White Spirit pour la réouverture de la galerie AL/MA à Montpellier

Jusqu’au 4 novembre 2017, la galerie AL/MA présente « White Spirit », une proposition qui rassemble des œuvres de cinq artistes : Tjeerd Alkema, Jean-Baptiste Caron, Luca Gilli, Éric Manigaud et Arnaud Vasseux.

Comme le souligne le texte d’intention, le projet s’est construit autour des multiples sens que peuvent exprimer les mots White et Spirit. Afin d’éviter toute paraphrase, ce document est reproduit ci-dessous.

« White Spirit » marque la réouverture de la galerie, avec l’inauguration d’un nouvel espace dans les quartiers « chics » de Montpellier, entre la rue Foch et la place de la Canourgue, au 5 de la rue du Plan du Palais. Les mètres carrés perdus devraient être largement compensés par une meilleure visibilité des expositions…
Le très classique « cube blanc » semble bénéficier d’une bonne orientation. Pour cette exposition inaugurale, la lumière est parfaitement maîtrisée. Dans la logique du « White Cube », l’accrochage précis et épuré sait mettre en valeur avec une certaine neutralité les œuvres et tirer le meilleur parti de cette nouvelle galerie. Les conversations entre les propositions artistiques restent discrètes.

Blanc, transparence et lumière sont largement partagés par quatre des cinq acteurs convoqués par la galeriste…

Avec Tjeerd Alkema et Arnaud Vasseux, on retrouve sans surprise deux artistes souvent exposés par Marie-Caroline Allaire Matte.

Du premier, elle présente une sculpture en plâtre. Jeu mathématique et torsion autour du carré se combinent pour une pièce une fois de plus insaisissable et déstabilisante, où l’anamorphose joue sur les illusions de la perception. Installée sur un socle métallique, elle vient ici se moquer de la trame orthogonale de la fenêtre à petits bois qui ouvre sur la rue du Plan du Palais.

Deux œuvres d’Arnaud Vasseux sont accrochées en regard l’une de l’autre. Placée dans une petite vitrine, face à l’entrée, la première, « Creux (Empreinte durée), 2015 », aurait ou pu (du) être exposée au Frac Occitanie Montpellier ou au Musée Lattara, cet été, pour « Du double au singulier »… Cette concrétion de calcaire a été réalisée à partir d’un moulage du creux de la main de l’artiste. Sans doute, renvoie-t-elle à la magistrale série des « creux », conçue au CIRVA en 2011-2012… Cependant, elle évoque aussi, ses « Marqueurs (pétrification) » montrés au FRAC Occitanie Montpellier (voir dans cet article).
Il y a dans cette « empreinte », comme dans la manière de « mesurer le temps » quelque chose qui renvoie à l’intime et qui joue sur le statut des choses…

En face, « Murmure (Transfert), 2016 » est une œuvre énigmatique et poétique, « quelque chose de plus ténu, quoiqu’essentiel »(1)…
Un « murmure » manuscrit et son reflet s’alignent et semblent flotter sur une fragile plaque de plâtre qui révèle l’empreinte d’une probable « feuille », support originel.
On retrouve toujours cet « équilibre (précaire) entre la “prise” des matériaux et le “lâcher-prise” de l’artiste »(2).

Jean-Baptiste Caron est un artiste dont on avait découvert le travail dans le merveilleux « Nuage » de Michèle Moutashar au musée Réattu, en 2013. Son « petit attracteur » poétique et malicieux montrait, dans un bloc de béton, un « nuage flottant », agrégat de fibres de tissu récupéré dans son nombril…
Pour « Mirabilia » à la maison des consuls aux Matelles, Marie-Caroline Allaire Matte avait choisi d’exposer cet été « Le minuit des mondes, 2015 », un bloc de cristal noir où le souffle était révélateur…
Or, parmi les sens communs de « spiritus » en latin, la galeriste rappelle qu’il a certes « esprit », mais aussi « souffle » et par extension « vent ». Il ne semble donc pas incongru de trouver, dans « White Spirit », deux des tentatives (n° 3 et 4) de la série « Dans la mesure du saisissable, 2015 ». Jean-Baptiste Caron s’efforce d’y faire l’empreinte de courants d’air dans de la cire…

Le hasard a-t-il accroché ces deux pièces dans le coin opposé à la porte de la galerie ? Est-ce un lieu où se forment d’imprévisibles tourbillons,des courants d’air incontrôlables et des souffles mystérieux ?

Jean-Baptiste Caron, La part d’infini, 2013 - White Spirit à la galerie ALMA
Jean-Baptiste Caron, La part d’infini, 2013 – White Spirit à la galerie ALMA

L’installation de « La part d’infini, 2013 » dans le coin opposé à la sculpture de Tjeerd Alkema n’est certainement pas fortuite. Sept blocs de grès sont empilés les uns sur les autres. Leur déformation est liée à la hauteur de laquelle l’artiste les laisse tomber avant de les mettre au four. L’ensemble provoque un étrange sentiment d’instabilité… Faut-il y voir une tentative d’ériger une colonne sans fin à la manière de Brancusi ? Le titre pourrait le laisser croire…

Luca Gilli, Blank (3), 2011 et Sans titre (4), 2013 - White Spirit à la galerie ALMA
Luca Gilli, Blank (3), 2011 et Sans titre (4), 2013 – White Spirit à la galerie ALMA

Avec Luca Gilli, on retrouve un autre artiste du « Nuage » arlésien de 2013… Certains se souviennent peut-être de son éblouissant « Blank, 2011 » qui dialoguait avec les deux « Achrome, 1961 et 1962 » de Piero Manzoni…
Ici, la galerie AL/MA rapproche deux tirages numériques sur dibond du photographe italien.

