lundi 20 septembre 2021

Polyptyque 2021 – 3e Salon de Photographie Contemporaine de Marseille

Pour sa troisième édition, Polyptyque 2021 propose « Récits contemporains », une exposition qui rassemble dix artistes internationaux avec la collaboration avec leurs galeries européennes. Cet événement sera accompagné de la présentation du travail de dix photographes de la région sélectionné.e.s pour le Prix Polyptyque 2021.

​« Récits contemporains »

Sous la direction artistique de Magali Avezou, « Récits contemporains » affirme l’ambition d’offrir « un panorama de la photographie contemporaine » en présentant « différents terrains d’exploration actuels du medium, de la fiction documentaire aux questions de matérialité et de l’image en réseau ».

Pour ce projet, les artistes suivant seront réunis :

Clare Strand (Parrotta, Cologne) • Federico Clavarino (Viasaterna, Milan) • Gloria Oyarzabal (Rocio Santa Cruz, Barcelone) • Laurence Aëgerter (Binome, Paris) • Max Pinckers (Sofie Van de Velde, Anvers) • Pinar & Viola (Flatland, Amsterdam) • Rachel de Joode (Christophe Gaillard, Paris) • Sébastien Arrighi (Myo, Mougins) • Thomas Mailaender (Michael Hoppen, Londres) • Victoria Marques Pinto (Black Box Projects, Londres)

On lira, ci-dessous, le texte de présentation de « Récits contemporains » qui justifie ce choix artistique. L’exposition aura lieu au 26 rue de la République dans le premier arrondissement de Marseille

​Prix Polyptyque 2021

Depuis 2018, le Prix Polyptyque soutient la création en région. Onze artistes ont été sélectionné.e.s et seront exposé.e.s pendant le salon au 38 rue de la République à Marseille :

Aurélien David • Rodrigue de Ferluc • Priscilia de Lima • Sylvia Donis • Léna Durr • Grégoire Edouard • Arina Essipowitsch • Brigitte Manoukian • Nicolas Ramel • Eleonora Strano • Dorian Téti

Un jury désignera trois lauréat.e.s qui bénéficieront d’une exposition collective à la Galerie Sit Down à Paris en 2022, d’un accompagnement professionnel pendant 6 mois et d’une bourse de 2 000 euros pour la production d’un nouveau projet.

Ce jury est composé de : Francoise Bornstein, Galerie Sit Down • Emilia van Lynden, Consultante en Photographie Contemporaine et Responsable Marketing, Communication et Publications pour Manifesta • Caroline Stein, Responsable du mécénat de la banque Neuflize OBC • Erick Gudimard, Directeur artistique du Centre Photographique Marseille • Pascal Beausse, Responsable des collections photographique du Cnap

Polyptyque 2021 est organisé par le Centre Photographique Marseille avec le soutien de la Ville de Marseille et de la Région Sud, en partenariat avec Studio AZA.

Chronique à suivre après une visite de Polyptyque 2021

En savoir plus :
Sur le site du Centre Photographie Marseille
Suivre l’actualité de Polyptyque 2021 sur Facebook et Instagram

« Récits contemporains » : Présentation du projet

Les artistes de Récits contemporains explorent l’état actuel des images, soulignant leur influence sur notre quotidien et le pouvoir de la narration dans notre appréhension du monde. Dans certaines œuvres, le « surréel » prend une dimension cathartique, réponse à une prise de conscience environnementale brutale et à l’emprise des technologies sur nos vies. Dans d’autres, l’humour et l’ironie permettent une approche distanciée des enjeux actuels. Les artistes font également appel à la réalité physique comme outil de lecture de la société contemporaine ; à travers la représentation de la nature et des corps, mais aussi dans la matérialité des œuvres elles-mêmes avec des sculptures, tapisseries, collages, installations…

Avec Woman Go No’Gree, Gloria Oyarzabal (Rocio Santa Cruz, Barcelone) examine le rôle du colonialisme dans l’imposition d’un ordre social basé sur la différenciation de genre en Afrique. Ghost Stories de Federico Clavarino (Viastaterna, Milan) entremêle des anecdotes de l’histoire de Marseille avec des portraits de la jeunesse d’aujourd’hui dans un récit qui met en exergue la force narrative des images. A travers d’apparentes supercheries, Max Pinckers (Sofie Van der Velde, Anvers) s’intéresse lui, avec Margins of Excess, à l’écart ténu entre réalité et fiction, et interroge les structures sociales qui organisent nos récits collectifs. Dans Ora, Sébastien Arrighi (Myo, Mougins) révèle une Corse mystérieuse et rude, où convergent croyances mystiques et réalisme social.

Imminent Impressions de Victoria Marques Pinto (Black Box Projects, Londres), s’intéresse à l’impact du consumérisme sur l’environnement et notre représentation du monde. Le travail de Rachel de Joode (Christophe Gaillard, Paris) s’articule, lui, autour de la tension entre l’écran et le corps, créant un univers dans lequel l’expérience du toucher se fait à travers le regard.

Dans Longo Maï de Laurence Aëgerter (Binome, Paris), des baigneurs tissés de fils phosphorescents nous transportent dans un état de conscience alternatif du monde et de la nature. En nous invitant à observer la poussière se déplacer dans un spectre lumineux, Material de Clare Strand (Parrotta, Cologne) nous incite à prendre conscience de notre environnement physique et à contempler l’instant suspendu dans le temps.

Dans son travail, Thomas Mailaender (Michael Hoppen, Londres) détourne des clichés et les transposent sur des supports inattendus pour souligner, avec humour, l’évolution de notre paysage visuel et les comportements sociaux y ayant trait. Avec ironie et sincérité, la vidéo Mother Hearth de Pinar&Viola (Flatland, Amsterdam) personnifie la nature en une fleur sensuelle distillant des aphorismes. Par ce travail, les artistes suggèrent le pouvoir potentiel de la technologie sur la conscience collective.

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