mercredi 19 février 2020

Thomas Teurlai lauréat du premier Prix des ateliers de la Ville de Marseille


Parmi les multiples expositions et manifestations qui ont marqué la Rentrée 2015 de l’art contemporain à Marseille, Thomas Teurlai, résident des ateliers Lorette, a reçu le premier Prix des ateliers de la Ville de Marseille pour son installation Bullroarer.

Bullroarer est constitué de plusieurs éléments :  Un rhombe qui est selon la définition de Wikipédia « un  instrument à vent primitif se servant du frottement de l’air ambiant pour produire un son ». Un ventilateur  actionné par un moteur de trottinette électrique produit un courant d’air nécessaire et met en rotation le rhombe. Pour assurer la stabilité de l’ensemble, une chaussure de sport dans laquelle est glissée une bouteille d’eau assure le contrepoids. L’ensemble est contrôlé par un dispositif développé en Arduino.

Dans le communiqué qui annonçait son prix, Thomas Teurlai  présentait ainsi son installation : « Le Bullroarer ou rhombe est un des  plus anciens instruments connus. Il est supposé permettre de communiquer avec les esprits. Il est vrai que son vrombissement donne parfois à entendre des chuchotements sur un air de proto-hardcore. Ici le contrepoids  qui l’empêche de s’emmêler ressemble à la manière dont certaines tribus marquent leur territoire en balançant leurs chaussures sur les lignes électriques ».

Thomas Teurlai
Thomas Teurlai

La consultation de son porte-folio ou de son tumblr montre, comme l’écrit très justement Arnaud Maguet,  «Dans l’imaginaire de Thomas Teurlai , l’image de la ruine occupe une place importante. La beauté et la poésie des marges sont à l’œuvre dans sa pratique. À travers des installations, il détourne les objets de leur fonction première pour les entraîner vers un usage poétique et surprenant […] »

À l’occasion de cette première édition du Prix des ateliers de la Ville de Marseille, la Friche de la Belle de mai accueille au 5ème étage de la tour-panorama une exposition qui rassemble une sélection d’œuvres des artistes résidents, installés dans les ateliers de la Ville de Marseille.

L’exposition est organisée par Astérides et Triangle France. Simple et efficace, elle montre sobrement  une pièce pour chaque artiste résident : Charlotte Benedittini, Fouad Bouchoucha, Claire Dantzer, Diane Guyot, Gilles Pourtier, Arthur Sirignano, Timothée Talard, Thomas Teurlai, Elvia Teotski, Robin Touchard, Joo-Hee Yang.

À lire ci-dessous :

  • Des éléments biographiques à propos de Thomas Teurlai (extraits du site de la galerie Loevenbruck)
  • Une interview Thomas Teurlai à l’occasion de L’état du ciel, module de la Fondation Pierre Bergé au Palais de Tokyo, Paris.
  • Une brève présentation des artistes et des ateliers de la Ville de Marseille extraite du dossier de presse.

En savoir plus :
Sur le site des Ateliers de la Ville de Marseille
Sur le tumblr de Thomas Teurlai
Le dossier de Thomas Teurlai sur le site de la galerie Loevenbruck
Sur le site de la Friche la Belle de mai
Sur le site d’Astérides
Sur le site de Triangle France

Biographie

Thomas Teurlai est né en 1988 à Meaux, France
Il vit et travaille à Marseille

Formation

2005-2009 DNAP, école nationale supérieure des beaux-arts de Nantes (France)
2006-2007 Exchange Florida International University, Miami (états-Unis / United States)
2009-2011 Diplôme national supérieur d’expression plastique, Villa Arson, Nice (France)
2013-2014 Post-diplôme, école nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (France)

Prix

2014 Prix Slick ARTE et Beaux-Arts Magazine
2011 Prix de la Jeune Création de la Ville de Nice, Fondation Bernard Venet

Expositions personnelles

2015 : – Snug as thug in a rug. The Pipe Factory, Glasgow, Ecosse
               – Foot Locker. Copycat Building, Baltimore, Etats-Unis
2014 : – Europium. Fondazionne Sandretto Re Rebaudengo, Turin, Italie
               – L’état du ciel. Module de la Fondation Pierre Bergé-Palais de Tokyo, Paris, France
2013 : – Camping Sauvage. Niaga, Sénégal
2012 : – Chopper Desk. The Fish Factory, Stodvarfjordur, Islande
2011 : – Klaus Nomi auf L.S.D. Picto, Genève, Suisse
               – Ex-votos. Nathan Koestlin Gallery, Berlin, Allemagne

Expositions collectives (Sélection)

