Passion de l’art, galerie Jeanne Bucher Jaeger depuis 1925 au Musée Granet – Aix-en-Provence

Jusqu’au 24 septembre 2017, le musée Granet d’Aix-en-Provence propose « Passion de l’art, galerie Jeanne Bucher Jaeger depuis 1925 », une exposition qui rassemble plus de 100 chefs-d’œuvre qui ont fait l’histoire de cette « galerie atypique dans le paysage de l’art ; atypique par son ancienneté, par ses choix artistiques variés mais aussi par son éthique ».

Ce projet s’inscrit dans une programmation qui, depuis la réouverture de musée, interroge régulièrement la notion de collection et de collectionneur (collection Planque en 2011, collection Burda en 2012, collection Pearlman en 2014, collection Fisher en 2015). On lira dans les textes d’intention des deux commissaires et en particulier dans celui de Bruno Ely les « fortes et belles raisons sont à l’origine de ce projet ».

Le parcours chronologique s’organise autour des trois moments majeurs qui ont rythmé les choix artistiques de sa fondatrice, Jeanne Bucher, mais aussi de Jean-François Jaeger et de sa fille Véronique Jaeger (voir ci-dessous).

Parmi les artistes exposés, sont annoncés : Picasso, Masson, Max Ernst, Bauchant, Kandinsky, Klee, Vieira da Silva, Motherwell, Léger, Tobey, Bissière, de Staël, Dubuffet, Aguayo, Amado, Fromanger, Branco, Verdier, Shingu …

Le commissariat est assuré par Véronique Jaeger, directrice générale de la Galerie Jeanne Bucher Jaeger et Bruno Ely, conservateur en chef du musée Granet.

Évidemment, on revient sur cette exposition après son vernissage.

À lire, ci-dessous, les textes d’intention des deux commissaires et le parcours de l’exposition annoncé dans le dossier de presse.

En savoir plus :
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Sur le site de galerie Jeanne Bucher Jaeger et en particulier les archives des expositions à la galerie

« Passion de l’art, galerie Jeanne Bucher Jaeger depuis 1925 » – L’exposition au fil des salles

En 1925, Jeanne Bucher crée la galerie et expose les cubistes, surréalistes, naïfs et abstraits d’avant-guerre

Dès son origine, la Galerie Jeanne Bucher se situe dans un climat d’avant-garde, ne se limitant pas à une tendance exclusive, et expose des artistes cubistes, surréalistes, naïfs et abstraits d’avant-guerre.

 

Alsacienne d’origine, Jeanne Bucher (Guebwiller, 1872 – Paris, 1946) arrive en 1922 à Paris depuis la Suisse où elle s’était réfugiée durant la première guerre mondiale. Trilingue, elle tient en 1924 une bibliothèque de livres étrangers au 3 rue du Cherche-Midi, au-dessus de la Boutique de Pierre Chareau qui devient rapidement un lieu de rencontres. L’établissement se transforme en 1925 en un lieu d’expositions pour des artistes d’origines diverses avec qui Jeanne Bucher noue des amitiés profondes, parmi lesquels Jean Lurçat qui lui servit de guide. Apparaissent alors sur les petites cimaises des œuvres de Pablo Picasso, Georges Braque, Juan Gris, André Masson, Chaïm Jacob Lipchitz, Louis Marcoussis, Max Ernst et son Histoire Naturelle, Giorgio de Chirico, André Bauchant, Hans Arp et Piet Mondrian.

Une galerie reconnue pour promouvoir et protéger les artistes les plus novateurs

Ces présentations unanimement reconnues permettent à Jeanne Bucher d’ouvrir sa propre galerie en mars 1929, au 5 rue du Cherche-Midi, où elle présente Massimo Campigli, Alberto Giacometti, Joaquin Torres Garcia, Henri Laurens, Maria Helena Vieira da Silva, Arpad Szenes et Francis Picabia.

