Conversations Électriques à la Panacée, Montpellier…

Conversations electriques_1 Pour son exposition inaugurale, La Panacée présente jusqu’au 15 décembre « Conversations Électriques ». Pour Franck Bauchard, directeur de La Panacée et commissaire de l’exposition, « L’enjeu de ces « Conversations électriques » est  de créer des formes de conversation autour de l’art, dans un lieu qui lui est dédié. Ce qui est proposé relève d’un point de vue sur l’art, qui appelle d’autres points de vue, d’autres voix, d’autres questions. Ce qui est recherché, c’est de placer l’œuvre dans l’interaction sociale la plus riche et non de la pétrifier dans un écrin. »

Quelques mois après l’ouverture de ce nouveau centre de culture contemporaine, il est intéressant de revoir à la fois cette exposition et d’observer comment La Panacée a insufflé un nouvel « esprit de conversation » qui était son ambition…

Le parcours proposé aux visiteurs se développe sur cinq espaces d’expositions réunis par une coursive autour du patio.

Salle d’exposition #1

Le premier espace accueille trois installations :  Listening Post de Mark Hansen et Ben Rubin, Delayed de Matthias Gommel et l’historique Hole in Space 1980 de Kit Galloway et Sherrie Rabinowitz.

Créé en 2001, Listening Post est une des premières œuvres conçue à partir d’un volume important de données extraites d’Internet.
Ce « poste d’écoute » récolte des textes en temps réel dans des forums publics et autres chat rooms. Après traitement, les textes sont lus par des voix de synthèse et  ils défilent simultanément sur un assemblage de plus de 200 petits écrans LCD suspendus dans un ensemble parabolique .

Étrange machine désincarnée, un peu hypnotique qu’il est difficile actuellement de regarder/écouter  sans penser aux révélations d’Edward Snowden et aux pratiques de la NSA… étrange sensation d’une exposition rattrapée par une actualité qui donne soudain un éclairage inattendu à cette installation.

Cette machine de synthèse, qui « exploite/expose » des conversations textuelles du Net,  fait pendant à  l’évocation d’une performance historique réalisée par Kit Galloway et Sherrie Rabinowitz  pendant trois soirs de novembre 1980, Hole in Space 1980.
Sans publicité et sans explications préalable, une connexion vidéo par satellite permettait aux passants du Lincoln Center de New York et à ceux d’un centre commercial à Los Angeles de se voir et échanger librement malgré la distance. Cette expérience d’une vidéo conférence dans l’espace public, cet espace virtuel apparaît comme une forme initiale des actuels « FaceTime », « Hangouts » et autres « Skype » de nos sphères privées…

Kit Galloway & Sherrie Rabinowitz, Hole in Space 1980, 2003_1
Kit Galloway & Sherrie Rabinowitz, Hole in Space 1980, 2003
Hole in Space 1980 Revisited. Double projection Los Angeles / New York, 60’
Hole in Space 1980 Documentary. Documentaire, 30’

L’exposition présente la performance sous la forme d’une double projection des vidéos face à face, à l’échelle des vitrines à New York et à Los Angeles où elle était installée.
C’est avec un indéniable ravissement, mais aussi avec une certaine fascination que l’on observe comment  les badauds se sont approprié un outil qui leur était proposé de manière impromptue.

La mise en regard de Listening Post  et Hole in Space 1980 est particulièrement captivante. Elles offrent un raccourci historique qui laisse songeur…

Entre ces deux « témoignages », la proposition de Matthias Gommel prend un aspect totalement différent selon qu’elle soit ou non activée par des visiteurs…

Delayed est composé de deux casques d’écoute, munis de microphones qui pendent au milieu de l’espace d’exposition, sans aucune invitation ni explication.  Telle que, Delayed,  c’est l’absence de communication…
Mais ces deux casques suspendus ont un indéniable attrait…
Première surprise, les écouteurs restent silencieux ! Il faut donc attendre un partenaire pour que le dispositif prenne « sens »… Mais, surprise, un décalage de 3 secondes dans la transmission du message perturbe considérablement la conversation avec la personne qui se trouve à deux pas !
L’installation imaginée par Matthias Gommel transforme une pratique élémentaire en une opération complexe, exigeant la mise en œuvre d’une stratégie partagée qui réduit terriblement la fluidité de la conversation.

