L’impossible mordant physique – Post_Production au Frac à Montpellier

Du 16 novembre 2017 au 13 janvier 2018, le Frac Occitanie Montpellier présente « L’impossible mordant physique » avec Vincent Betbeze, Pierre Clément, Nina Roussière et Marine Semeria.
Cette exposition de groupe s’inscrit dans le cadre de Post_Production, un dispositif initié en 2016 et destiné à des artistes diplômés des écoles supérieures d’art en Occitanie.

Post_Production est un programme proposé par les écoles supérieures d’art de Montpellier (Esbama), Nîmes (ESBAN), Pau-Tarbes (ESAP) et l’institut supérieur des arts de Toulouse (isdaT). Il articule plusieurs projets destinés à l’insertion professionnelle et artistique de jeunes diplômés.

L’impossible mordant physique – Post_Production. Vue de l'exposition au Frac à Montpellier
L’impossible mordant physique – Post_Production. Vue de l’exposition au Frac à Montpellier

L’un des projets de Post_Production consiste à accompagner quatre jeunes artistes lauréats de ces établissements à produire et à présenter des œuvres nouvelles. Chacun bénéficie d’une bourse de 2000 euros. Suivi par le directeur du Frac Occitanie Montpellier, Post_Production s’organise autour d’échanges critiques puis d’une proposition d’exposition collective, présentée au Frac à Montpellier.

L’impossible mordant physique – Post_Production. Vue de l'exposition au Frac à Montpellier
L’impossible mordant physique – Post_Production. Vue de l’exposition au Frac à Montpellier

À lire, ci-dessous, le texte d’intention de « L’impossible mordant physique » par Emmanuel Latreille, directeur du FRAC et une brève présentation de Vincent Betbeze, Pierre Clément, Nina Roussière et Marine Semeria. Ces informations sont extraites du dossier de presse.

En savoir plus :
Sur le site du Frac Occitanie Montpellier
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L’impossible mordant physique – Post_Production

Comme en 2016, le FRAC Occitanie Montpellier et les écoles supérieures d’art de Montpellier, Nîmes, Tarbes-Pau et Toulouse, offrent l’opportunité à quatre artistes de produire et d’exposer des œuvres nouvelles. Le dispositif Post_Production consiste en une bourse accordée à quatre lauréats par leur école d’origine, et à l’accompagnement et à la prise en charge par le FRAC des moyens liés à l’exposition elle-même. Ainsi, quatre établissements de formation et une structure de collection et de diffusion sont associés dans le but de professionnaliser la scène de l’art contemporain en région Occitanie, qui a une belle et déjà ancienne histoire artistique – Supports/Surfaces, la Figuration libre, mais aussi Pierre Soulages, et de très nombreux artistes sur tout le territoire.

L’exposition, intitulée « L’impossible mordant physique », ne sera rien de moins qu’une forme d’enquête sur la « possibilité » de l’art dans la société actuelle. Le « possible artistique » était en effet ce que, dans une note de 1913, Marcel Duchamp avait qualifié de « mordant physique (genre vitriol) ». Qu’en est-il aujourd’hui de cette possibilité de l’art à introduire dans le « réel » d’autres dimensions (imaginaires, critiques, voire politiques) ? Qu’en est-il de la capacité de cette activité à ouvrir et mettre en formes des possibles, c’est-à-dire du sens, de nouvelles façons de voir le monde ou encore de construire une existence qui soit singulière, et non celle que programme pour chacun une société hyper-normative ?
De tels enjeux se devaient d’être assumés par de jeunes artistes qui, à l’orée de leur carrière, savent les difficultés qui, toujours, conditionnent les relations de l’art et de la société, quelle qu’elle soit.

Or, quelle que soit l’impossibilité auquel il s’affronte, l’art, à travers ceux qui en assument la responsabilité, reste aussi cet « impossible » empêcheur de tourner en rond qui s’acharne à déranger, à questionner ceux qui se satisfont du simplement « réel », de la « nécessité », refusant l’idée que chacun puisse conquérir quelque liberté que ce soit. Avec des moyens très divers, les quatre artistes questionneront les formes de l’économie (Marine Semeria), la fragilité des technologies contemporaines (Vincent Betbeze), la captation des énergies qui traversent le monde (Nina Roussière) et l’espace lui-même (Pierre Clément). Tous, d’une façon singulière, s’efforcent de rendre sensible ce « mordant physique » qui donne saveur et consistance à la vie.

