Le Centre Pompidou fête ses 40 ans aussi à Arles, Nîmes, Montpellier, Marseille et Rodez…

Centre Pompidou 40 ans

En 2017, le Centre Pompidou fête ses 40 ans. Un anniversaire qu’il a choisi de partager avec 40 villes. Pour cela, il propose, en collaboration avec des musées, des centres d’art, des festivals, des scènes de spectacle, un programme inédit d’expositions, de prêts exceptionnels, de manifestations et d’événements pendant toute l’année.

Dans la région que arpente « En revenant de l’expo ! », quatre villes accueillent des expositions : Arles, Marseille, Montpellier, Nîmes et Rodez.

« Après Babel, traduire » au MuCEM, Marseille
Depuis le 14 décembre et jusqu’au 20 mars, le MuCEM présente à Marseille cette exposition passionnante qui résonne parfaitement avec les productions du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Chronique à lire ici.

« A different way to move. Minimalismes. New York 1960-1980 » à Carré d’Art, Nîmes
Du 7 avril au 17 septembre, Carré d’Art accueillera à Nîmes un projet qui fait écho à sa programmation et en partie à sa collection.
Marcella Lista, commissaire de l’exposition a imaginé ce projet à partir des collections du Centre Pompidou, et de nombreux prêts (Centre National de la Danse, Fondation Lambert, Kunstmuseum Basel, Getty Research Institute, Mamco, MoMA, Museo de Arte Reina Sofia, Whitney Museum of American Art…).
On attend beaucoup de cette proposition qui présentera des œuvres de Carl Andre, Vito Acconci, John Baldessari, Robert Barry, Trisha Brown, Lucinda Childs, Walter de Maria, Dan Flavin, Simone Forti, Philip Glass, Eva Hesse, Joan Jonas, Donald Judd, Sol LeWitt, Jackson Mac Low, Alvin Lucier, Babette Mangolte, Peter Moore, Gordon Matta Clark, Robert Morris, Bruce Nauman, Charlemagne Palestine, Steve Paxton, Yvonne Rainer, Terry Riley, Richard Serra, La Monte Young.

« Les Soulages du Centre Pompidou » au Musée Soulages de Rodez
« Les Soulages du Centre Pompidou » rejoindront ceux du musée de Rodez, du 16 juin au 5 novembre. À cette occasion le musée renouvellera entièrement son accrochage. Un commissariat de Benoît Decron.

« Francis Bacon – Bruce Nauman, face à face » au musée Fabre, Montpellier
Plus inattendue est cette confrontation au musée Fabre, à Montpellier, du 1er juillet au 5 novembre. Beaucoup opposent le travail de ces deux artistes, par ailleurs très éloignés des collections du musée. C’est avec une certaine curiosité que l’attend cet événement.

« Le spectre du surréalisme » aux Rencontres de la Photographie à Arles
Les Rencontres de la Photographie à Arles accueilleront, du 3 juillet au 24 septembre, cette exposition conçue par Karolina Ziebinska-Lewandowska, à partir des collections photographiques du Centre Pompidou. Le projet annonce des dialogues « entre eux des projets artistiques en apparence lointains tels ceux de Hans Bellmer et Aneta Grzeszykowska, de Boiffard et Hannah Villiger, de Brassaï et Zoe Leonard, de Dora Maar et Eva Kotátková, de René Magritte et Erwin Wurm ou encore de Raoul Ubac et Arthur Tress ».

À lire, ci-dessous, la présentation de ces expositions extraites du dossier de presse…

En savoir plus :
Sur le site Centre Pompidou 40
Sur la page Facebook Centre Pompidou 40

Centre Pompidou 40 ans 
Présentation des expositions prévues à Nîmes, Rodez, Montpellier et Arles

« A different way to move. Minimalismes. New York 1960-1980 » – Carré d’Art, Nîmes

Commissariat : Marcella Lista
7 avril – 17 septembre

L’art minimal évoque un avènement des matériaux industriels bruts, des structures élémentaires et des agencements sériels. Dès l’apparition de ce terme, forgé par la critique newyorkaise au milieu des années 1960, la plupart des artistes l’ont rejeté, et avec lui l’idée d’une parenté basée sur l’apparence visuelle de leurs œuvres. Une remarque célèbre de Sol LeWitt rappelle que le minimalisme « signifie des choses différentes pour des gens différents ».