De 1935 jusqu’au début de la seconde guerre mondiale, avec l’appui de Marie Cuttoli, Jeanne Bucher ouvre un espace au 9ter boulevard du Montparnasse, où elle expose ceux qui sont aujourd’hui les grands noms de l’art moderne : Vassily Kandinsky, Raoul Dufy, Fernand Léger, Man Ray, Lucio Fontana, Yves Tanguy, Otto Freundlich, Willi Baumeister, Jean et Sophie Taeuber Arp, Etienne Hajdu et Arpad Szenes.

Durant la guerre, Jeanne Bucher, galeriste engagée et reconnue pour sa témérité à protéger et promouvoir les artistes les plus novateurs, soutient aussi Joan Miro, Dora Maar et Vera Pagava, Hans Reichel et les nouveaux courants de l’abstraction, André Lanskoy et Nicolas de Staël. Elle poursuit son important travail d’éditeur d’art, principalement avec Georges Hugnet, et ramène en 1946 des États-Unis des œuvres d’artistes américains comme Mark Tobey et Robert Motherwell, qu’elle comptait présenter au public parisien avant que la mort ne l’emporte en novembre de cette même année.

À partir de 1947, Jean-François Jaeger prend la direction de la galerie et affirme sa dimension internationale

Ces orientations artistiques se poursuivent en 1947 grâce au petit neveu de Jeanne Bucher, Jean-François Jaeger, qui assume la direction de la galerie dès 1947. Il expose les abstraits d’Europe et des Etats-Unis d’après-guerre, mais aussi les nouveaux Peintres Figuratifs et Réalistes des années 70. Et s’inscrit dans la continuité de Jeanne Bucher en assurant la promotion d’artistes tels que Hans Reichel, Vieira da Silva, Arpad Szenes, Etienne Hajdu, Jean Lurçat et Nicolas de Staël.

Jean-François Jaeger, 2011 – Photo D.R

 

Dans les années 1950, il présente Roger Bissière, Jean Bertholle, les jeunes Fermin Aguayo, Wilfrid Moser, Louis Nallard ainsi que Mark Tobey et Louise Nevelson, tous deux exposés pour la première fois en Europe. Le nouvel espace du 53 rue de Seine, à partir de 1960, permet des expositions d’envergure d’arts premiers montées avec Marcel Evrard mais également des Abstraits Jean Dubuffet, Asger Jorn et Miodrag Dado tout autant que la Figuration narrative de Gérard Fromanger, le Naturalisme de Paul Rebeyrolle ainsi que les sculptures en béton de basalte de Jean Amado.

L’ouverture à de grands artistes asiatiques tels que le japonais Kunihiko Moriguchi, le jeune chinois Yang Jiechang, le Maître taoïste Chen mais aussi à l’art public avec des sculpteurs tels que Gérard Singer, Dani Karavan, Jean-Paul Philippe ou Mark di Suvero confirme la reconnaissance internationale de la Galerie.

Année 2000 : Véronique Jaeger et la passion de l’art en héritage

La direction de la galerie s’établit rue de Seine au début des années 2000 avec Véronique Jaeger, arrière petite-fille de Jeanne Bucher et fille de Jean-François Jaeger. Véronique Jaeger est à l’initiative d’un cycle important d’expositions monographiques d’artistes liés depuis toujours à la galerie Vieira da Silva, Arpad Szenes, Roger Bissière, Jean Dubuffet, ou à redécouvrir Hans Reichel, Antonio Segui, Dani Karavan, Vera Pagava. Elle se consacre également à l’organisation des archives de la galerie tout en assurant la promotion de nouveaux artistes, perpétuant ainsi l’esprit de découverte et d’aventure de la galerie.