Emmanuel Latreille, commissaire de l’exposition

Vincent Betbeze

Vincent Betbeze, Anagramme, 2017. Installation vidéo
Vincent Betbeze, Anagramme, 2017. Installation vidéo

De nature protéiforme, du travail de Vincent Betbeze se développe au travers d’une pratique qui se déploie de la vidéo à l’installation, de la photographie à l’objet, en passant par l’intervention dans l’espace public à la convocation du vivant. Il crée des dispositifs où lumières, sons, odeurs, programmations et biotechnologies interagissent et immergent le visiteur dans une logique d’agglomération dynamique, où l’expérience de la polysensorialité joue un rôle prépondérant. Entre stratégie d’exposition et héritages artistiques multiples, sa pratique tend à produire des œuvres complexes et variées qui offrent une pluralité d’expériences et de lectures individuelles. Certain de ses projets l’emmène à collaborer avec des chercheurs, scientifiques, musiciens et acousticiens, ainsi que de s’associer régulièrement à d’autres artistes. Il en résulte des travaux qui sont généralement propres à un contexte et ne prennent leurs véritables formes qu’au croisement de rencontres intermédiaires et d’un contact avec son public. Le projet en lui-même, son événement, ses états et ses commentaires répondent au même paradigme à la fois productif et paradoxal, d’un écosystème nécessaire à l’œuvre.

Né en 1983 à Tarbes, Vincent Betbeze vit et travaille à Montpellier et Paris.
Il est diplômé de l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier – MoCo en 2010.
Site de l’artiste : www.vincentbetbeze.com
Voir un extrait de Anagramme sur Viméo : https://vimeo.com/135039889

Liste des œuvres exposées

Rectify (The shape of past to come #01), 2016-2017. Événement/sculpture, activé pendant le vernissage. Néon mauve, transformateur, dispositif électromagnétique, prises télécommandées. Documentation photographique.
Swan Lake, 2017. Film issu d’intervention. Master digital 4K 25p, format 2:35, couleur, son, 6’30’’, projection de lyrics sur océan extrait de la chanson Giant Swan, The Blood Brothers, Young Machetes, 2006
Alternative Endings (Freud is dead, isn’t it?), 2017. Gravure chimique sur miroir noir, image extraite du film Antichrist, Lars Von Trier, 2010, foundfootage, 141 x 60 cm.

Expositions récentes : 

2017
• Meeting #3 l’expédition fantôme, Lieu-Commun, Toulouse

2016
• Mezzanine Sud, Les Abattoirs – FRAC Midi-Pyrénées, Toulouse [exposition personnelle]
• About Porosity II, Podroom Gallery-Kulturni Centar Beograda, Belgrade, Serbie
• Drawing Room 016, La Panacée, Montpellier
• Editions #4, La Panacée, Montpellier

2015
• Mosh Pit, Le 102, Grenoble
• Digitial Week – France/International, Cité internationale des arts, Paris 4
• Environnements sonores, Musée Gassendi, Digne-les-bains
• Rosemary, CAIRN/Musée Gassendi, Digne-les-Bains [exposition personnelle]
• 12è semaine du son, Ecole d’art idbl, Digne-les-Bains

2014
• Nocebo, Living Room, Montpellier [exposition personnelle]
• Random () / 59e salon de Montrouge, Le Beffroi, Montrouge
• Dernières nouvelles de l’éther, La Panacée, Montpellier

Pierre Clément

Pierre Clément, Grid/Lock VI, 2017. Acier inoxydable, structure pour stand parapluie, impression UV jet sur plexiglas blanc, argile, résine acrylique, peinture acrylique, sisal, 250 x 250 x 50 cm. Courtesy de l’artiste et de la galerie Escougnou-Cetraro.
Pierre Clément, Grid/Lock VI, 2017. Acier inoxydable, structure pour stand parapluie, impression UV jet sur plexiglas blanc, argile, résine acrylique, peinture acrylique, sisal, 250 x 250 x 50 cm. Courtesy de l’artiste et de la galerie Escougnou-Cetraro.

