lundi 10 août 2020

Jean-Yves Moirin, Vanitas

Jean-Yves Moirin , Vanitas à la galerie Annie Gabrielli, Montpellier

On se souvient de l’exposition présentée par Annie Gabrielli  en 2011, Une obscure Clarté, pendant l’exposition Caravage au musée Fabre.
Du 18 janvier au 15 mars 2014, elle invite à nouveau Jean-Yves Moirin  pour une série intitulée Vanitas.

Ouvert du mercredi  au  samedi, de 15 h à 19 h.

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Communiqué de presse :

C’est la deuxième exposition de Jean-Yves Moirin à la galerie Annie Gabrielli.
Vanitas est une série photographique constituée d’images poétiques qui suggèrent le caractère transitoire de la vie. Dans l’histoire de l’art, nature morte et vanité ont été essentielles, notamment à l’époque baroque ; Jean-Yves Moirin en propose une approche contemporaine.
La série représente des iris au début de leur flétrissure mais, derrière cette réalité, une autre « réalité » surgit. Nous basculons entre réalité et fantastique dans un espace imaginaire majestueux, délicat, poétique, d’une beauté qui pourrait se suffire à elle-même.

Annie Gabrielli

Jean-Yves Moirin, Sans titre, 2013. Photographie, 70 x 70 cm, ©Jean-Yves Moirin/Galerie Annie Gabrielli
Jean-Yves Moirin, Sans titre, 2013.
Photographie, 70 x 70 cm, ©Jean-Yves Moirin/Galerie Annie Gabrielli

Honteuses d’exister, ombres ratatinées,
Peureuses, le dos bas, vous côtoyez les murs ;
Et nul ne vous salue, étranges destinées !
Débris d’humanité pour l’éternité mûrs !
Mais moi, moi qui de loin tendrement vous surveille,
L’œil inquiet, fixé sur vos pas incertains…

Charles Baudelaire,
« Tableaux parisiens », in Les Fleurs du Mal, 1868.

Jean-Yves Moirin, Sans titre, 2013. Photographie, 70 x 70 cm, ©Jean-Yves Moirin/Galerie Annie Gabrielli
Jean-Yves Moirin, Sans titre, 2013.
Photographie, 70 x 70 cm, ©Jean-Yves Moirin/Galerie Annie Gabrielli

Vanitas est une série photographique réalisée au cours du printemps 2013, au moment où l’iris est à l’apogée de sa floraison, laquelle présente un singulier phénomène de transformation alors que chaque fleur amorce son déclin. L’agencement des formes se réalise au cours d’une phase assez brève. Des figures étonnantes se révèlent. Chaque fleur prête ses pétales à un avenir incertain. La photographie inscrit, dans le cadre fictionnel de l’image, l’expression d’une poétique des temps proches, là où l’inquiétude du changement et du vieillissement se dévoile en désillusions décoratives. Chaque image, incluse dans le cercle du tondo, explore ses propres qualités d’ombres et de lumières mettant ainsi à vif les outrances et les fantaisies de son modèle dont la disparition proche sont annoncées. Le noir est un velours, il dramatise la matière végétale et le destin de cette fleur dont les instants d’une beauté éphémère sont saisis par la photographie. Ainsi vaut l’avertissement : le temps mange le temps…

Jean-Yves Moirin

Chronique à suivre, après visite de l’expo…

En savoir plus :
Sur le site de la galerie Annie Gabrielli

Jean-Yves Moirin, Sans titre, 2013. Photographie, 70 x 70 cm, ©Jean-Yves Moirin/Galerie Annie Gabrielli
Jean-Yves Moirin, Sans titre, 2013.
Photographie, 70 x 70 cm, ©Jean-Yves Moirin/Galerie Annie Gabrielli

À propos de Jean-Yves Moirin :

Jean-Yves Moirin  a été professeur d’arts plastiques dans le secondaire et en école supérieure d’art puis inspecteur pédagogique régional dans l’académie d’Orléans-Tours.

Depuis 2006, il est inspecteur général de l’Éducation nationale en charge des arts plastiques. Il a bouleversé les programmes de cette discipline en y intégrant la photographie.
Il anime depuis plusieurs années un séminaire national pendant les Rencontres d’Arles.

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