Ce premier espace nous interroge immédiatement sur la manière dont les conversations électriques bruitent, modifient, perturbent l’esprit de la conversation,sa vivacité, sa fluidité, sa spontanéité et sa fugacité…  Par la mise en situation qu’il nous propose, le dispositif de Gommel nous contraint avec beaucoup de pertinence à cette interrogation…

Salle d’exposition #2

La Cabine de Christine Bouteiller est un des projets a priori les plus captivants proposés dans cette exposition. En résidence à La Panacée, la vidéaste et réalisatrice a proposé aux visiteurs de participer à la création d’un documentaire « mémorial du téléphone […] avant son inéluctable disparition ».
Elle a mis en place une installation, La Cabine, une sorte de boîte, qui est à la fois un studio de tournage, un lieu de diffusion et surtout un outil de montage participatif pour la réalisation du documentaire…
Il faut cependant souligner que l’installation ne fonctionne pas en autonomie. La présence de l’artiste est indispensable… « On ne parle pas à une machine comme à un être humain », dit-elle…  revendiquant une position de documentariste. La contrainte est aussi un élément du dispositif. En mode REC, la cabine réalise des interviews d’une durée de trois minutes pas plus, pas moins  (attention à la sonnerie !). PLAY offre une fonction de dérushage des plans tournés qui permet surtout au visiteur d’annoter les séquences visionnées.
Depuis la mi-octobre, La Cabine n’existe plus… Elle a fait place à un atelier d’enfants et Christine Bouteiller travaille au montage final de son documentaire que l’on attend avec une curiosité certaine… En attendant, il est possible de consulter le site dédié à cette expérience… On peut aussi visionner « Un monde sans téléphone », une production réalisée avec des enfants lors de l’atelier Panholidays des 22 et 23 août.

Salle d’exposition #3

Grimpant  de Teri Rueb et Alan Price occupe la troisième salle d’exposition. Cette installation est une création réalisée pour l’exposition par ces deux artistes américains.

Elle s’articule en deux dispositifs qui sont étroitement liés :

  • Une application téléchargeable sur téléphone mobile, uniquement sous Android, permet d’enregistrer son parcours dans la ville et de laisser des messages audio à propos de végétaux qui apparaissent comme remarquables.
  • En salle d’exposition, un dispositif assez complexe récupère les données des utilisateurs, mais aussi des données actuelles et historiques de la ville de Montpellier. Une cartographie dynamique est projetée sur la largeur d’un mur associant des données contemporaines et historiques où s’entremêlent une représentation des réseaux hydrologiques et des transports, les déplacements d’individus et l’évolution de la végétation. Les  contributions enregistrées à partir des mobiles sont représentées par des graines qui  se transforment  en une vigne grimpante dès qu’une loupe passe au-dessus. En poussant, la vigne permet d’entendre l’enregistrement laissé par le participant.

Sur le papier, ce n’est pas sans intérêt… En salle d’exposition, l’installation est visuellement plutôt intrigante… et même un peu envoûtante.  Le mouvement des loupes semble lié au déplacement du visiteur dans la salle, mais sans que cette interaction soit certaine (la Kinect utilisée est a peu près opérationnelle pour détecter le déplacement d’un unique visiteur)…  Par contre, le propos est franchement assez incompréhensible et l’intervention d’un médiateur indispensable…

