Jean-Michel Meurice – Parcours : 1956-2018 au Musée Fabre

Jusqu’au 24 juin 2018, le musée Fabre présente dans les salles voûtées de la collection contemporaine une remarquable exposition consacrée à Jean-Michel Meurice.

Jean-Michel Meurice - Parcours 1956-2018 au Musée Fabre
Jean-Michel Meurice – Parcours 1956-2018 au Musée Fabre

Cette évocation du parcours de l’artiste est construite autour d’un noyau d’œuvres récemment entrées dans les collections du musée. Aux deux pièces acquises en 2015 (« Kaariye Walid 05 » et « Zoïle 10 ») s’ajoutent un don généreux de Jean-Michel Meurice et le dépôt d’une de ses « Pénélope ». L’ensemble est enrichi par des prêts de son atelier et de collections particulières.

Le parcours s’articule en quatre périodes qui illustrent la trajectoire de l’artiste :

Cette présentation reprend dans les grandes lignes l’organisation de la rétrospective que le LAAC Dunkerque avait proposée en 2016.

L’accrochage limpide et éloquent a été conçu en étroite collaboration avec Jean-Michel Meurice qui s’est particulièrement engagé dans ce projet.
Comme d’habitude au musée Fabre, la lumière parfaitement maîtrisée est irréprochable.

Un livret pour accompagner la visite est disponible à l’entrée de l’exposition.
Après un bref préambule de Michel Hilaire, directeur du musée Fabre, sur l’origine et les intentions du projet, ce document s’organise salle par salle autour d’une conversation entre Stanislas Colodiet (conservateur au musée Fabre) et Jean-Michel Meurice. Au-delà des repères qu’il offre au visiteur, cet entretien est un exceptionnel document qui éclaire et enrichit le regard et la contemplation des œuvres exposées.

« Jean-Michel Meurice – Parcours : 1956-2018 » s’inscrit très logiquement dans la continuité (parfois interrompue) des accrochages que le musée Fabre a consacrés, dans ces salles voûtées, à des artistes contemporains qui entretiennent des liens particuliers avec le musée (Deuzeuze, Buraglio, Bordarier, Pierrette Bloch, Philippe Pradalié, Alexandre Hollan, Geneviève Asse…)

Commissariat : Michel Hilaire, Conservateur général, Directeur du musée Fabre
Stanislas Colodiet, Conservateur du patrimoine, musée Fabre
Florence Hudowicz, Conservatrice des arts graphiques et décoratifs, musée Fabre

À l’occasion de cette exposition, les éditions Beaux-Arts annoncent la parution de « Plein cadre – Jean-Michel Meurice. Entretien avec Maurice Fréchuret ». L’éditeur promet : « Un échange passionnant et inédit où Jean-Michel Meurice dévoile pour la première fois ses “vérités successives”. Cet entretien devrait être suivi d’écrits de l’artiste et illustré de nombreuses photos d’archive ».

Jean-Michel-Meurice. édition Arteos

Un ouvrage consacré à Jean-Michel Meurice, chez Arteos, accompagnait la rétrospective au LAAC Dunkerque en 2017-2017 ainsi que les expositions de 2017 à Béthune « Évidences singulières. Jean-Michel Meurice et ses amis » à Labanque et « Jean-Michel Meurice et Jean Le Gac, Retour à Béthune » au Musée de la Chapelle Saint-Pry ainsi que « Jean-Michel Meurice, l’espace bien tempéré » au Musée du Touquet-Paris-Plage.

Jusqu’au 17 février, la galerie Clémence Boisanté présente à Montpellier Jean-Michel Meurice dans une exposition de groupe intitulée « Supports/surfaces et après… ». Elle lui avait déjà consacré un projet à l’automne 2017 en compagne de Louis Cane.

À ne pas manquer !