La pratique artistique de Pierre Clément se matérialise de différentes manières. Si l’oeuvre en volume est la plus fréquente, incitant à le qualifier de sculpteur, l’artiste envisage aussi des installations, des vidéos. Les créations sont conçues selon différents principes : la répétition, le recyclage, l’association, le sampling, le télescopage… Elles contiennent souvent des ambivalences, des registres en opposition : une matière naturelle est accolée à une autre, industrielle ; un procédé technologique jouxte un geste manuel; un motif renvoyant à un idéal de nature inviolée côtoie une représentation typiquement numérique ; l’empreinte de l’archaïsme, du primitivisme, se greffe à des signes du registre du fantastique.
Les œuvres de l’artiste questionnent une époque fascinée par la technologie, devenue quasi religion, par la possibilité de produire n’importe quel bien de façon autonome (imprimante 3D, DIY), par la connectivité des individus à un monde global brouillant, par-là, toute idée d’appartenance à une culture en propre et favorisant ainsi des syncrétismes inattendus. Elles ont certainement une dimension dystopique. Comme les fruits d’un récit d’anticipation, elles apparaissent comme le résultat déviant d’une combinaison entre artisanat et ultra technologie. Elles peuvent aussi s’entrevoir comme des objets d’un culte nouveau, quasi chamanique. Elles seraient alors de purs objets de fascination pour des individus décidés à remettre leur destin entre les mains de la seule innovation, de la seule technologie, du seul présent qui serait l’Histoire et pour lesquels le tangible, le matériel, le naturel, l’organique ne seraient plus que des motifs ornementaux.

Paul De Sorbier, 2016

Né en 1981 à Tarbes, Pierre Clément vit et travaille à Bordeaux.
Il est diplômée de l’École supérieure d’art des Pyrénées – site de Tarbes en 2010.
Il est représenté par la Galerie Escougnou-Cetraro, Paris http://escougnou-cetraro.fr/
Site de l’artiste : http//pierreclement.fr

Liste des œuvres exposées :

Emptiness (second toss), 2017. Coquilles d’huîtres, MDF, acier inoxydable, peinture acrylique, perspex, 70 x 50 x 10 cm. Courtesy de l’artiste et de la galerie Escougnou-Cetraro.
Grid/Lock IV, 2017. Acier inoxydable, structure pour stand parapluie, impressions UV jet sur plexiglas transparent, aluminium brut, argile, résine acrylique, peinture acrylique, sisal, 350 x 250 x 50 cm. Courtesy de l’artiste et de la galerie Escougnou-Cetraro.
Grid/Lock VI, 2017. Acier inoxydable, structure pour stand parapluie, impression UV jet sur plexiglas blanc, argile, résine acrylique, peinture acrylique, sisal, 250 x 250 x 50 cm. Courtesy de l’artiste et de la galerie Escougnou-Cetraro.

Pierre Clément, Emptiness (second toss), 2017. Coquilles d’huîtres, MDF, acier inoxydable, peinture acrylique, perspex, 70 x 50 x 10 cm
Pierre Clément, Emptiness (second toss), 2017. Coquilles d’huîtres, MDF, acier inoxydable, peinture acrylique, perspex, 70 x 50 x 10 cm

Expositions Récentes :

2017
• Community for all, mercy for the lost, Delta Studio, Roubaix [exposition personnelle]
• Keep your master channel sync’d with your master channel , Maison Salvan, Labège [exposition personnelle]
• The internet of Me, CACN, Nîmes,
• MEETING #3 “L’expédition fantôme”, Lieu Commun, Toulouse, France
• Newton’s cradle, Les ateliers, Clermont Ferrand
• Construire/Deconstruire, Delta studio, Roubaix
• Too absorbed by places we’ll see from our Bentleys, online, OFLUXO, Milan (Italie)
• Jeune Creation 6, Thaddeus Ropac, Pantin

2016
• Just the same infinite, Ultrastudio, Pescara (Italie) [exposition personnelle]
• Higher state of consciousness, studio E1, Cité internationale des arts, Montmartre, Paris
• Run Run Run, Villa Arson, Nice
• Corazon, BB5000’s studio, Milan (Italie)
• Né un 2 juillet, Galerie Derouillon, Paris