L’interactivité (en temps différé) que propose par cette « conversation » semble bien compliquée… « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » était certes une des devises des Shadoks !
Il serait intéressant de connaître le nombre de téléchargements de l’application mobile et surtout le nombre de contributions enregistrées… puis le nombre de visiteurs qui après avoir utilisé l’application mobile sont revenus voir leurs traces numériques  dans l’exposition… Mais les médiateurs ne peuvent apporter cette information…

Salle d’exposition #4

Si la première galerie rassemble des installations dont le rapprochement est évident, c’est loin d’être le cas pour la quatrième salle du parcours. On peine à trouver la cohérence d’un discours dans cet ensemble hétéroclite, à l’exception de la visualisation graphique de conversations qu’évoquent les œuvres de Wesley Grubbs & Mladen Balog et celle de Thomas Weyres

SMS type de Thomas Weyres est un ensemble de lignes en adhésif rouge appliqué sur le mur qui représentent le mouvement d’un doigt tapant « je t’aime » sur un clavier d’un téléphone mobile, dans huit langues différentes : anglais, allemand, arabe, italien, polonais, zoulou, mandarin et français.

Thomas Weyres, SMS type, 2002
Thomas Weyres, SMS type, 2002.
Adhésif, collection de l’artiste.

Que penser de cette proposition,certes sympathique, mais qui semble aussi plutôt anecdotique…  Peut-on être réellement ému par les traces de ces « je t’aime »… Comment y trouver matière à réflexion sur les échanges de SMS…

Invisible City, A Day in the Life of 311 Calls et Invisible Montpellier de Wesley Grubbs et  Mladen Balog sont deux représentations graphiques ou data-visualisation réalisées à partir d’analyseq d’appels téléphoniques.

Pour le « tableau » newyorkais, il s’agit d’une classification d’appels de plaintes au numéro 311 pendant une journée. La DataViz a été réalisée pour un article de Steven Johnson dans le magazine Wired de novembre 2010. Le pendant montpelliérain, commandé pour cette exposition, a été réalisé à partir de 1400 données recueillies par le numéro vert Montpellier au Quotidien.

On sait que la multiplication des données numériques a engendré de multiples interrogations autour des Big Datas ou des problématiques autour de l’Open Data. Ce qu’il est convenu  de nommer DataViz est très « main stream »… Les questionnements autour de la  représentation des données constituent indéniable problème scientifique, démocratique et politique… Doit-on en faire aussi une question esthétique ? Faut-il considérer ces représentations graphiques comme des objets culturels ? Ces « tableaux » sont-ils des « œuvres » à accrocher aux cimaises d’un centre de culture contemporaine ? Si la culture contemporaine du centre comprend les sciences, alors la simple présentation graphique sans commentaire relatif aux données et sans analyse est-elle scientifiquement pertinente ? Fait-elle sens ?

Megan Smith, Pst! microCONTROL, 2010Pst! microCONTROL de Megan Smith est dans son principe assez proche de Listening Post : des afficheurs LED présentent un aperçu en temps réel de messages publiés sur Twitter. Malheureusement, la représentation que ces pauvres cadrans jaunes proposent semble très éloignée à la fois de l’extrême diversité des propos qui circulent sur le réseau et des problématiques qui y sont liées… Cette installation esthétiquement pauvre ne dit pas grand-chose et ne conduit pas le visiteur à s’interroger l’intérêt et les enjeux de ces conversations numériques… Il n’y a pas de difficulté à trouver sur Internet des représentations beaucoup plus pertinentes sur ce qui circule sur Twitter !

The Conversation de Ralf Baecker est une des installations les plus spectaculaires de l’exposition.
Au milieu d’une tripaille de câbles, 99 solénoïdes (bobines magnétiques)  disposés en cercle sont reliés au centre à des élastiques par des fils.  Le champ magnétique produit par chaque solénoïde entraîne une traction sur le fil auquel il est relié, mais chaque solénoïde est aussi « sensible » aux tensions produits par les autres. L’ensemble de la structure est modifiée  par l’intermédiaire des élastiques. Le réseau ainsi formé se modifie en permanence à la recherche d’un équilibre impossible. Les déplacements générés par les bobines magnétiques produisent un bruit de fond sonore, rythmé par des moments de tension et des périodes calmes.

