Moye∙Cassandra Naigre – « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025


Lauréat·e du Prix Région Sud Art 2024, Moye∙Cassandra Naigre était l’artiste invité·e de la dernière édition d’Art-o-rama. Avec « Même les paradoxes s’alignent », iel signait l’une des propositions les plus marquantes de ce salon, rendez-vous incontournable et exigeant de l’art contemporain en Europe. En quelques années, Moye∙Cassandra Naigre s’est affirmé·e comme l’une des figures importantes de la jeune scène artistique. Il paraît désormais difficile d’imaginer que son travail n’attire pas rapidement l’attention des institutions, des collectionneur·euses et des critiques.

L’an dernier déjà, Moye∙Cassandra Naigre avait convaincu par l’accrochage rigoureux et précis de trois fascinantes « Latences insulaires » dans une mise en espace à la fois inventive et audacieuse pour le showroom 2024.

Moye∙Cassandra Naigre - Showroom Art-o-rama 2024. Photo Moye∙Cassandra Naigre
Moye∙Cassandra Naigre – Showroom Art-o-rama 2024. Photo Moye∙Cassandra Naigre

Après une importante et émouvante installation présentée à la galerie art-cade pour La Relève #6 (Le temps dansant de ton eau #1, 2022), ces trois toiles avaient laissé nombre de regardeur·euses estomaqué·es par leur évidence, leur richesse plastique, leur complexité et l’étonnante maîtrise technique de l’artiste.
Par l’accumulation des couches de matière et les récits qui semblent y être enfouis, ces œuvres imposent leur force et captivent le regard sans nécessiter de discours explicatif. Elles éveillent des émotions profondes et font ressurgir des souvenirs avec une intensité inattendue.

Pour Art-o-rama 2025, Moye proposait une exposition millimétrée dans un espace atypique : un couloir étroit au cœur de la Cartonnerie, contrastant avec les géométries souvent plus convenues choisies par les galeristes et les éditeurs.

Moye∙Cassandra Naigre - Artiste invitée d'Art-o-rama 2025 - Photo ©Margot Montigny
Moye∙Cassandra Naigre – Artiste invité·e d’Art-o-rama 2025 – Photo ©Margot Montigny

Ce dispositif trouve son origine dans l’atelier que l’artiste a occupé durant l’été, lors de sa résidence à Moly Sabata au titre du Prix Région Sud 2024. Dans sa pratique, Moye multiplie les protocoles ; au fil de ce séjour, les carreaux au sol de son atelier ont pris une importance décisive. Ils ont délimité son espace de travail, servi de calendrier et de planning en amont du salon, et ont finalement déterminé les dimensions et la surface de son exposition à la Cartonnerie. « l’espace de mon stand, c’est l’espace depuis la cimaise au fond de l’atelier jusqu’à la porte d’entrée, pour la longueur, et sa largeur est celle de la cimaise de travail ».

Moye∙Cassandra Naigre - Artiste invitée d'Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Artiste invité·e d’Art-o-rama 2025

Dans ce volume, Moye∙Cassandra Naigre présente trois toiles et un ensemble de sculptures motorisées formant une installation au sol, qui donne son titre au projet « Même les paradoxes s’alignent ». Traversant l’espace, cette succession de cosses de flamboyant, passant au centre d’une céramique, est prolongée ou précédée par un claustra vertical. Composé de carreaux de plâtre enchâssés dans des cadres métalliques, il fait écho à ceux déjà utilisés pour le Showroom en 2024.

Latences insulaires

Les trois toiles présentées renvoient à l’histoire des « Latences insulaires », une série centrale dans le travail de Moye que l’on avait découverte l’an dernier.

Sans titre, 2023

Moye∙Cassandra Naigre - Artiste invitée d'Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Sans titre, 2023. Peinture brodée à la main, plâtre, chaux et ocres. 80 × 121 cm. « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025

La première, au format vertical (80 × 121 cm), est la seule qui soit accrochée sur la cimaise. Réalisée en 2023 et montrée à la Biennale des jeunes créateurs à Mulhouse, elle a pour l’artiste un statut particulier : elle marque l’origine de la série.

