Anna Boghiguian « Promenade dans l’inconscient » à Carré d’Art, Nîmes

Du 14 octobre 2016 au 19 février 2017, Carré d’Art accueille Anna Boghiguian pour « Promenade dans l’inconscient », une « narration complexe et poétique à partir de la richesse du passé de la ville »…

On attend avec curiosité la proposition que cette artiste voyageuse présentera à Nîmes.

Ces dernières années, Anna Boghiguian a exposé à la Documenta 13 (2012), dans les biennales de Venise, et Istanbul (2015), au Van Abbe Museum Eindhoven (2015), à la Sfeir-Semler Gallery à Beyrouth (2014 et 2015) et à Hambourg (2013) ou encore à la SBC Gallery of Contemporary Art de Montréal (2015) et au Centro de Arte Dos de Mayo à Madrid (2016).

Anna Boghiguian, The Salt Traders, 2015 vue d’installation au Galata Greek Primary School, 14e Biennale d’Istanbul, 2015 / installation view Galata Greek Primary School, 14. Istanbul Biennial, 2015 textiles, cire, aquarelle, gouache, bois, sel de Cankiri, sel, sable, voix et sons de vagues et de mouettes / textiles, wax, watercolour, gouache, wood, Cankiri salt, sand, voice and sound of waves and seagulls. Courtesy de l’artiste & Sfeir-Semler Gallery Hambourg/Beyrouth. © Anna Boghiguian.
Anna Boghiguian, The Salt Traders, 2015 vue d’installation au Galata Greek Primary School, 14e Biennale d’Istanbul, 2015 / installation view Galata Greek Primary School, 14. Istanbul Biennial, 2015 textiles, cire, aquarelle, gouache, bois, sel de Cankiri, sel, sable, voix et sons de vagues et de mouettes / textiles, wax, watercolour, gouache, wood, Cankiri salt, sand, voice and sound of waves and seagulls. Courtesy de l’artiste & Sfeir-Semler Gallery Hambourg/Beyrouth. © Anna Boghiguian.

Carré d’Art conserve dans ses collections, « Mapping the Ear » (2011/2014), une œuvre acquise, en 2015, avec l’aide du FRAM.

Le communiqué de presse présente ainsi l’artiste et le projet d’exposition :

« Anna Boghiguian (née en 1946) réalise des dessins et des peintures avec un intérêt tout particulier pour la poésie et la littérature. Elle a illustré pour les éditions Fata Morgana des textes de Constantin Cavafy, André Pieyre de Mandiargues et Giuseppe Ungaretti. Elle voyage sans cesse, crée où elle se trouve, mais retourne toujours dans sa ville natale qui est Le Caire.

Sa démarche artistique peut se comprendre comme un essai de cartographie du monde. Les voyages, l’ouverture au monde sont un moyen d’abolir les frontières physiques et psychologiques, les conditionnements culturels, religieux ou politiques. Dans les années 70, elle a aussi composé à partir des bruits de la ville qu’elle a ensuite retranscrits dans le champ de la peinture.

Ses peintures sont toujours des compositions très denses où elle associe parfois ses propres écrits. Ses narrations mêlent l’histoire personnelle et le politique passant du passé au présent, déconstruisant le réel pour aller vers le mythologique. Nous sommes face à un monde en mouvement, en continuelle transformation.

Anna Boghiguian construit un espace éminemment personnel habité par son histoire mais à l’écoute du monde et des enjeux de sa transformation.

À Carré d’Art, elle développera une narration complexe et poétique à partir de l’histoire de la ville et de la réalité qui est aujourd’hui la nôtre. L’exposition associera des personnages en papier présenté à la façon des marionnettes que l’on peut trouver en Asie du Sud-Est mais aussi de grandes voiles peintes provenant de felouques qui circulent sur le Nil associés à des ensembles de dessins. Un grand jardin composé de plantes méditerranéennes sera en quelque sorte l’aboutissement du voyage. La nature y sera extrêmement présente aussi bien par les plantes que l’évocation des abeilles et le désastre écologique que pourrait être leur disparition.

Si le titre évoque l’inconscient, c’est plus la notion d’inconscient collectif de Jung que celui de Freud. L’idée qu’il existe des formes archétypales qui sont héritées, universelles et impersonnelles. La promenade dans l’inconscient serait alors un voyage dans ce qui pourrait nous relier les uns autres et comme l’évoque le titre d’un de ces derniers projets passer de l’inconscient à la conscience pour construire ensemble d’autres possibles ».

Catalogue bilingue français/anglais coédité avec Walther König et avec le soutien de Sfeir-Semler Gallery Hamburg/Beirut. Textes de Catherine David et Jean-Marc Prevot.

Commissariat : Jean-Marc Prevot.

Chronique à suivre après le vernissage.

En savoir plus :
Sur le site de Carré d’Art
Sur la page Facebook de Carré d’Art
Sur le site de la Sfeir-Semler Gallery
Sur le site de la SBC Gallery of Contemporary Art

Une video de Art Tube à l’occasion de l’exposition Positions #2 au Van Abbe Museum de Eindhoven (2015) :

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