Ce système autonome, aux comportements inattendus et aléatoires, apparaît comme un système organique qui semble doté d’une « respiration ». C’est selon son auteur « la réincarnation physique d’une idée », « un processus contemplatif » dont le but serait de créer un cercle parfait au centre, but inatteignable, car il y a du bruit dans le système. L’action et l’écoute des tensions par chaque solénoïde, la réaction des parties mécaniques génèrent ce bruit. The Conversation est une machine analogique qui ne peut être parfaite…
Ralf Baecker fait une analogie de son système avec la conversation humaine dans laquelle de multiples causes provoquent du bruit et de l’incompréhension. La négociation permanente entre les éléments du système fait qu’il est difficile qu’ils se comprennent.

À l’opposé des propositions précédentes, l’installation de Baecker nous semblent esthétiquement intéressante. Sa conception, comme la relative complexité de sa réalisation, nous interroge sur les nécessaires incompréhensions liées aux inévitables bruitages inhérents à  nos conversations qu’elles soient électriques ou pas !

Le Transmetteur polyphonique de rêves proposé par Francesco Finizio est constitué par une plage en moquette sur laquelle il convient de s’allonger pour y écouter des récits de rêves confiés à un répondeur téléphonique et diffusés dans un tuyau de PVC…
Allonger les « psy » qui se dissimilent derrière les curieux prêts à s’allonger en public pour y entendre les confidences d’un tuyau est ce que l’on pourrait qualifier de performance participative à effet désynchronisé.
Esthétiquement le dispositif est d’une pauvreté remarquable … Cependant, il faudrait pouvoir apprécier la richesse des rêves révélés  au répondeur téléphonique, l’émotion ressentie par « écouteurs allongés » et l’enrichissement qu’ils en ont retiré. Évaluation hors du champ de ce dispositif participatif ? L’essentiel n’est-il pas de participer ?

Francesco Finizio, Transmetteur polyphonique de rêves, 2002
Francesco Finizio, Transmetteur polyphonique de rêves, 2002.
Matériaux divers, Collection de l’artiste.

VMAM, VMATP, VMAN, VMAC – Le rétro-musée de Montpellier en 2041 est une installation de Magali Desbazeilles qui projette le visiteur en 2041…
Quatre musées imaginaires proposent une reconstitution autour du téléphone de ce qu’étaient les conversations électriques au passage du millénaire.

VMATP (vrai musée des arts et traditions populaires) reconstitue un coin d’appartement assez kitch, dont la décoration est inspirée par les années 70 et où s’accumulent des objets fabriqués entre 1950 et 2000. Un standard téléphonique permet de lancer de courtes projections vidéo qui s’insèrent dans ce décor et qui évoquent les usages de ces appareils… Le discours n’est pas exempt d’approximations volontaires, supposées être liées aux imprécisions des souvenirs collectés… en 2041.
Cette installation, à propos de laquelle Magali Desbazeilles parle volontiers d’esthétique du bricolage, propose selon son auteur «un regard distancé et bienveillant sur la communication numérique et questionne plus spécifiquement le rapport à la mémoire, à l’oubli et à la conversation… » et elle nous affirme qu’ « après l’antiquité (invention de l’écriture) et la modernité (primauté de la raison) ; la mémonuité (externalisation numérique de la mémoire humaine) dont l’avènement date de la fin du 20ème siècle, est une époque de transition vers notre 23ème siècle. »

VMAM (vrai musée des arts et métiers) présente six témoignages de mobinautes contraints d’utiliser un clavier latin pour écrire des SMS… « Ou comment algériens, chinois, coréens, grecs, iraniens ou russes sont obligés de latiniser leur langue pour envoyer des SMS ». Évoquant l’évolution de la latinisation au niveau mondial depuis l’antiquité, Magali Desbazeilles affirme : « Le téléphone à touches a été l’arme du début du millénaire qui aura finalisé la diffusion planétaire de l’alphabet latin et de son règne sans partage. »