À lire, ci-dessous, une présentation du parcours extraite du dossier de presse avec les commentaires de Jean-Michel Meurice, enregistrés lors de la visite de presse. Suivent  quelques repères biographiques issus du site de la Fondation La Ruche

En savoir plus :
Sur le site du Musée Fabre
Suivre l’actualité du Musée Fabre sur Facebook et Twitter
À lire « Jean-Michel Meurice. La rigueur dans la couleur » sur le blog du Curieux des arts à propos de la rétrospective au LAAC Dunkerque.
À lire « Les deux vies de ean-Michel Meurice », un entretien avec Catherine Francblin sur son œuvre peinte et cinématographique, paru dans Art Press, en mai 2017.
Jean-Michel Meurice sur les sites des galeries Ceysson & Bénétière, La Forest Divonne et Guillaume

Jean-Michel Meurice – Parcours : 1956-2018 – Présentation du parcours

Années 1960. Tout-couleur pop

Les problématiques que Jean-Michel Meurice aborde dans les années 1960 sont proches de celles du mouvement Supports/Surfaces auquel il est régulièrement associé dans des expositions collectives. Son oeuvre fait en effet état d’une peinture remise en question qui cherche à se libérer des contraintes imposées par le pinceau et le châssis. Prenant volontairement ses distances avec l’abstraction lyrique, Meurice explore de nouveaux territoires en employant des matériaux inédits tels que les aérosols, l’aluminium, le vinyle, plus généralement les matières synthétiques, ce qu’il appelle « le style Prisunic ».

Années 1970. Hors cadre

Au cours des années 1970, la démarche de Jean-Michel Meurice, de plus en plus radicale, se caractérise par une systématisation du geste.
L’artiste, animé par le désir de peindre à nouveau, couvre l’espace de ses peintures de bandes de couleurs répétées qui occupent entièrement l’espace pictural saturé.

Années 1980-1990. Arabesque

Meurice se passionne par l’art islamique à la faveur d’un voyage en Andalousie à la fin des années 1970 et de plusieurs voyages en Asie Centrale au début des années 1980. Le motif réapparaît dans son oeuvre à la faveur de l’expérimentation d’une technique nouvelle : l’empreinte. Meurice crée de grandes compositions avec des motifs végétaux dont les arabesques contrastent avec la rigueur des lignes répétées.

Années 2000. Corolles volubiles

Depuis le début des années 2000, Jean-Michel Meurice pratique à nouveau le dessin, il représente sans cesse des ipomées, ces fleurs aux formes sensuelles vécues comme une épiphanie. En écho aux pratiques radicales des premières années, Meurice fait intervenir à nouveau des supports surprenant dans sa peinture, dessinant par exemple sur des rideaux de douche.

Jean-Michel Meurice – Repères biographiques

Jean-Michel Meurice dans son atelier
Jean-Michel Meurice dans son atelier

Né en 1938. Peintre et cinéaste.

Il a été dès 1960 l’un des initiateurs du mouvement Supports/Surfaces. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées et publiques et notamment au Musée National d’Art Moderne-Centre Georges Pompidou à Paris ; à la Fondation Maeght-St Paul à Vence ; au Musée Picasso à Antibes ; au Musée Fabre à Montpellier ; au Musée Boymans et à la Fondation Peter Stuyvesant à Rotterdam ; au Tokyo International Forum à Tokyo. Il a reçu en 2013 le Grand Prix de Peinture de l’Académie des Beaux-Arts pour l’ensemble de son œuvre.

Il est aussi auteur d’un grand nombre de films documentaires pour lesquels il a reçu en 1992 le Grand Prix National.Grand Prix de Peinture de l’Académie des Beaux-Arts en 2013 pour l’ensemble de son œuvre.
Grand Prix National de la Création en 1992 pour l’ensemble de son œuvre audio-visuelle.

  • 1960. Militaire en Algérie.
    Premières peintures répétitives. Première exposition à Alger.
  • 1963. Peint la Barnum.
    Filme Bram Van Velde et Pierre Soulages.
  • 1970. Série des Vinyls.
    Filme John Cage et « Crime aux USA ».
  • 1973. Série des Pénélopes et des cornières. Exposition au CNAC.
    Filme « Laissez moi le temps de me souvenir ».
  • 1977. Exposition à la Fondation Maeght.
  • 1981. Exposition Galerie de France.
    Début des peintures à motif végétal. Expositions à Pékin et Tokyo.
  • 1986. Fonde et dirige ARTE avec Georges Duby.
    Peint un plafond pour le Musée Picasso, à Antibes.
  • 1991. Troisième exposition au Japon.
    Filme « Mafia Rouge » et « Apartheid ».
  • 2000. Série des moucharabiehs.
    Filme « Série Noire au Crédit Lyonnais ».
  • 2011. Série des moucharabiehs.
    Filme « Algérie notre histoire ».
  • 2013. Expositions à Paris et Luxembourg, galerie Bernard Ceysson
    Filme « Noire Finance «
  • 2015. Filme « Caravage, dans la splendeur des ombres »

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