Véronique Jaeger, 2017

En sus de l’espace rive gauche de la rue de Seine, elle déploie en 2008 un vaste double espace dans le Marais qui lui permet de présenter de nouveaux artistes vivants internationaux parmi lesquels Michael Biberstein, Miguel Branco, Dani Karavan (déjà cité au-dessus), Rui Moreira, Susumu Shingu, Fabienne Verdier, Paul Wallach, Evi Keller, Yang Jiechang, Hanns Schimansky et Zarina Hashmi tout autant que les figures historiques de la galerie.

« Passion de l’art, galerie Jeanne Bucher Jaeger depuis 1925 » – Plusieurs fortes et belles raisons sont à l’origine de ce projet par Bruno Ely

En 1925, Jeanne Bucher crée une galerie dont l’activité est parvenue jusqu’à nous grâce à deux membres de la même famille, Jean-François Jaeger actif de 1947 à 2003 et sa fille Véronique Jaeger actuellement aux commandes de la galerie rue de Seine mais aussi de celle qu’elle a ouverte en 2008, dans le Marais, rue de Saintonge. Ces deux espaces sont réunis depuis 2015 sous le titre, rendant hommage au « patriarche » Jean-François : « Galerie Jeanne Bucher Jaeger ». Plusieurs fortes et belles raisons sont à l’origine de ce projet d’exposition Passion de l’art au musée Granet tout au long de l’été 2017.

Véronique Jaeger, la troisième génération de galeriste, affirme avec force, comme son père et son arrière-grand-mère avant elle : « On est nécessairement, en tant que galeriste, les premiers collectionneurs de nos artistes ; c’est une relation intrinsèque… » Depuis plus de dix ans, le musée Granet n’a cessé d’interroger la notion de collection et de collectionneur dans ses états les plus divers au travers de l’espace et du temps. Chaque collection, par son histoire, le moment de sa création, sa diversité ou sa cohérence, révèle la personnalité du collectionneur, sincèrement, intimement, témoignage, parfois en creux, d’une époque, d’un goût, d’une période de l’histoire de l’art. Cette collection peut demeurer ou peut parfois être recréée lors d’une exposition rétrospective. Se sont ainsi succédés au musée Granet, depuis sa réouverture au public en 2006, des collectionneurs suisse, allemand, américain, sans oublier la remarquable collection du français Philippe Meyer déposée au musée depuis 2000. La présente exposition s’inscrit donc dans cette programmation d’expositions qui souhaite rendre hommage à ces hommes et à ces femmes qu’anime la même passion de l’art.

L’art moderne si longtemps absent de nos cimaises, et son corollaire à la chronologie fluctuante, l’art contemporain, ont, depuis 2006, trouvé droit de cité au coeur de nos expositions temporaires et permanentes. Cézanne, figure tutélaire du musée, modèle et maître incontesté de cette modernité sous-tend, par sa leçon, toute démarche curieuse et ouverte sur la création. En 2014, la collection de la Fondation Henry and Rose Pearlman, riche de vingt et un Cézanne montrait aussi Van Gogh, Modigliani, Soutine, Lipchitz… comme en 2015, Icônes américaines, présentait les chefs-d’oeuvre de la collection Doris and Donald Fisher du MoMA de San Francisco. Ainsi, alternent et se mêlent, depuis la réouverture du musée Granet, des oeuvres au sein d’expositions permanentes ou temporaires qui témoignent de l’immense puissance de créativité des artistes depuis l’apparition de la notion de modernité jusqu’à l’art d’aujourd’hui. L’exposition Passion de l’art en fait de même avec ses rapprochements historiques, ses sauts dans le temps avec l’intérêt pour les arts premiers, l’art asiatique, avec un choix d’oeuvres opéré par Véronique Jaeger dont la grande règle demeure toujours de « conserver toute la fraîcheur et l’émerveillement devant le mystère de l’acte créateur ».

