Noss-Noss à la Friche de la Belle de Mai – Marseille

Sous le titre énigmatique de « Noss-Noss » , un café « moitié-moitié » au Maroc, le Goethe-Institut de Marseille propose une exposition de Badr El Hammami, Timea Anita Oravecz, Mohammed Laouli & Katrin Ströbel et Filipe Lippe.

Sous le titre « Récits, traces, passages », une première version l’exposition a été présentée en 2017 à Tanger avec Badr El Hammami et Timea Anita Oravecz.
La présentation à Marseille fait suite de ce projet. Au coté des deux artistes invités à Tanger, deux autres positions sont présentées à la Friche : celle de Mohammed Laouli et Katrin Ströbel (Marseille) et de Filipe Lippe (Hambourg).

© Mohammed Laouli et Katrin Ströbel
© Mohammed Laouli et Katrin Ströbel

« Noss-Noss » dont le commissariat est assuré par Katrin Ströbel s’intéresse à Marseille, Hambourg et Tanger comme « trois espaces de transit, tous les trois avec une longue histoire de migration ».

À lire le communiqué de presse, l’exposition « invite des artistes contemporains qui suivent ces questions en travaillant à Tanger, Marseille et Hambourg à entrer en dialogue sur cette thématique actuelle. Les artistes présentés ici interrogent de façon poétique et politique des expériences de migration et de frontières. Comment l’expérience migratoire s’inscrit dans des objets, documents ou récits – historique, public ou personnelle – est l’une des questions centrales dans l’exposition ».

Après le vernissage, on reviendra probablement sur cette exposition qui s’inscrit dans le projet « Focus Hambourg » du Goethe-Institut de Marseille, proposé à l’occasion du 60e anniversaire du jumelage entre Marseille et Hambourg.

À lire, ci-dessous, une présentation des artistes extraite des documents de presse.

En savoir plus :
Sur le site de la Friche de la Belle de Mai
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Sur le site du Goethe-Institut

Badr el Hammami

© Badr el Hammami
© Badr el Hammami

Né en 1979 au Maroc, Badr el Hammami, vit et travaille à Marseille. Il conçoit ses oeuvres en fonction d’un lien, direct ou métaphorique, avec les « frontières » en s’appropriant ce qu’elles produisent, induisent ou impliquen. Dans ses installations, videos et photos, il établit un dialogue permanent entre vécus et histoires. Son projet Thabrate (« la lettre » en berbère) s’inspire d’une pratique de correspondance qui s’est déroulée dans les années 1970-80 entre des travailleurs immigrés marocains et leurs familles restées au Maroc. Badr Hammami, réactive cette histoire immatérielle à travers des archives et une discussion menée entre 2010 et 2011 par cassettes interposées.

Timea Anita Oravecz

© Timea Anita Oravecz
© Timea Anita Oravecz

Timea Anita Oravecz est née à Budapest et vit actuellement à Berlin. En 2007, elle a complété ses études d’art à l’Accademia di Belle Arti à Venise et a achevé en 2011 son master à l’Institut für Raumexperimente de Berlin. Sa pratique artistique est intimement liée à ses expériences personnelles. Pendant quinze ans, l’artiste a ainsi vécu dans six pays différents. L’installation vidéo Cosmopolitan (2009) est un récit d’actualité de la mobilité sociale et professionnelle. L’artiste raconte les difficultés absurdes auxquelles elle a dû faire face lors de ses déménagements de pays en pays, au sein d’une Union européenne prétendument sans frontières. Pendant son séjour à Tanger elle a développé plusieurs pièces qui reflètent sa traversé de la frontière marocaine.

Mohammed Laouli et Katrin Ströbel

© Mohammed Laouli et Katrin Ströbel
© Mohammed Laouli et Katrin Ströbel

Le projet frontières fluides – fluid boundaries de Mohammed Laouli (né 1972, vit et travaille entre Marseille et Rabat) et Katrin Ströbel (née 1975, vit et travaille à Marseille et Stuttgart) considère les frontières composées d’eau (entre deux villes, deux pays, deux géographies), non pas comme des lignes de démarcation, mais comme des espaces singuliers au sein desquels évoluent des vies, des économies et des trajectoires de pensée spécifiques. Pour ce projet, Mohammed Laouli et Katrin Ströbel construisent des abris temporaires sur des embarcations et investissent des frontières navigables. Avec leurs « bateaux nomades », ils partent à la rencontre des personnes qui habitent ces espaces (entre autre Marseille, Tanger, Amsterdam) et en occupent les rives. De leurs échanges, émerge une infinité de récits qui constituent la matière première de leur travail. À travers leur installation, les artistes analysent ainsi de manière renouvelée les impacts culturels, sociaux et économiques de la vie dans ces lieux-communs.

Filipe Lippe

© Filipe Lippe
© Filipe Lippe

Filipe Lippe est un artiste brésilien, né en 1986 et diplômé de l’Escola Nacional de Belas Artes, Rio de Janeiro et de l’ecole de beaux-arts HfBK Hambourg. Il travaille à Hambourg et à Rio de Janeiro. À travers sa pratique artistique, Lippe interroge des sujets liés à la mémoire, à l’histoire, aux archives, au langage et au pouvoir. Il propose une relecture critique de l’histoire officielle afin de répondre aux questions d’aujourd’hui en utilisant un archive d’images, d’objects et de documents trouvés. Dans son travail s’engage profondément dans une interrogation constante de l’existence humaine qui se bat entre un passé tragique et des incertitudes actuelles.

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