« Tout part de là, du motif de la rambarde de la terrasse chez ma grand-mère, à Chazeau, un village de Guadeloupe. Je fais de la broderie sur toile pour la première fois, en repensant aux nuances des murs blancs de son salon qui se changent en fonction des heures qui passent, des lumières qui changent, mais aussi de ma grand-mère qui n’arrête pas de repeindre et de repeindre. Elle ne fait pas partie de la série et pour moi, elle ne devrait pas en porter le titre »…

Les œuvres qui suivent adoptent toutes un même format (218 × 118 cm). Elles trouvent leur origine dans un motif décoratif de la façade ou d’un sol rencontré dans des lieux qu’iel a croisés et qui l’ont vu grandir. Ces motifs sont relevés avec du papier et une barre de graphite, puis repris à l’atelier à l’échelle 1.

Leur réalisation obéit à un protocole strict : chaque jour, de 7 h à 20 h, Moye reproduit le motif avec une technique de broderie transmise par sa grand-mère. Ce geste répétitif épouse le rythme des claustras, mosaïques ou dallages, mais aussi celui des musiques qui accompagnent les séances de travail (métal, punk ou gwoka, notamment).
En fin de journée intervient une étape décisive : « il y a toujours un lâcher-prise avec la peinture que je jette le soir sur la toile, sans savoir réellement comment ça va se figer… Mais cette couche de peinture ne peut exister si je n’ai pas brodé avant, et inversement ».

Moye∙Cassandra NaigreLatences insulaires #9, 2025 – Photo Nina Medioni

Au-delà des longues séances de broderie à l’atelier, la pratique de Moye∙Cassandra Naigre repose sur un engagement corporel essentiel. Celui-ci s’exprime aussi bien dans les randonnées, des paysages du Parc naturel du Morne-Vert et des Pitons en Martinique jusqu’au Parc national des Écrins dans les vallées du Champoléon et du Champsaur, que dans l’observation et le relevé d’éléments architecturaux aux Antilles ou ailleurs.

« Je peux passer cinq heures en plein cagnard devant une façade à voir comment le crépi se détériore, à essayer de gratter un tout petit peu pour voir les successions des couches de peinture en fonction du changement de propriétaire… C’est vraiment un rapport au bâti ».

Il n’est peut être pas inutile de rappeler qu’avant de rejoindre les Beaux-Arts de Marseille, où iel a obtenu son DNSEP en 2021, Moye avait suivi une formation en agencement de l’environnement architectural à l’École Boulle, à Paris, et travaillé comme dessinatrice en bureau d’études.

Mais pour Moye∙Cassandra Naigre, les « Latences insulaires » ne sauraient se limiter à une réflexion sur l’architecture antillaise, « à la frontière du geste cartographique et de la restauration-conservation du patrimoine ».

« Ce que je veux montrer, affirme-t-iel, c’est avant tout comment un habitat et des gens qui y vivent – sans jamais les montrer – sont dans l’attente de quelque chose, dans l’espoir de quelque chose ».

Si cette série, comme ses installations, dessins et textes récents, entretient un lien fort avec ses origines guadeloupéennes et traduit un « besoin de se reconnecter à des choses et à des gens qui se trouvent là-bas », l’artiste refuse que son travail soit réduit à ce qu’iel considère comme un chapitre dans sa pratique artistique. Iel insiste : « mon but, ce n’est pas de “romantiser” quoi que ce soit, ou “d’exotiser” quoi que ce soit ! »

Moye rappelle qu’au cours de son cursus aux Beaux-Arts, iel n’a jamais parlé des Antilles. Pour son DNSEP, il s’agissait avant tout « de parler de l’espace d’atelier, de réfléchir à ce qu’est l’espace d’atelier, d’archiver les déplacements de mes camarades et de créer par exemple des espaces imaginaires en fonction des ombres projetées sur le sol ».