Suzanne et Jean Planque à la Galerie Jeanne Bucher – Photo Galerie Jeanne Bucher Jaeger

S’il est un homme qui a marqué durablement Jean-François Jaeger, c’est bien le Suisse Jean Planque dont la collection a été déposée au musée Granet par la Fondation qui porte son nom. C’est ainsi que dans l’extension du musée intitulée « Granet XXème » dans l’ancienne chapelle des Pénitents blancs, une partie de l’accrochage a été modifiée afin de répondre à l’exposition estivale Passion de l’art. Les deux hommes se rencontrent au tout début des années 1950, alors que le Suisse travaille pour la galerie bâloise d’Ernst Beyeler. Jean-François Jaeger insiste encore aujourd’hui sur l’admiration qu’il porte à Jean Planque son aîné de treize ans dont il dit qu’il possédait « ce regard unique qui permet d’entrer en communication de plain-pied avec les chefs d’oeuvre ». Pendant près de cinquante ans et jusqu’à la mort de Jean Planque, les deux hommes vont continuer d’entretenir de longues conversations sur l’art et les artistes, la peinture, leur passion commune. Si Jean-François Jaeger sensibilisa Jean Planque à de nombreux peintres, lesquels font toujours partie de sa collection, Bissière, de Staël et Vieira da Silva, Planque introduisit Jean-François Jaeger auprès de Jean Dubuffet et, comme il dit, contribua surtout à « éveiller mon regard ».

Les valeurs, l’éthique, une certaine déontologie sont des vertus qui appartiennent historiquement et presque intrinsèquement à la Galerie Jeanne Bucher Jaeger depuis sa création en 1925. Les amitiés fidèles avec les artistes, le respect, la ténacité, le désintéressement, la rigueur dans l’engagement à défendre la jeune création sont des leçons données par Jeanne Bucher que nous admirons et qu’il convient de faire connaître au plus grand nombre dans un monde contemporain affolé par sa propre vitesse à se régénérer. Parmi beaucoup d’autres, nous pouvons évoquer deux modèles de courage, voire de témérité, exemplaires de cette femme devenue galeriste sur le tard, à plus de cinquante ans passés. Lorsqu’elle veut créer un musée populaire consacré à la création des avant-gardes et de l’art de son temps avec l’association des Amis du Musée vivant, qu’elle pensait appeler « Musée 1937 », défendant l’exigence d’un élitisme pour tous dans ces années du Front populaire. Cette création qui fut éphémère et une désillusion, « c’est une peine qui me ronge » dira-t-elle, elle ne pourra la pérenniser, reconnaissant qu’elle ne peut subvenir aux besoins du projet, ayant eu recours, comme elle l’écrit, « à des moyens trop naturels et désintéressés ». Déjà rebelle à la germanisation de son Alsace natale après 1870, hostile au racisme et à la xénophobie de l’occupant allemand et du régime de Vichy pendant la Seconde guerre mondiale, elle aide ses amis allemands anti-nazis, cache les artistes d’origine juive, protège les jeunes artistes qui crèvent la faim, tient tête aux officiers d’occupation qui viennent visiter et critiquer les œuvres «interdites» des artistes dits dégénérés exposées dans sa galerie, elle dit vouloir prendre le «contre-pied de cette époque sordide ».

Magnifique intercesseur qui a su gagner la confiance et l’amitié des artistes, Jeanne Bucher fut un modèle pour les deux générations suivantes. Par-dessus tout, ces trois galeristes ont en commun, l’immense fierté de partager avec eux, un tant soit peu, les mystères de la création. A sa fille Sibylle, elle écrivait en 1939 : « je suis très heureuse d’avoir à la fin compris mon propre être, grâce à une profession que j’aime et qui devient peu à peu plus que la vie même. »

Bruno Ely
Directeur du musée Granet
Conservateur en chef
Commissaire de l’exposition

« Passion de l’art, galerie Jeanne Bucher Jaeger depuis 1925 » – La passion de l’art. L’aventure du regard par Véronique Jaeger

La Galerie est heureuse d’avoir répondu positivement à l’invitation du musée Granet et de la Ville d’Aix-en-Provence pour une première présentation en France de l’activité de promotion qu’elle a menée auprès des artistes depuis 1925, traversant ainsi le champs de l’art du XXe et du début du XXIe siècle.

