lundi 21 septembre 2020

MoMA | German Expressionism: The Graphic Impulse

Le MoMa puise dans ses réserves… et présente, du 27 mars au 11 juillet 2011, une exposition majeure sur le rôle de la gravure dans l’Expressionisme allemand entre 1905 et 1924.

De Kirchner à Max Beckmann, les artistes de ce mouvement ont fait de la gravure leur moyen d’expression privilégié comme rarement dans l’histoire de l’art.

La gravure sur bois, avec la simplification des formes, l’écrasement de la perspective et la réduction des couleurs est connu comme le medium par excellence de ces artistes. Mais les expressionnistes ont également révolutionné les autres techniques de gravure, la pratique de la lithographie et du dessin.

Cette exposition, met en vedette quelque 250 œuvres d’une trentaine d’artistes. Toutes sont issues de l’exceptionnelle collection d’estampes de ce mouvement conservée par le MoMa. Une sélection de dessins de peintures et de sculptures complète les œuvres imprimées.
Le parcours chronologique montre le rôle déterminant de la gravure depuis la formation du groupe Die Brücke en 1905, jusqu’aux années 1920, quand des artistes individuels ont continué à produire un travail convaincant même si le mouvement s’étiolait.

L’exposition présente une large sélection d’artistes, depuis Oskar Kokoschka et Vasily Kandinsky jusqu’à Erich Heckel et Emil Nolde. Tous partageaient les mêmes préoccupations visuelles et thématiques. Leurs œuvres reflètent une période de transformation sociale et esthétique intense, et plusieurs thèmes sont récurrents. Il s’agit notamment de l’expérience urbaine, d’une approche intransigeante du corps et de la sexualité, et une préoccupation pour la nature, la religion et la spiritualité. Le moment clé de ces années a été l’expérience de la Première Guerre mondiale. La guerre et ses conséquences sont l’objet de travaux pour plusieurs artistes, dont Otto Dix. Dans sa série de cinquante gravures, la guerre, il exprime avec force sa propre expérience des tranchées.  Käthe Kollwitz, dans un portefeuille de sept gravures sur bois, montre de manière bouleversante, la désolation ressentie par les familles restées au pays. Max Beckmann, dans sa série de lithographies, l’enfer (1919), illustre la violence et la décadence à Berlin pendant  l’immédiat après-guerre.

Avec le soutien de la fondation Annenberg, cette collection cataloguée et numérisée,  est disponible sur internet (http://moma.org/explore/collection/ge/).

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles récents

Bientôt : Paul Valéry et les peintres – Musée Paul Valéry à Sète

Dans le cadre de la célébration de son 50e anniversaire, le Musée Paul Valéry présente « Paul Valéry et les peintres ». Du...

Bientôt : Requiem pour un centaure – Exposition des diplômés de MO.CO. Esba

Du 26 septembre au 1er octobre 2020, le MO.CO. Esba présente « Requiem pour un centaure », une exposition des diplômés de l’École...

Agnès Fornells – Cielo & Suelo à Pierresvives

Jusqu’au 3 octobre 2020, le balcon de Pierresvives accueille « Cielo & Suelo » une proposition d’Agnès Fornells. Pour...

Bientôt : The New York School Show au Pavillon Populaire – Montpellier

Du 7 octobre 2020 au 10 janvier 2021, le Pavillon populaire à Montpellier présente « The New York School Show, les photographes...

Bientôt : Possédé·e·s au MO.CO. Panacée

Du 26 septembre 2020 au 3 janvier 2021, le MO.CO. Panacée présente « Possédé·e·s », une exposition qui rassemblera plus de 25 artistes....

Flore Saunois – « Meridional Contrast » à La Friche et « Liminal » à art-cade

Flore Saunois est sans doute une des artistes qui se sont affirmés avec force à l'occasion du 12e Printemps de l'art...

Wilfrid Almendra – So Much Depends Upon a Red Wheel Barrow – Atlantis à Marseille

Jusqu’au 28 novembre 2020, Wilfrid Almendra présente « So Much Depends Upon a Red Wheel Barrow », dernière exposition proposée par Atlantis au...

Amandine Simonnet & Gilles Pourtier – Does the angle between two walls have a happy ending? à La Cartine

Jusqu’au 27 septembre 2020, Amandine Simonnet et Gilles Pourtier présentent avec « Does the angle between two walls have a happy ending? »...

Retour sur le premier week-end du PAC 2020 (Printemps de l’Art Contemporain) à Marseille

Du 28 au 30 septembre, le réseau PAC/Provence Art Contemporain inaugurait la douzième édition du PAC – Printemps de l’Art Contemporain...

Marie Ilse Bourlanges & Elena Khurtova – Displace au 3 bis f – Aix-en-Provence

Jusqu ‘au 17 octobre 2020, le 3 bis f présente « Displace », une exposition de Marie Ilse Bourlanges et Elena Khurtova. Depuis janvier...
Partagez
Tweetez
Enregistrer