Programmation 2017 de Nicolas Bourriaud pour La Panacée

Par un communiqué de presse, Montpellier Méditerranée Métropole dévoile les premiers éléments de la programmation 2017 de Nicolas Bourriaud pour La Panacée.

À lire : Premières impressions assez mitigées sur « Retour sur Mulholland Drive » et les nouvelles expositions présentées par Nicolas Bourriaud à La Panacée…

« Retour sur Mulholland Drive », une exposition collective inspirée par le film de David Lynch sera l’élément majeur d’un premier cycle qui débutera le 27 janvier.
Les regards d’artistes contemporains de la scène californienne sur ce film culte de Lynch accompagneront la première exposition personnelle en France de l’artiste iranienne Tala Madani et par « Intérims », une mini-exposition thématique sur le monde du travail.

Mulholland Drive (2001), David Lynch
Mulholland Drive (2001), David Lynch

Le communiqué de presse donne le ton de cette nouvelle Panacée qui « devient un espace protéiforme présentant plusieurs expositions simultanées d’art contemporain, mettant en avant à chaque fois le travail d’une vingtaine d’artistes. Les expositions pourront être thématiques ou monographiques, consacrées à des artistes émergents ou déjà historiques. Ce nouveau programme explore la diversité de la création artistique, dessinant un musée des tendances actuelles de la création, un atlas des sensibilités contemporaines. Cette programmation fragmentée reflète et magnifie l’architecture de la Panacée, composée de salles distinctes reliées par un long déambulatoire, s’adaptant ainsi au parcours du visiteur »…

On suivra avec intérêt et curiosité ce que nous présentera cet espace « protéiforme » et les promesses de cet « atlas des sensibilités contemporaines »… en lieu et place de ce qui est encore pour quelques semaines « centre de culture contemporaine, lieu de rencontres, d’échanges et de métissages entre différentes disciplines artistiques ».

Tala Madani - Widewalls Gallery network - Photo Oh Nena
Tala Madani – Widewalls Gallery network – Photo Oh Nena

À lire, ci-dessous, la présentation extraite du communiqué de presse de ce premier cycle d’expositions.
À propos de Mulholland Drive, parmi les multiplies explications et analyses disponibles sur le web, on peut revoir sur YouTube le documentaire « Retour a Mulholland Drive » en deux parties de Philippe Rouyer pour Canal+ et l’article de Wikipedia

Programmation 2017 de Nicolas Bourriaud pour La Panacée

« Retour sur Mulholland Drive » :

« Retour sur Mulholland Drive », 1ère exposition principale de la Panacée, débutera le 27 janvier 2017
A l’inverse d’une tentative de reproduction, ou une exposition illustrative, « Retour sur Mulholland Drive » constitue une rêverie librement inspirée de l’œuvre cinématographique de David Lynch : une traduction dans un espace d’exposition sous la forme d’un essai visuel, à l’heure où le cinéaste revient derrière la caméra pour tourner la suite de la série Twin Peaks.

L’exposition aborde ainsi le film-culte du réalisateur américain, Mullholand Drive (2001), comme matière première et réservoir de motifs, afin de révéler une tendance émergente de l’art contemporain : le “minimalisme fantastique”. « Retour sur Mulholland Drive » forme un parcours constitué d’œuvres qui explorent ce potentiel énigmatique des formes les plus apparemment lisses ou dérisoires.

Pour la génération d’artistes apparue dans les années 2000, les films de David Lynch font figure de classiques. Qu’ils reconnaissent l’influence esthétique du cinéaste ou pas, force est de constater que certains traits de l’univers lynchien sont devenus des lieux communs visuels, de l’image stroboscopique jusqu’à son usage très spécifique de la lumière. Cette exposition présente, pour l’essentiel, une génération d’artistes qui joue avec les codes de la culture populaire, mais sans recourir à des effets de surcharge, ni à l’agrandissement caractéristique du Pop-art.

« Retour sur Mulholland Drive » est aussi une exposition cinématographique par nature car elle s’organise en séquences inspirées par le film, et se divise en deux parties autour d’une coupure abrupte. A l’instar du cinéaste, une grande partie des artistes qui composent cette exposition vit à Los Angeles, créant ainsi un pont symbolique entre la scène californienne et la métropole montpelliéraine.

Tala Madani

Il s’agit de la première exposition personnelle en France de l’artiste iranienne née en 1981, Tala Madani, dont les peintures et les films d’animation explorent, avec un humour ravageur et un style unique, les rapports de pouvoir : un théâtre de la cruauté teinté de Moyen-Orient, qui met en scène la masculinité d’une manière burlesque, tout en explorant l’espace pictural contemporain.

« Intérims »

L’exposition « Intérims »met en avant les artistes qui prennent le monde du travail comme matériau. Cette mini-exposition rassemble des artistes qui utilisent les armes de l’humour et de l’ironie pour décrire le salariat, voire intervenir directement à l’intérieur de l’entreprise.

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