Cette exposition déploie un ensemble d’œuvres provenant, en grande majorité, du fonds de la galerie et y ayant, à quelques exceptions près, toutes été exposées au fil des années. Ainsi, les chaises en rotin de Pierre Chareau et le petit guéridon qui se trouvaient dans la galerie de Jeanne Bucher Boulevard du Montparnasse ainsi que la Bataille des Eléphants d’André Bauchant et la tapisserie précoce de Jean Lurçat, la terre cuite de Massimo Campigli, la Tête autoportrait des années 20 de Giacometti ou encore cette Communauté d’esprit si précieuse à Kandinsky durant la guerre qu’il avait cru essentiel d’offrir cette peinture à Jeanne Bucher. Cette Eau de Vie chère à Nicolas de Staël qui lui fit chercher la réalité jusqu’à l’épure la plus extrême et le regard qui embrasse tout l’espace de la Scala de Vieira da Silva des années 30.

Maria Helena Vieira da Silva Intérieur nègre, 1950 Huile sur toile, 46 x 65 cm © Maria Helena Vieira da Silva Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris © ADAGP, Paris 2017 Photo : droits réservés
Maria Helena Vieira da Silva Intérieur nègre, 1950 Huile sur toile, 46 x 65 cm © Maria Helena Vieira da Silva Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris © ADAGP, Paris 2017 Photo : droits réservés

Et puis ces quatre œuvres de la période américaine de Mark Tobey, Joseph Albers, Milton Avery et Robert Motherwell que Jeanne Bucher ramenait de New York en 1945 et avait prévu d’exposer en 46 si son décès ne l’avait emportée avant et qui sont réunies pour la première fois telle qu’elle avait prévu de les montrer.

Robert Motherwell Sans titre, 1944 Encres de couleurs sur papier, 40 x 51,5 cm © Robert Motherwell. Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris © ADAGP, Paris 2017
Robert Motherwell Sans titre, 1944 Encres de couleurs sur papier, 40 x 51,5 cm © Robert Motherwell. Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris © ADAGP, Paris 2017

Cet Oiseau de Bissière tout autant que le Site domestique cher à Dubuffet ou encore cette Montagne époustouflante de Staël dans toute sa splendeur, la noblesse de cette Ménine d’Aguayo, la marche sur les pavés parisiens colorés de la Florence rue d’Orchampt de Gérard Fromanger des années 70 ou encore cet Etang à l’automne si naturaliste de Paul Rebeyrolle. Toutes ces œuvres d’artistes dont le public pourra découvrir les dates auxquelles elles ont été initialement exposées à la galerie, sont le témoignage du lien absolu de la galerie avec leurs créateurs puisqu’elles sont devenues, au fil du temps, à la fois emblématiques de l’aventure du regard tout autant que les gardiennes d’un esprit de l’art qui perdure à travers les époques.

Fermín Aguayo Infante Margarita en rose, 1960-61 Huile sur toile, 195 x 130 cm © Aguayo. Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris Photo : J-L. Losi
Fermín Aguayo Infante Margarita en rose, 1960-61 Huile sur toile, 195 x 130 cm © Aguayo. Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris Photo : J-L. Losi

Nous nous délectons à présent à suivre le souffle intemporel de Susumu Shingu à travers ses sculptures légères et mobiles, de découvrir les sculptures environnementales de Dani Karavan essaimées au sein de la planète dont la sculpture en béton de terre Aliya (Ascension), est emblématique de présence, tout autant que l’abstraction réelle de Fabienne Verdier dans les concrétions de son encre ou encore les Matière-Lumière d’Evi Keller à travers la fluidité de ses voiles.

Véronique Jaeger
Directrice générale de la Galerie Jeanne Bucher Jaeger

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