Bruce Nauman - Dance or Exercice on the Perimeter of a Square (Films d'atelier), 1967 - 1968 / Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Service de la documentation photographique du MNAM / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris
Bruce Nauman – Dance or Exercice on the Perimeter of a Square (Films d’atelier), 1967 – 1968 / Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Service de la documentation photographique du MNAM / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris

L’exposition invite à relire l’histoire de cette réélaboration profonde des pratiques artistiques, à la recherche de nouvelles formes de construction. Élaborée à partir des collections du Centre Pompidou, enrichies d’autres prêts ainsi que de performances, elle élargit le point de vue sur les chefs d’œuvres de l’art minimal pour s’intéresser aux foyers communs où les arts visuels, la danse et la musique se réinventent dans une proximité féconde au cours des années 1960 et 1970. Artistes, chorégraphes et compositeurs se croisent tout d’abord dans l’atelier d’improvisation d’Anna Halprin, à la fin des années 1950 à San Francisco, puis dans les lofts newyorkais dès 1960 et, enfin, dans l’intense expérimentation performative qui se cristallise à la Judson Memorial Church à partir de 1962. « Il était nécessaire de trouver une manière différente de se mouvoir », écrit la chorégraphe et cinéaste Yvonne Rainer.

Les œuvres radicales qui sont issues de ces recherches engagent dans l’espace et le temps un nouveau rapport au spectateur. L’exposition propose une relecture des formes du minimalisme dans une perspective élargie. Elle suggère la manière dont les arts du temps — la danse et la musique mais aussi le texte, le film et la vidéo qui forment dès le milieu des années 1960 le cœur des pratiques conceptuelles et dites « post-minimales » — ont porté un changement majeur dans la pensée formelle de l’objet. Le développement d’une conscience corporelle place la polarité conflictuelle entre concept et perception au premier plan de la recherche artistique.

« Les Soulages du Centre Pompidou » – Musée Soulages de Rodez

Commissariat : Benoît Decron
16 juin – 5 novembre

L’exposition replace le parcours de l’œuvre du peintre Pierre Soulages au sein des collections du Centre Pompidou à travers des acquisitions et donations successives qui honorent la générosité du peintre et l’engagement des conservateurs.

Pierre Soulages - Peinture 220 x 366 cm, 14 mai 1968, 1968 / Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Service de la documentation photographique du MNAM / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris
Pierre Soulages – Peinture 220 x 366 cm, 14 mai 1968, 1968 / Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Service de la documentation photographique du MNAM / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris

Cette présentation replaçe une dizaine d’œuvres — datées de 1948 à 2002, peintures sur toile et sur papier— dans le contexte de leur création, accompagnées de textes et de documents. Soixante-dix ans de peinture ramenés à ses lignes de force : des modestes Goudrons sur verre de 1948, à rapprocher des cartons et des verres de l’expérience des vitraux de Conques, aux Outrenoir majestueux et radicaux. Les œuvres de Paris dialoguent avec celles de Rodez.

L’œuvre de Pierre Soulages a été montré à trois reprises lors de monographies d’envergure au Musée national d’art moderne puis au Centre Pompidou, en 1967, 1979 et 2009-2010. Son inventivité et sa vitalité enjambent deux siècles, notamment à travers les Outrenoir en pleine lumière.

Le musée Soulages présente des œuvres de 1946 à 2015, en écartant les œuvres de jeunesse. L’exposition met en valeur le dynamisme des collections publiques. Salle après salle, avec un accrochage spécifique, elle précise le propos du peintre qui aime le hasard et l’invention : « une démarche qui engage à la fois l’homme et le monde. L’homme autant le spectateur que l’artiste » (dans Esprit, 1958). Pierre Soulages voit cet anniversaire comme une occasion de renouveler l’accrochage d’un musée qu’il a souhaité en mouvement régulier.

