À Sérignan, l’Hacienda de Bruno Peinado ferme bientôt ses portes…

Il ne reste plus que quelques jours pour aller une dernière fois au MRAC (Musée Régional d’Art Contemporain), à Sérignan, et (re)voir l’étonnante exposition de Bruno Peinado « Il faut reconstruire l’Hacienda ».

Les lecteurs de « En revenant de l’expo ! » seront certainement surpris par ce billet très tardif. Certains ont peut-être pensé que cette exposition n’avait pas retenu mon attention… Il n’en est rien ! Cette proposition est remarquable à plus d’un titre.
Plusieurs fois, la rédaction d’une chronique a été entamée… puis abandonnée. Rien de correct n’arrivait à sortir… Probablement trop à dire sur cette exposition riche et complexe… À dire vrai, trop de « proximité » avec le travail de Peinado…

« Il faut reconstruire l’Hacienda », n’est pas qu’une exposition. C’est aussi une réflexion et une pratique, ou plutôt des pratiques, qui interrogent avec pertinence le musée et l’exposition d’art contemporain.

Il faut donc voir ou (re)voir cette hacienda avant sa fermeture dimanche prochain.
Bruno Peinado sera présent pour ce finissage.

Dans le cadre du Printemps de septembre, Arnaud Labelle-Rojoux et Arnaud Maguet proposent dimanche 16 octobre, de 15h à 17h  « Le psychédélisme est-il mort ou vivant ? », une performance annoncée comme « mystère et décapante ».

On retrouve sur le site du MRAC de nombreuses informations et les vidéos des événements organisés au musée dans le cadre de l’exposition.

« Et toi oubliée, tes souvenirs ravagés par toutes les consternations de la mappemonde, échouée au Caves Rouges de Pali-Kao, sans musique et sans géographie, ne partant plus pour l’hacienda où les racines pensent à l’enfant et où le vin s’achève en fables de calendrier. Maintenant c’est joué. L’hacienda, tu ne la verras pas. Elle n’existe pas ».
Il faut construire l’haciendaIvan Chtcheglov, « Formulaire pour un urbanisme nouveau », Internationale situationniste, no 1,‎ juin 1958

« Maintenant c’est joué. L’Hacienda, tu ne la verras pas. Il faut construire l’Hacienda. Une maladie mentale a envahi la planète : la banalisation. Chacun est hypnotisé par la production et le confort — tout-à-l’égout, ascenseur, salle de bains, machine à laver. (…) Entre l’amour et le vide-ordure automatique, la jeunesse de tous les pays a fait son choix et préfère le vide-ordure. Un revirement complet de l’esprit est devenu indispensable, par la mise en lumière de désirs oubliés et la création de désirs entièrement nouveaux. (…) »
Ivan Chtcheglov, « Formulaire pour un urbanisme nouveau », no 103 et 108 des archives situationnistes.

En savoir plus :
Sur le site du MRAC
Sur la page Facebook du MRAC

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