Les deux « Latences insulaires » de cette année, exposées dans « Même les paradoxes s’alignent», sont encastrées dans les cimaises de la Cartonnerie.

Latences insulaires #8, 2025

Moye∙Cassandra Naigre - Latences insulaires #8, 2025 - Artiste invitée d'Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Latences insulaires #8, 2025. 80 × 121 cm. « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025

La première Latences insulaires #8 (2025), achevée en janvier, a été réalisée au retour d’une résidence « L’envers des pentes » dans un refuge du Parc national des Écrins, au moment où les soulèvements contre la vie chère en Martinique et en Guadeloupe qui avaient débuté depuis quelques semaines faisaient la une des médias.

Au centre, le motif brodé reproduit les reliefs et rainures du dallage de la terrasse de sa grand-mère. Les couches de peinture à base d’argile et de pigments, dans des tonalités ocre-brun, marron et terre brûlée, traduisent les émotions de l’artiste face à ces événements : « Je suis très énervé de tout ce que j’entends et je produis cette toile, animé de plein de choses. »

L’élément marquant de cette œuvre est la présence d’une large flaque de peinture blanche qui tranche et recouvre une partie de la composition.
« L’aplat blanc, pour moi, veut dire beaucoup de choses. C’est la première fois que je rajoute du blanc sur une toile parce que pour moi le blanc vient toujours en réserve, c’est le blanc de la toile. Et là, c’est la première fois que j’ai ce geste. Cet acrylique blanc très couvrant, c’est la dernière touche, la dernière couche de peinture… Pour moi, ce blanc, il veut dire plein de choses. Chacun peut y mettre la signification qu’il souhaite »…

Latences insulaires #9, 2025

Moye∙Cassandra Naigre - Latences insulaires #9, 2025 - Artiste invitée d'Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Latences insulaires #9, 2025. 80 × 121 cm. « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025

Pendant sa résidence « L’envers des pentes », Moye∙Cassandra Naigre a cherché à relier de façon fictive deux territoires à partir d’histoires recueillies dans les vallées du Champoléon ou du Champsaur et de récits entendus autour du Morne-Vert, en Martinique. Les correspondances cartographiques inattendues qu’iel y a découvertes l’ont conduit·e à interroger les relations avec « un territoire qui me plonge dans un paradoxe incroyable et qui est l’espace de chez mes parents ».

Pour Latences insulaires #9, dernière toile réalisée avant Art-o-rama, Moye prend pour motif le carrelage de l’ancienne cuisine, que son père avait entièrement retiré.
Une partie de ce carrelage a été récupérée et utilisée comme modèle. Après avoir imprimé l’ensemble sur une vaste trame, iel a découpé chaque carreau pour les évider, puis les reproduire en broderie sur la toile.

Moye∙Cassandra NaigreLatences insulaires #9, 2025. 80 × 121 cm.- Photo Nina Medioni

Comme dans la toile précédente, une couche de blanc vient conclure le travail : « Au moment de l’installation pour Art-o-rama, j’ai encastré les deux Latences dans le mur pour qu’elles s’y fondent le plus possible et après je suis venu repeindre le mur, en dépassant volontairement avec le rouleau sur la toile. C’était la fin, le dernier geste. »

Même les paradoxes s’alignent

Au centre de l’espace, Moye∙Cassandra Naigre présente une dizaine de sculptures indépendantes formant une installation au sol, qui donne son titre au projet et à l’exposition « Même les paradoxes s’alignent ».

Moye∙Cassandra Naigre - Même les paradoxes s'alignent, 2025 - Artiste invitée d'Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Même les paradoxes s’alignent, 2025 – « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025

Chaque sculpture se compose d’une cosse de flamboyant maintenue par une céramique sur un moteur, piloté par une carte Arduino dont le microcontrôleur a été programmé avec l’aide de Guillaume Stagnaro pour réagir à différents événements.