Pierre Soulages – Peinture 220 x 366 cm, 14 mai 1968, 1968 / Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Service de la documentation photographique du MNAM / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris

« Francis Bacon / Bruce Nauman, face à face » – musée Fabre, Montpellier

Commissariat : Cécile Debray
1 Juillet – 5 Novembre

Francis Bacon et Bruce Nauman : deux générations d’artistes, développant une œuvre dans des contextes artistiques différents — l’un peintre anglais, jouant de références à la tradition picturale ou cinématographique pour mieux les subvertir dans un expressionnisme singulier, l’autre acteur américain essentiel de la performance par le medium de la vidéo puis de la sculpture et des installations, interrogeant le langage et le corps.

Francis Bacon - Three Figures in a Room (Trois personnages dans une pièce), 1964 / Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. RMN-GP © The Estate of Francis Bacon / All rights reserved / Adagp, Paris and DACS, Londres
Francis Bacon – Three Figures in a Room (Trois personnages dans une pièce), 1964 / Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. RMN-GP © The Estate of Francis Bacon / All rights reserved / Adagp, Paris and DACS, Londres

Tous deux, par des moyens distincts, conçoivent l’art comme une expérience, expriment une fascination pour le corps et ses possibles déformations et transformations, son inscription dans un espace clos, sa capacité à pousser jusqu’aux limites de l’expérience, dotant la confrontation du spectateur à leur art d’une sensation de violence. Le rôle du hasard, de la performance et l’importance de l’atelier forment aussi des points de rencontres, pour explorer l’idée d’une réalité qui n’est pas fixe, des formes instables, mouvantes qui interrogent, dans une performance sans fin, les structures immuables de la vie.

À travers une soixantaine d’œuvres, la confrontation de ces deux parcours que la facilité tendrait à opposer — la peinture versus l’installation et la vidéo, la tradition anglaise figurative face à la scène underground américaine, l’expressionnisme et le minimalisme — renouvelle en profondeur le regard porté sur ces deux grands artistes du 20e siècle.

Construite autour et à partir d’un ensemble d’une dizaine d’œuvres de la collection du Centre Pompidou, complété par les prêts d’œuvres venues d’autres musées et collections privées, cette exposition célèbre le 40e anniversaire du Centre Pompidou et les 10 ans de la réouverture du Musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole, ainsi que leur collaboration régulière.

« Le spectre duréalisme » – Rencontres de la Photographie à Arles

Commissariat : Karolina Ziebinska-Lewandowska
3 juillet – 24 septembre

L’exposition conçue à partir des collections photographiques du Centre Pompidou revient sur les thèmes qui ont résulté de la rencontre du surréalisme et de la photographie. En commençant par des œuvres majeures comme Le Gros orteil de Jacques-André Boiffard, les Sculptures involontaires de Brassaï, les Nus de Man Ray et le Portrait d’Ubu de Dora Maar, l’exposition explore les voies tracées par ces « classiques » du surréalisme. Elle montre comment les artistes de l’après-guerre ont puisé dans la sensibilité surréaliste, la développant et l’interprétant. Elle illustre la façon dont ils ont adapté, à leurs fins, le rapport des surréalistes à la réalité, en glissant parfois dans l’anecdotique, mettant l’accent sur les enjeux politiques, poursuivant l’abolissement des règles artistiques, redonnant la position du sujet à la femme… Par-delà la continuité chronologique, l’exposition fait dialoguer entre eux des projets artistiques en apparence lointains tels ceux de Hans Bellmer et Aneta Grzeszykowska, de Boiffard et Hannah Villiger, de Brassaï et Zoe Leonard, de Dora Maar et Eva Kotátková, de René Magritte et Erwin Wurm ou encore de Raoul Ubac et Arthur Tress.

Agnès Geoffray - Métamorphose 5, de la série Métamorphoses - 2014-2016 © Agnès Geoffray
Agnès Geoffray – Métamorphose 5, de la série Métamorphoses – 2014-2016 © Agnès Geoffray

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