2015 : – L’ordre des lucioles. Fondation d’entreprise Ricard, Paris, France. Cur. Marc-Olivier Wahler
               – Prix des ateliers de la ville de Marseille. la Friche la Belle de Mai, Marseille, France
               – Moucharabieh. la Friche la Belle de Mai, Marseille, France
2014 : – From and To. Villa Arson, Nice, France
               – Avoiding exhaustion just in time. Parkour, Lisbonne, Portugal
              – Unitasking. Temporary Gallery, Cologne, Allemagne
              – Nouvelles de la Kula. Le CAP St-Font, Lyon, France
2013 : – Petit Bassin. La friche Lamartine, Lyon, France
               – La sympathie des horloges. École Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy, Annecy, France
               – 0,00 euros. La Gad, Marseille, France

À propos des artistes de l’exposition

« […] Les recherches de Charlotte Benedittini s’inscrivent dans le champ de la performance sonore et de l’improvisation, de la vidéo, et de l’installation sonore et lumineuse. Son intérêt se porte essentiellement sur le bug dont elle propose des mises en situations poétiques qui posent des questions autour de la temporalité et des limites de la perception […] » – Charlotte Benedittini

« […] Les dispositifs plastiques de Fouad Bouchoucha interrogent le son comme la matière à la fois sensible, esthétique et conceptuelle. Les processus mis en oeuvre par l’artiste révèlent des potentiels en latence et mettent en jeu l’idée de représentation, lorsqu’elle se frotte à l’intangible […] » – Leila Quillacq

« […] Claire Dantzer développe une pratique pluridisciplinaire alliant installations, sculptures et dessins au travers desquels elle engage un rapport de formes où s’opère un glissement. Les dialogues qu’elle instaure entre les signes, les images et les matériaux viennent interroger le corps dans ses acceptions à la fois charnel, intime et social […] » – Claire Dantzer

« […] L’oeuvre de Diane Guyot est marquée par les formes du pouvoir et l’exploration de nos expériences quotidiennes. Autant de sources d’inspiration pour une oeuvre polymorphe où se combine le dessin, la video, la performance et le graphisme mobilisant le langage et élaborant une réflexion sur le potentiel discursif de l’art à des fins politiques et contestataires […] » – Paul Sullivan

« […] Le mode opératoire de Gilles Pourtier, au travers de la photographie, s’apparente à un inventaire vernaculaire révélant les singularités qui se nichent derrière la banalité du quotidien. L’artiste fait émerger une sensibilité qui évacue simultanément l’objectivité indicielle et le pathos afin de saisir le quotidien sans toutefois se l’approprier […] » – Gallien Dejean

« […] Les volumes de Arthur Sirignano sont une écriture sensible où la projection se substitue au projet. Chacun de ses objets est une pensée plastique qui émerge d’un profond questionnement philosophique. Ces compositions de sensations matérialisées se manifestent en sculpture et en installation sous forme d’assemblages ou de situations minimalistes […] » – Arthur Sirignano

« […] Le travail de Timothée Talard se nourrit de codes sociologiques, des mouvements politiques, d’une imagerie de la violence dont il est, souvent en tant que cyber addict, témoin et qu’il analyse sous toutes ses formes. Le médium n’est que l’outil. L’artiste maitrise différentes techniques. Chacune de ses pièces n’est qu’un élément d’un sentiment, d’un sujet, qu’il tente de décortiquer […] » – Céline Ghisleri

« […] Dans l’imaginaire de Thomas Teurlai , l’image de la ruine occupe une place importante. La beauté et la poésie des marges sont à l’oeuvre dans sa pratique. À travers des installations, il détourne les objets de leur fonction première pour les entraîner vers un usage poétique et surprenant […] » – Arnaud Maguet

« […] Dans un rapport avec la matière et son caractère insaisissable, le travail de Elvia Teotski explore le caractère précaire des matériaux les plus humbles. Ces expérimentations successives tendent à détourner les matières de leur état en les transformant peu à peu en objets sculpturaux […] » – Elvia Teotski

« […] À travers ses gestes filmiques, sculpturaux et performatifs, le travail de Robin Touchard manifeste un chaos multicolore en partie maîtrisée par des dispositifs et des collaborations expérientielles. Ses processus de transformations testent les limites de l’expérience, les marges de la transition où fusionnent des formes organiques et artificielles […] » – Robin Touchard

« […] Joo-Hee Yang répond toujours à un contexte donné, faisant transparaître l’organique lorsque règne le synthétique. Ses installations, issues d’un travail fastidieux, convoquent des méthodes et matériaux jamais encore expérimentés. Rien dans sa pratique ne rappelle un système normé : tout oscille […] » Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani

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