La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier

Du 22 mars au 1er juin 2018, A+Art invite l’atelier Tchikebe pour « La science du désordre » dans les locaux  de l’agence A+Architecture à Montpellier.

La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier
La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier

L’agence A+Architecture qui a rejoint en début d’année Mécènes du Sud Montpellier – Sète a crée A+Art pour développer un programme d’expositions dans son siège de Montpellier.

Après une première proposition qui réunissait des œuvres de Pierre Bendine-Boucar, Lionel Scoccimaro, Jeanne Susplugas et Emmanuelle Villard, A+Art invite l’atelier Tchikebe pour une sélection d’œuvres multiples imprimées par l’éditeur marseillais.

Première exposition chez A+Art à Montpellier - Jeanne Susplugas, Pink house, 2005 - photo © Pierre Schwartz
Première exposition chez A+Art à Montpellier – Jeanne Susplugas, Pink house, 2005 – photo © Pierre Schwartz

On trouvera des sérigraphies originales imprimées par Tchikebe et signées par Anne-Valérie Gasc, Bruno Peinado, Chourouk Hriech, Delphine Coindet, Gilles Barbier, Isa Barbier, John Deneuve, Michèle Sylvander, Olivier Morvan, ORLAN, Pierre Malphettes, Tania Mouraud.

À cette belle sélection, s’ajoutent trois sérigraphies, coproduites par A+Art et Tchikebe, d’Alain Clément, Hervé Di Rosa et Guy de Rougemont, trois artistes qui ont collaboré avec l’agence A+Architecture.

Signature dans l'atelier d'Alain Clément de la sérigraphie éditée spécialement par A+Art et Tchikebe, à l'occasion de l'exposition "La science du désordre".
Signature dans l’atelier d’Alain Clément de la sérigraphie éditée spécialement par A+Art et Tchikebe, à l’occasion de l’exposition « La science du désordre ». photo © A+Art .

Depuis 2009, Tchikebe est reconnu et apprécié comme atelier spécialisé dans l’impression d’œuvres d’art en sérigraphie, les tirages pigmentaires Fine Art et l’encadrement sur mesure. Selon la volonté des artistes, Tchikebe produit des œuvres originales, multiples ou uniques, « à plat » ou en volume, qui intègrent la sérigraphie dans leur process de fabrication.

À l’occasion des dernières éditions d’Art-O-Rama, on a pu apprécier le savoir-faire de l’atelier et la diversité de son catalogue.
Depuis la rentrée 2017, Tchikebe dispose d’une galerie dans l’ensemble de la rue du Chevalier Roze à Marseille. Après une exposition inaugurale consacrée au lancement de la collection 3 de Blazers/Blasons, on y vu des sérigraphies produites dans la collection Quality Prints de Nicolas Daubanes, Olivier Morvan, Thomas Tudoux, ORLAN, Lionel Scoccimaro, Mathieu Mercier, Chourouk Hriech. Isa Barbier y a présenté sa monographie en janvier. La galerie a ensuite accueilli Pierre Beloüin et son projet Optical Sound initié en 1997.

En début d’année, le Togu Art Club, créé par l’agence Togu Architecture à Marseille, avait présenté « De mèche », une exposition de l’atelier Tchikebe avec Delphine Coindet, John Deneuve, Anne-Valérie Gasc, Olivier Millagou, Tania Mouraud, Nicolas Pincemin et Emmanuelle Villard.

Togu Art Club - « De mèche », une exposition de l’atelier Tchikebe. Photo ©Togu Art Club
Togu Art Club – « De mèche », une exposition de l’atelier Tchikebe. Photo ©Togu Art Club

À lire le communiqué de presse (reproduit ci-dessous), « le titre de l’exposition, “La science du désordre” puise son origine dans l’ouvrage de Joseph Michel Perez, physicien et chercheur. Il oriente ses recherches sur les composites et leurs caractéristiques moléculaires.
La matière est parfois structurée dès son origine. La main de l’homme ou tout autre phénomène naturel organise celle-ci. Elle peut également être agencée dans une forme de désordre, et conserver cet état indéfiniment. Tout est question de processus comme celui de l’impression sérigraphique. En effet, ce procédé d’impression est étroitement lié à la matière, grâce à l’encre ».

On attend avec curiosité cette proposition dont le commissariat est assuré par Pierre Bendine-Boucar.

