Philip Vormwald et Martin Hyde présentent « You Can Never Go Home » au FRAC, Montpellier

Dans le cadre du parcours Ulysses qui associe les Frac Bretagne, PACA et Languedoc-Roussillon, le Frac propose une exposition de Philip Vormwald et Martin Hyde « You Can Never Go Home » du 21 mars au 11 mai 2013.

Emmanuel Latreille, directeur du FRAC  présente ainsi ces deux artistes :

Philip Vormwald présente des dessins géants imprégnés de motifs et ornements autant géométriques qu’hypnagogiques, qui entrent en résonnance avec une imposante fresque murale. La dimension architecturale ne peut pas échapper au spectateur, et elle le renverra sans doute aux palais antiques, mais aussi à certaines formes décrivant l’espace d’un monde déviant. L’évocation de figures homériques, comme Poséidon ou Pénélope, se fait au moyen de figures labyrinthiques, d’espaces imbriqués les uns dans les autres, évoquant également la composition complexe du récit d’Homère comme la construction absconse de James Joyce, ou les méandres de la mémoire dans la confusion totale des temps. Bloqué à l’intérieur d’une errance indéfinie, d’un long sommeil, d’un éclair de compréhension onirique, Vormwald pourrait murmurer après Joyce : « Par la conception et la technique, j’ai essayé de peindre la terre pré-humaine et peut-être post-humaine. »

Philip Vormwald Sans titre (Méandre)2012,
graphite sur papier, env. 210 x 300 cm. Photo et © P. Vormwald

Martin Hyde présente une dizaine de sculptures sous forme de « scènes » évoquant les dieux primitifs tels que sortis d’une plongée dans la Théogonie d’Hésiode. Comme un jeu de plateaux et de constructions, ces sculptures représentent des « mondes » manufacturés à la chaîne, en autant de décors (une île, un lit, une flaque, une montagne, une coupe géologique…) sur lesquels apparaissent diverses figurines en porcelaine animées par des mécanismes qui interprètent la création de l’univers mythologique. Dans cette série de modules-mondes, faisant références aux dieux primordiaux de la Grèce antique, l’artiste imagine « des lieux créés par l’homme, pour l’homme, dépourvu de l’homme : les paysages et les humeurs, la monstruosité, l’apparence et les préjugés, la solitude, l’amour et l’amitié, la conscience, l’inconscience, la solitude, une odyssée. » (Martin Hyde). L’humour des bricolages, la dérision des assemblages, libèrent la seule charge qui vaille : la charge poétique d’un Chaos originel dont le monde actuel sait tout mais ne sent rien, et à partir duquel cherchent à se composer des formes dérisoires. Le Temps ne peut regagner sa « source », mais mime des balbutiements de Forces originelles en phase terminale !

Martin Hyde Phéaciens, 2013,
plastique, porcelaine, pompe, bois, polymousse – socle, maquette 28 x 80 x 80. © Outis

Pour en savoir plus :
À propos de l’exposition :
– Sur le site du FRAC Languedoc Roussillon
– Télécharger le dossier de presse
À propos des artistes :
– Le site de Philip Vormwald
– Le site de Martin Hyde
À propos du parcours Ulysses :
– Sur le site du FRAC PACA

1 commentaire

  1. On oublie que ce n’est pas seulement Marseille qui est capitale culturelle mais également sa région; c’est bien de le rappeler à travers cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.