruzvillegas, « Autoconstriction approximante vibrante retroflexe » :
(Présentation extraite du dossier de presse)

La pratique d’Abraham Cruzvillegas convoque l’histoire et la construction de soi dans des contextes économique, social et politique. Il utilise différentes stratégies de production et de réception pour créer du sens. Il donne aux objets une nouvelle vie dans de nouveaux contextes générant des changements dans leur interprétation.

La réflexion sur les interrelations et interconnexions est au cœur de son travail. Il s’intéresse aux objets délaissés, recyclés souvent dans le contexte de la ville de Mexico ou récemment à Paris dans un projet qu’il a mené sur la Petite Ceinture. Il examine les façons dont sont construites ou reconstruites des histoires à partir d’informations, de documents, de témoignages.

L’improvisation et l’assemblage sont au centre de sa pratique en relation avec l’idée de survie économique, du travail et du ready-made. « Mon sujet principal est de produire de la connaissance et de comprendre comment l’activité humaine produit des formes » AC

Il a développé le projet d’Autoconstruction à partir de l’expérience de ses parents qui ont construit leur maison à partir de matériaux trouvés. L’idée est le développement d’une architecture qui fait référence au processus naturel de nécessité et d’opportunité. Il s’intéresse aux systèmes économiques alternatifs, les circuits parallèles développés dans les périphéries et alternatives à la société de consommation. Il relie deux sphères bien distinctes tout en étant parfaitement conscient de la place où il se situe.

En 2012 il passe du processus de construction à celui d’Autodestruction dans l’idée que pour construire une nouvelle société il est tout d’abord nécessaire de détruire l’ancienne. Il réalise à Mexico, la même année, une installation à partir d’éléments récupérés provenant de sa propre maison. L’idée est de créer de l’espace pour laisser place à des nouvelles perspectives, de nouveaux désirs, laisser place à l’imagination. Dans d’autres installations, on peut retrouver des éléments de ses précédentes installations dans une idée de recyclage des formes et des idées.

L’exposition à Carré d’Art sera constituée de nouvelles œuvres réalisées en relation au contexte à partir de la collecte de matériaux dans la ville de Nîmes et inclura la participation d’un couple de danseurs traditionnels mexicains qui interagiront avec les sculptures pour produire divers sons.

La musique, la performance, la danse sont au coeur de son travail qui est avant tout une œuvre toujours en devenir où le processus de production reste central. Autoconstriction fait directement référence au corps, la voix à l’intérieur du corps, le chant mais aussi la danse. Cette exposition sera
la première d’une nouvelle série portant ce titre.

Né en 1968 et vivant à Mexico il a été présent dans de nombreuses biennales internationales et est l’artiste invité à réaliser une œuvre dans la Turbine Hall de la Tate Modern en 2015. Il a eu des expositions personnelles récemment au Walker Art Center Minneapolis, Haus der Kunst à Munich, au Musée Jumex à Mexico.

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