Moye∙Cassandra Naigre - Même les paradoxes s'alignent, 2025 - Artiste invitée d'Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Même les paradoxes s’alignent, 2025 – « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025

Les sculptures sont connectées à un groupe WhatsApp créé au moment des soulèvements contre la vie chère. À chaque message reçu par l’artiste, les cosses s’alignent les unes par rapport aux autres. Au cours de ce mouvement, l’inertie due au poids et à la longueur de la cosse provoque un tremblement qui fait résonner le son des graines qu’elle renferme…
Ce groupe a représenté pour Moye à la fois un outil d’information immédiate, un moyen d’agir et de témoigner sa solidarité à distance. Mais il a aussi été une source de paradoxes et de questionnements quant à l’avenir des Antilles et aux rapports entre les différentes cultures qui s’y déploient.

Moye∙Cassandra Naigre - Même les paradoxes s'alignent, 2025 - « Même les paradoxes s'alignent » - Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Même les paradoxes s’alignent, 2025 – « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025

Même les paradoxes s’alignent fait également écho aux deux Latences insulaires liées à la cuisine de ses parents en Seine-et-Marne et au dallage de la terrasse de sa grand-mère en Guadeloupe où se joue pour l’artiste la question de comment négocier avec ces deux espaces auxquels iel est lié.

À l’origine, l’installation devait s’appeler « Matété à Krab », en référence à un plat emblématique de la cuisine antillaise, composé de crabes et de riz, traditionnellement servi à Pâques, ainsi qu’à une chanson que la grand-mère de l’artiste lui chantait en s’accompagnant de cosses de flamboyant. Pour Moye, ce souvenir d’enfance révèle un paradoxe singulier : « Pourquoi on mange du crabe à Pâques en Guadeloupe, alors que lorsque je fête Pâques chez mon autre grand-mère, j’ai des œufs en chocolat ? » Déjà, la question se posait de naviguer entre deux traditions qui n’ont rien à voir.

Moye∙Cassandra Naigre - Même les paradoxes s'alignent, 2025 - « Même les paradoxes s'alignent » - Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Même les paradoxes s’alignent, 2025 – « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025

L’idée initiale d’animer les cosses pour leur faire rejouer l’air de « Matété à Krab » a finalement été abandonnée. Il en subsiste peut-être une trace dans les céramiques qui maintiennent les cosses de flamboyant sur les moteurs. Réalisées pendant la résidence à Moly Sabata à partir de moules en forme d’œufs – sans faire de relations conscientes avec Pâques. Elles sont dotées d’anses inspirées à la fois des vases et porte-plats de sa grand-mère, de plantes grasses de Guadeloupe ou encore du chatrou, sorte de poulpe antillais. Chaque céramique est associée au souvenir précis d’un paradoxe vécu par l’artiste.

Moye∙Cassandra Naigre - Même les paradoxes s'alignent, 2025 - « Même les paradoxes s'alignent » - Art-o-rama 2025
Moye∙Cassandra Naigre – Même les paradoxes s’alignent, 2025 – « Même les paradoxes s’alignent » – Art-o-rama 2025

Un silence dans l’écho

Au-delà de sa participation comme artiste invité·e dans la section principale d’Art-o-rama et de sa résidence de deux mois à Moly-Sabata, Moye∙Cassandra Naigre bénéficiait également au titre de lauréat·e du showroom 2024 de la publication d’un premier catalogue édité par Fræme.

Moye∙Cassandra Naigre - Un silence dans l'echo - Fraeme édtions. Photo Moye∙Cassandra Naigre
Moye∙Cassandra Naigre – Un silence dans l’echo – Fraeme édtions. Photo Moye∙Cassandra Naigre

Plutôt qu’une monographie, l’artiste a choisi d’y faire paraître Un silence dans l’écho, un texte écrit au Morne-Vert lors d’une résidence avec les Ateliers Médicis.

