Emily Mast – B!RDBRA!N (Afterward) au Frac Occitanie Montpellier

Du 7 octobre au 5 novembre 2017, le FRAC Occitanie Montpellier propose une exposition performative de Emily Mast, « en conversation » avec l’installation vidéo B!RDBRA!N (Addendum) acquise par le FRAC en 2015.

Emily Mast, B!RDBRA!N, 2013 Performance au Robert Rauschenberg Project Space, New York, 45 min. Photo Julia Sherman – Design graphique Romain Oudin
Emily Mast, B!RDBRA!N, 2013 Performance au Robert Rauschenberg Project Space, New York, 45 min. Photo Julia Sherman – Design graphique Romain Oudin

Ce projet est conçu avec la participation de Judit Domotor et Laura Kirshenbaum du master exerce d’ICI – centre chorégraphique national Montpellier – Occitanie et des artistes et étudiants, membres du programme de recherche Skéné de l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier – MoCo : Geoffrey Badel, Elisa Bleez, Guilhem Causse, Paul Dubois, Romane Guillaume, Corentine Le Mestre, Quentin L’helghoualc’h, Peter Lokös, Bertille Michelet, Tim Pelissier, Nina Sanchez, Maddie Tait-Jamieson, Gaël Uttaro et Chloé Viton.

Lisa Reynolds, membre originale du projet B!RDBRA!N a également collaboré à cette proposition.

On revient sur l’exposition après un passage au FRAC Occitanie Montpellier.

Emily Mast, B!RDBRA!N, 2013 Performance au Robert Rauschenberg Project Space, New York, 45 min. Photo Emily Mast
Emily Mast, B!RDBRA!N, 2013 Performance au Robert Rauschenberg Project Space, New York, 45 min. Photo Emily Mast

Attention au calendrier de l’exposition :

Du 29 septembre au 6 octobre
Workshop supervisé par Emily Mast : une douzaine de jeunes artistes issus de l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier – MoCo et d’ICI – centre chorégraphique national Montpellier investiront l’exposition.

Samedi 7 octobre à 18h
Vernissage en présence d’Emily Mast : une nouvelle itération de B!RDBRA!N (Addendum) sera présentée à 19h00 et à 20h30.

Samedis d’octobre
Activation poursuivie par les artistes-collaborateurs pour la durée de l’exposition.
Samedi 14 à 19h00 · Samedi 21 à 16h00 · Samedi 28 à 16h00
Samedi 4 et dimanche 5 novembre 2017
Finissage et performances en live dans le cadre de la deuxième édition du WEFRAC.
Samedi 4 à 18h00 · Dimanche 5 à 14h00

À lire, ci-dessous, le texte de présentation du projet par Emmanuel Latreille, directeur du FRAC et commissaire de l’exposition.

Emily Mast, B!RDBRA!N, 2013 Performance au Robert Rauschenberg Project Space, New York, 45 min. Photo Emily Mast
Emily Mast, B!RDBRA!N, 2013 Performance au Robert Rauschenberg Project Space, New York, 45 min. Photo Emily Mast

En savoir plus :
Sur le site du Frac Occitanie Montpellier
Suivre l’actualité du Frac Occitanie Montpellier sur Facebook
Sur le site d’Emily Mast

Video by Emily Mast with Antonio Cisneros (camera) and Megan Daalder (editing).
Performers: Aramazd Stepanian, Beau Ray, Beck Bat, Davie-Blue, Lisa Reynolds, Robert Ingraham & Talyan Wright

Emily Mast · B!RDBRA!N (Afterward) – présentation par Emmanuel Latreille

Comme beaucoup des travaux d’Emily Mast, « B!RDBRA!N (Afterward) » est un projet conçu en plusieurs chapitres traversant différents formats. Le point de départ est une collaboration avec des personnes de la société civile – un cascadeur, un bègue, un interprète de langue des signes, un comédien, un enfant, un commissaire-priseur et un directeur de théâtre –, au milieu d’un ensemble d’objets et de décors. Par leurs performances basées sur l’improvisation, Emily Mast développait l’histoire vraie d’Alex, un perroquet gris du Gabon, animal étonnant qui utilisait des signes de manière tout à fait intelligente : l’ensemble des prestations des acteurs étaient autant de mises en oeuvre de signes, de modalités d’expression, d’expérimentations sur les problématiques du langage.
Dialoguant avec l’oeuvre de l’artiste français Guy de Cointet (1934-1983), qui vécut et créa beaucoup à Los Angeles, Emily Mast revisitait en même temps les formes performatives inventées par son aîné. Son dispositif scénique emprunte des codes de la modernité (formes géométriques, couleurs vives, écritures murales…) et, poursuivant l’utopie moderniste, vise un rapport vivant de l’art avec l’espace collectif. Il en résultait un étrange télescopage entre le monde formel hérité de De Cointet et l’évocation fictionnelle d’Alex le Perroquet, dans un questionnement dynamique et souvent loufoque sur les approximations langagières de tous ordres, formes visuelles, formes verbales et formes gestuelles. Cette performance a donné lieu à un enregistrement vidéographique, monté ensuite par l’artiste. Composé d’une accumulation de manipulations – de corps, d’objets, de mots et de signes – captés pendant les répétitions de la performance, son montage non linéaire décline le vocabulaire cinématographique (gros plan, travelling, profondeur de champ, musique, bruitage, lumière) et montre sa place importante dans les langages actuels de communication.
L’ensemble constitué par cette vidéo, une « partition » de la performance live réalisée sous forme murale, ainsi que les décors du tournage ont été réunis comme « installation vidéo » acquise par le FRAC Occitanie Montpellier en 2015.
Pour sa première présentation dans la région Occitanie, dans l’espace du FRAC, l’artiste a proposé de faire vivre différemment cet ensemble, avec d’autres artistes-danseurs ou artistes-acteurs. Des performances repensées avec des danseuses du master exerce de ICI-CCN et des artistes du groupe Skéné de l’ESBAM – MoCo incluront des tableaux vivants, des vignettes théâtrales, de la musique, des shows de lumière et des projections. Dans ce cadre, les accessoires, pièces, objets et restes performatifs construiront l’espace autrement, accumulant d’autres langages dans ce paysage évoquant autant les salles d’une école élémentaire que l’art minimaliste. Le projet explore la façon dont les problèmes de communication participent à la transformation des êtres : l’échange entre les personnes est vécu dans le présent, comme une tension qui engage la relation émotionnelle et modifie ceux qui y sont engagés. Bien entendu, ce processus ne concerne pas seulement les « acteurs » (artistes), mais les spectateurs qui assistent à cette « rencontre ». Les images enregistrées et diffusées, comme l’ensemble du dispositif formel, en font aussi partie d’une façon importante.

Emmanuel Latreille
Commissaire de l’exposition

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