2015
• Transcom Primitive, XPO Gallery, Paris [exposition personnelle]
• Pttrn/Ptnt, Mezannine Sud, Les Abattoirs / Frac Midi Pyrénées, Toulouse [exposition personnelle]
• Oxi More On, Espace Verney Carron, Lyon
• Temporary Arrangement, Link art Center / Glassbox, Paris
• Les drapeaux, XPO Gallery, Paris
• Wir Kinder aus Asbest, Cité des Arts, Paris
• Business as usual 2, Turf Projects, London (Angleterre)
• Les drapeaux, Maison des arts de Malakoff, Malakoff
• We wanted to be better & ended up being happy, Galerie Joseph Tang, Paris
• Mémoire flash, 5un7, Bordeaux
• Ailleurs, Chapelle des Cordeliers, Parthenay

Nina Roussière

Nina Roussière, Photogramme#02, 2015 argentine sur papier baryté, 50x60 cm. © Nina Roussière
Nina Roussière, Photogramme#02, 2015. argentine sur papier baryté, 50×60 cm. © Nina Roussière

Selon Aristote, ce n’est pas parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des êtres, mais c’est parce qu’il est le plus intelligent qu’il a des mains. La main est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres, c’est également pour Nina Roussière le prolongement armé de la sensibilité singulière qui traverse sa pensée. Il s’agit alors de générer du dessin, mais lequel, et de quelle manière ?
La réflexion de Nina, son travail autour du dessin, s’élabore par étape ; dans un premier temps elle joue avec les éléments qui l’inspirent par une récupération manuelle de signes, qui seront recomposés et actualisés ensuite de manière plus conceptuelle par le biais du numérique et de la technique. Sa démarche délicate et indicielle s’enrichit de nombreux domaines – héritage cinématographique, poésie sonore, construction architecturale – dont les traces saisies par le dessin réapparaissent revitalisées et témoins de multiples rencontres simultanées.
De la main au numérique, en passant par l’inspiration formelle et narrative, cette jeune artiste invente une manière hybride de dessiner. Sa démarche plastique engendre des rapports de coexistence qui multiplient les différents liens, développant une construction nouvelle proche d’une géographie rhizomique d’inspiration deleuzienne.
« Poétiques », sensibles, fantasmées, les cartes inconscientes dessinées par Nina Roussière sont de celles qui traversent le paysage du physique au mental, la main ne se perd pas mais coexiste avec le monde technologique d’aujourd’hui.
Le contenu de ces gestes raffinés donne naissance, non pas à des éléments reconnaissables, mais à des figures. Figures, car la perte identitaire des éléments empruntés se métamorphose en signes « entre-deux». D’un geste retenu, concentré, expert, du geste technique à la technologie même servant celui-ci, Nina Roussière donne à voir un art du déplacement où l’espace de la feuille et son temps d’inscription tendent vers une quatrième dimension. Plan, diagramme, schéma, tracé, autant de représentations contrôlées qui viennent nourrir la sensibilité d’un espace ambigu et mouvementé qui lui est propre. »

Jérémy Lopez (source : https://esba-nimes.fr/mosaique/alumni/)

Née en 1979 à Nîmes, Nina Roussière vit et travaille à Sète.
Elle est diplômée de l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes en 2013.
Elle est représentée par la Galerie ChantiersBoîteNoire, Montpellier.

Liste des œuvres exposées :

Ensemble Le Bruissement des étoiles du matin, 2017
Sans titre, 2017, photogrammes (série), 50 x 60 cm
Sans titre, 2017, cyanotype, 2 x 3 m
Résonnance verte, 2017, plexiglas et peinture de carrosserie, 2 x 2 m
Torrey canyon, 2017, silicone, 120 x 30 cm
Sculpture 01, 2017, silicone et acier, 130 x 55 cm
Sans titre, 2017, terpolymère amorphe plié, plomb, 60 x 150 cm

Expositions récentes :

2016
• Dessin, galerie chantiersBoîteNoire, Montpellier (avec Eude Menichetti et Abdelkader Benchamma)

2015
• Economie vibratoire, galerie chantiersBoîteNoire, Montpellier [exposition personnelle)
• Drawing room 015, galerie chantiersBoîteNoire, La Panacée, Montpellier (avec Valérie du Chéné et Mïrka Lugosi)

2014
• Alerte météo4 suite, Château Royal de Collioure, Collioure
• Poursuite 5, Ecole supérieure des beaux-arts de Nîmes
• Alerte météo 4, Musée régional d’art contemporain, Sérignan

2013
• Drawing room 013, galerie chantiersBoîteNoire, Montpellier
• Drawing room 013, sélection bourse CHD, Carré Ste Anne, Montpellier