Dans la courte introduction à Un silence dans l’écho, l’artiste revient sur le contexte d’écriture de ce texte :
« Durant quelques mois, je réside et je travaille dans la commune du Morne-Vert en Martinique. Je poursuis ainsi, sur un autre territoire, les réflexions initiées aux côtés de ma grand-mère guadeloupéenne dans sa maison natale à Chazeau-Abymes en 2022. Cela donne forme à un livre unique réalisé à la main, intitulé Le Silence de Berthonine, dans lequel nous avons interrogé nos multiples rapports aux silences.
Où sommes-nous quand l’on décide de se réfugier dans le silence ?
Où sommes-nous lorsque nous ne pouvons plus y être ?
L’écriture est in situ. Elle est pour moi le moyen d’exprimer spontanément ce qui m’anime lors de ce temps de recherche personnel et familial, sur le fil tendu du silence. Il chemine le long de mes observations et de mes réflexions, avec ses fragilités et ses complexités, au sein de ce territoire que je rencontre pour la première fois.
Depuis le silence qui m’anime en commençant l’écriture, vers le silence des lieux et des plantes, jusqu’à ceux des personnes rencontrées et aimées ».

Sous-titré Être(s) de silence(s), l’ouvrage est très soigneusement composé autour du texte de Moye∙Cassandra Naigre dont les chapitres correspondent à des lieux traversés et aimés. Imprimé sur un beau papier Arena Rough de Fedrigoni, il propose une mise en page inventive qui joue des typographies pour distinguer récits, récits intimes, dialogues et notes (Homoneta de Quentin Lamouroux et BBB Sprat d’Eugénie Bidaut, Julie Patard et al. pour la typothèque Bye Bye Binary, ainsi qu’Akkurat de Laurenz Brunner pour Lineto).

Moye∙Cassandra Naigre - Un silence dans l'echo - Fraeme édtions
Moye∙Cassandra Naigre – Un silence dans l’echo – Fraeme édtions

Le texte est accompagné de quatre grands dessins au feutre noir sur rouleaux de papier calque, pliés en accordéon (leporello) et insérés dans la couverture. Deux encarts y sont insérés avec les textes de Neïla Czermak Ichti (Si Aziza est ma maison) et de Maymouna Baradji (L’odeur de la terre mouillée).

L’ensemble est complété par un texte de la critique et curatrice Sophie Lapalu (Les Silences sont des répits).

Moye∙Cassandra Naigre - Un silence dans l'echo - Fraeme édtions. Photo Moye∙Cassandra Naigre
Moye∙Cassandra Naigre – Un silence dans l’echo – Fraeme édtions. Photo Moye∙Cassandra Naigre

Plutôt qu’une monographie ou un catalogue, Un silence dans l’écho s’apparente davantage à un livre d’artiste.

Le texte occupe une place centrale dans la pratique de Moye∙Cassandra Naigre pour qui « l’écriture, la lecture, les œuvres plastiques, la manière de les montrer, tout est fortement imbriqué et se répond l’un l’autre ».
Pour l’artiste, Un silence dans l’écho constitue le second volume d’un cycle de recherche consacré au silence, amorcé avec Le Silence de Berthonine, présenté notamment dans l’installation Le temps dansant de ton eau #1 à la galerie art-cade durant l’hiver 2024.

Moye∙Cassandra NaigreLe temps dansant de ton eau #1, 2022 et Le Silence de Berthonine, 2022. La Relève #6 à la galerie art-cade en 2024

Ces deux ouvrages sont complétés par Un silence suspendu, rédigé lors de la résidence « L’envers des pentes » dans le parc des Écrins et publié en sept exemplaires réalisés à la main.

En savoir plus :
Moye∙Cassandra Naigre (@lapartiedoucedetapierredure) sur Instagram
Lire le texte de Sophie LapaluLes silences sont des répits dans le blog De l’action à l’exposition
Écouter Moye∙Cassandra Naigre dans le podcast de la série « Fréquence Émergence » enregistré en mars dernier par Camille Bardin

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