VMAM (vrai musée des arts et métiers)
Magali Desbazeilles, VMAM – Le rétro-musée de Montpellier en 2041, 2013.
Installation performance. VMAM (vrai musée des arts et métiers)

De quoi méditer pour ceux qui voit dans l’usage d’une orthographe « simplifiée » dans les SMS, la supposée ruine de notre culture…

Dans son VMAC (vrai musée d’art contemporain), l’œuvre d’un artiste non identifié, peut être réalisée entre 1967 et 2000, est en cours de reconstitution… Un planisphère morcelé, divisé, devenu mobile et portable…
C’est probablement la proposition la plus forte de cette exposition !

Andreas Bunte, La fée électricité, 2007L’installation d’Andreas Bunte, La fée électricité, chronique qui mélange archives réelles et histoires imaginaires, n’est pas sans intérêt. Elle porte un regard décalé sur les progrès technologiques, mais contribue malheureusement à une certaine dislocation du discours dans cette fin de parcours…

Un conseil : Ne manquez pas, sur le chemin des toilettes, Cross-Fire une courte vidéo de l’écossais Geoffrey Mann. Il reconstitue, avec un humour inénarrable, et avec la complicité de la vaisselle et de l’argenterie, une scène de dispute entre  Kevin Spacey et Annette Bening dans le film American Beauty de Sam Mendes.

La vidéo est accompagnée d’une  jolie vitrine avec pièces à conviction sur les capacités des machines de prototypage rapide à partir de modèles en 3D ! Un vrai plaidoyer pour les FabLab ?

Geoffrey Mann, Cross-Fire, Natural 
Occurrence series, 2010
Geoffrey Mann, Cross-Fire, Natural 
Occurrence series, 2010.
Vidéo 1’55. Objets (argenterie, porcelaine, verre).

Au final, la perception de cette exposition inaugurale est assez contrasté… Séduit par une première visite, peu après le vernissage en juin dernier, des visites successives, en été, puis à l’automne, ont peu à peu montré la faiblesse de certaines pièces ou leur caractère anecdotique. Mais elles ont surtout révélé un certain émiettement du propos au fil du parcours.

Le dossier de presse affirmait que « Loin de vouloir isoler, le pari de La Panacée est au contraire de créer en son sein de multiples formes de conversation à l’ère du numérique, donnant ainsi le ton d’un lieu d’art qui est aussi un lieu de rencontres et d’échanges ». Les nombreuses de propositions participatives semble répondre à cette ambition… avec toutefois une forte prédilection pour les interactions en temps différés !  On attend donc avec impatience le documentaire issu de La Cabine… et c’est avec curiosité que l’on aimerait savoir combien de personnes ont collaboré à Grimpant, ou encore le nombre de rêves confiés au répondeur du Transmetteur polyphonique.

Soulignons la disponibilité, l’amabilité et la gentillesse des médiateurs en salle.

Malgré les réserves exprimées ici, on attend avec intérêt le second volet de «Vous avez un message » avec  Art by Telephone…Recalled , mythique exposition présentée au Museum of Contemporary Art de Chicago, en 1969 et revisitée récemment par l’École Supérieure Des Beaux-Arts Talm d’Angers et le CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux.

Cette proposition était certainement très compliquée pour une exposition inaugurale, et  il faut saluer le courage de l’équipe pour s’y être risqué.

En savoir plus :
Sur le site de La Panacée
Sur la page Facebook de La Panacée
Les vidéos de La Panacée sur Vimeo (Entretiens avec Magali DesbazeilleRalf BaeckerChristine BouteillerFrancesco Finizio, et Thomas Weyres )
Les liens vers les sites des artistes (bio et œuvres) sont dans le corps de l’article.

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