Marine Semeria

Marine Semeria, Baccarat (hommage à J. M. Keynes , 2017 (en cours de réalisation) – production pour l’exposition au FRAC OM. Sublimation sur tissus, bois, mousse, simili cuir, 200 x 200 cm. © Marine Semeria
Marine Semeria, Baccarat (hommage à J. M. Keynes , 2017 (en cours de réalisation) – production pour l’exposition au FRAC OM. Sublimation sur tissus, bois, mousse, simili cuir, 200 x 200 cm. © Marine Semeria

Marine Semeria est une spéculatrice. Mais au lieu d’actions et de titres, elle spécule sur des images, des idées et des affectivités. Puisant dans le monde qui l’entoure – le système économique et social complexe du début du XXIe siècle –, elle en retire une matière qu’elle détourne et parodie, pour mieux en comprendre les (dys)fonctionnements.
Au même titre que les orientations sexuelles, les tendances politiques, les vilaines histoires de famille, etc., l’argent est un sujet que l’on préfère taire entre « bonnes gens ». Par pudeur, complexe, dégoût, ou ignorance ? Ce consentement tacite n’a pas échappé à Marine Semeria, ni le paradoxe d’une société française où l’argent est partout étalé dans ses grandes largeurs, et pourtant passé sous silence lorsque l’on en vient à évoquer des finances domestiques, certes beaucoup moins vertigineuses. Alors l’artiste met les pieds dans le plat et se plaît à ausculter la gêne que suscitent les questions telles que « Combien ça coûte ? », « Combien ça rapporte ? » et autres interrogations embarrassantes.
[…] Même si l’artiste confesse une attitude ambivalente face à l’argent – une fascination mêlée de répulsion que ses oeuvres analysent sans conclure – son corpus ne se réduit pas aux seules réflexions sur la monnaie, mais s’étend aux questions de perception, d’immatérialité et de lumière. Le diamant revient ainsi comme un leitmotiv. Si sa symbolique est étroitement liée à la richesse et à l’apparat, le diamant est également un prisme qui diffracte la lumière et synthétise de nombreuses théories optiques.

Laetitia Chauvin, avril 2015

Née en 1988 à Nice, Marine Semeria vit et travaille à Toulouse.
Elle est diplômée de l’institut supérieur des arts de Toulouse.en 2013.
Site de l’artiste : www.marinesemeria.fr

Liste des œuvres exposées :

Baccarat (hommage à J.M. Keynes), 2017. Sublimation sur tissus, jetons, dés, bois, simili cuir, aluminium, polycarbonate, 200 x 200 x 85 cm.
Rapport d’information n*3936, 2017. 138 impressions laser A4, stabilo, dimensions variables.
La fin du chèque, 2017. 3 Sérigraphies sur papier Fabriano 240g, 42 x 59,4 cm (chacune).

Expositions récentes :

2017
• Cash, Check or Charge, Arondit, Paris
• 42° au dessus de l’horizon par temps de pluie, Moulin des arts, St Rémy
• Jeux et Mensonges, Château de Servière, Marseille
• Go Canny ! Poétique du sabotage, Villa Arson, Nice

2016
• Le choix du printemps, L’Adresse du Printemps de septembre, Toulouse
• L’art est un mensonge, Hôtel Marron de Meillonnas, Bourg-en-Bresse
• Politique de la disparition, Curator Studio, Paris (avec Anaïs Hay)
• Valeur d’usage, Chapelle Sancta Maria de Olivo, Beaulieu sur Mer (avec Camille Bes)
• Made in Bangladesh, L’Adresse du Printemps de septembre, Toulouse [Exposition personnelle]
• 885, Collectif Blast, Angers (Avec Arthur Chiron)

2015
• Jackpot, Galerie Sainte Catherine, Rodez [Exposition personnelle]
• Appareillage, Collectif Back & Forth, Nantes
• Tintamarre, Collectif IPN, Toulouse
• 0.10 / 10.0, Prép’art, Toulouse

2014
• Malerei, Geld, Liberté, Atelier Am Eck, Düsseldorf, Allemagne (avec Chad Keveny)
• Conscience de classe, Graphéïne, Lieu Commun, Toulouse
• Jeune Création de St Rémy, Moulin des arts, St Rémy
• Conduite oblique, le Praticable, Rennes

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