Chronique éventuelle après le vernissage annoncé le jeudi 22 mars de 18h30 à 21h dans les locaux de l’agence A+Architecture au 220, rue du Capitaine Pierre Pontal à Montpellier

En savoir plus :
Sur le site de l’agence A+Architecture
Suivre l’actualité de A+Art sur Facebook
Sur le site de l’atelier Tchikebe
Suivre l’actualité de l’atelier Tchikebe sur Facebook et Twitter

« La science du désordre » – Communiqué de presse

L’agence A+Architecture confirme son engagement pour l’art contemporain. Tout en poursuivant sa collaboration avec divers artistes à l’occasion de réalisations architecturales (Alain Clément, Vincent Bioulès, Bernard Pagès, Hervé Di Rosa, Abdelkader Benchamma…), elle rejoint cette année Mécènes du Sud Montpellier – Sète et crée A+Art qui permettra de développer un programme d’expositions dans son siège de Montpellier.

L’artiste Pierre Bendine-Boucar assure désormais le rôle de Commissaire d’exposition pour A+Art.
Pour leur deuxième exposition, une sélection d’oeuvres multiples des imprimeurs et éditeurs Tchikebe est présentée dans les locaux d’A+Architecture.

ORLAN, Drapé, 2015 - Atelier Tchikebe  La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier
ORLAN, Drapé, 2015 – Atelier Tchikebe
La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier

Basés à Marseille, les frères Ludwig-Legardez, sont présents sur la scène artistique nationale depuis une dizaine d’années et ont initié de nombreuses collaborations avec des artistes contemporains, permettant d’une part de proposer des oeuvres originales à des prix abordables, et d’autre part de mettre au service des artistes les possibilités d’expérimentation de la sérigraphie via un savoir-faire spécifique que développe l’atelier Tchikebe.

Ce sont ces deux directions qui seront développées dans l’exposition La science du désordre, mettant en valeur la variété des propositions et le lien étroit entre la poésie, l’imaginaire et l’esprit des quinze artistes présentés. À cette occasion, l’édition originale d’une sérigraphie de trois artistes (Alain Clément, Hervé Di Rosa et Guy de Rougemont) liés au travail d’A+Architecture, coproduite par A+Art et Tchikebe, est conçue spécialement pour l’exposition.

Anne Valérie Gasc, Bouquet Final / Tour I - Atelier Tchikebe. La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier
Anne Valérie Gasc, Bouquet Final / Tour I – Atelier Tchikebe.
La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier

Le titre de l’exposition, La science du désordre, puise son origine dans l’ouvrage de Joseph Michel Perez, physicien et chercheur. Il oriente ses recherches sur les composites et leurs caractéristiques moléculaires.
La matière est parfois structurée dès son origine. La main de l’homme ou tout autre phénomène naturel organise celle-ci. Elle peut également être agencée dans une forme de désordre, et conserver cet état indéfiniment. Tout est question de processus comme celui de l’impression sérigraphique. En effet, ce procédé d’impression est étroitement lié à la matière, grâce à l’encre.

La création d’un tirage sur papier nécessite plusieurs passages d’encre, qui en se superposant finit par constituer une œuvre. On peut obtenir un tirage en sérigraphie en superposant plusieurs dizaines de couches d’encre. Imprimer, c’est donner une forme particulière à une matière liquide libre. Cette encre qui se répand et se fige au coeur du papier, ne se dissoudra plus et finira par évaporation à se fixer à un endroit défini par l’imprimeur. L’encre de par son protocole d’application sur le papier est dominée par le geste du sérigraphe qui avec son écran organise la construction d’une image pensée. On est en présence d’un procédé physique. Ce matériau fluide, au départ libre, se voit organisé et appliqué via ce pochoir sérigraphique.

John Deneuve, Sans Titre - Atelier Tchikebe La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier
John Deneuve, Sans Titre – Atelier Tchikebe
La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier

Autant de parallèles qui suggèrent le temps de l’œuvre, celui de sa pensée, de sa réalisation, de sa longévité et donc de sa diffusion. Imprimer un tirage, représente pour l’éditeur, une gravure d’un temps sur un support donné, obtenant ainsi un acte qui ne s’effacera plus. C’est donc en considérant la production d’estampes sérigraphiques de l’atelier Tchikebe que le parallèle avec les textes de Joseph Michel Perez prend sens, car à la croisée de la technique et de la poésie, ces oeuvres donnent une certaine image de la pensée des artistes qui mérite d’être considérée comme une « science du désordre ».

« L’ordre reste muet à toute sollicitation, le désordre est nécessaire pour que celle-ci trouve
réponse ». Joseph Michel Perez

Tania Mouraud - Atelier Tchikebe. La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier
Tania Mouraud – Atelier Tchikebe.
La science du désordre – l’atelier Tchikebe chez A+Art à Montpellier

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