Luca Gilli, Sans titre 3, 2011, tirage numérique sur dibond, 63,5 x 92,5 cm, encadré, 6 sur 9
Luca Gilli, Sans titre 3, 2011, tirage numérique sur dibond, 63,5 x 92,5 cm, encadré, 6 sur 9

Le premier « Blank (3), 2011 » appartient à la même série que la photographie montrée à Arles. Sa résonance avec la pièce de Tjeerd Alkema semble assez évidente. On ne peut que souscrire aux propos de Quentin Bajac, cités dans le texte d’intention de la galeriste quand il souligne : « Que cette entreprise de destruction par la lumière de l’espace perspectif traditionnel soit accomplie dans et sur des lieux en construction n’est pas le moindre des paradoxes ».

Luca Gilli, Sans titre (4), 2013, tirage numérique sur dibond, 63,5 x 92,5 cm, encadré verre museum, 4 sur 5
Luca Gilli, Sans titre (4), 2013, tirage numérique sur dibond, 63,5 x 92,5 cm, encadré verre museum, 4 sur 5

À touche-touche, Marie-Caroline Allaire Matte a choisi d’accrocher « Sans titre (4), 2013 », une image surexposée d’une salle vide du musée Réattu… peut-être celle où il a été exposé, en 2013 ?

Curieusement, on pourrait imaginer que le spectre du Drac, le dragon qui hante les tréfonds de Réattu, est venu rôder dans ce « White Spirit » montpelliérain. À moins que ce soit l’esprit malicieux de Michèle Moutashar…

L’irréalité des lieux éblouis par le blanc de Luca Gilli fait-elle le lien avec le monde des « esprits » représenté par Éric Manigaud ? On laissera le visiteur en juger.
Face aux deux photographies de l’artiste italien, un grand dessin d’Éric Manigaud représente la médium Stanislawa P., photographiée par Albert Von Schrenck-Notzing, expectorant une forme fantomatique.

Eric Manigaud, Stanislawa P., 2012, crayons et poudre graphite sur papier, 170 x 133 cm
Eric Manigaud, Stanislawa P., 2012, crayons et poudre graphite sur papier, 170 x 133 cm

Un attrait certain pour une abstraction parfois radicale, le respect des matériaux et une prédilection pour une économie des moyens où « Less is more » constituent peu ou prou l’ADN de la galerie et de sa programmation.
Par son caractère figuratif, par la « perfection » de son trait et de sa technique dans la reproduction d’une photographie, le dessin d’Éric Manigaud sonne étrangement dans la galerie.

Fallait-il accrocher cette œuvre pour évoquer le monde des « esprits » dissimulés dans ce « White Spirit » ? Il ne saurait être question de discuter ce choix de la galeriste… Il est cohérent avec ce qui a été montré lors de Drawing room 017.
Néanmoins, on n’ose imaginer qu’il puisse annoncer une prochaine inflexion de sa ligne curatoriale…

À lire, ci-dessous, le texte d’intention de la galerie AL/MA et quelques repères biographiques extraits du communiqué de presse

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1 et 2 Marie Cantos dans un texte à propos de Continuum, murmure au domaine de Kerguéhennec, Bignan en 2013

En savoir plus :
Sur le site de la Galerie AL/MA
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Liens vers les sites des artistes ou de leur galerie dans les repères biographiques ci-dessous.

« White Spirit » – Texte de présentation par la galerie AL/MA

La galerie AL/MA ré-ouvre ses portes 5 rue du Plan du Palais à Montpellier, entre la rue Foch et la place de la Canourgue. Après plusieurs mois d’interruption, White Spirit inaugure une nouvelle programmation en réunissant cinq artistes dont les œuvres ont été rassemblées autour des sens multiples que pouvaient exprimer ces deux mots: White spirit.
Ce diluant souvent associé à l’usage de la peinture, paradoxalement n’est pas blanc, mais incolore, transparent tandis que le blanc est un champ chromatique caractérisé par une impression de forte luminosité, sans aucune teinte dominante. Un espace neutre, donc, sur lequel peut s’exprimer librement l’esprit, immatériel par essence. White spirit – blanc – au commencement, comme la page ou les murs, mais pas exactement.

Apparue au milieu du XIXe siècle, la  » photographie spirite  » allie deux croyances. D’une part, la foi dans des réalités surnaturelles invisibles à l’œil nu et d’autre part la conviction que le médium photographique est à même de témoigner de ces mêmes réalités de façon objective. Dans les années 1860, William Howard Mumler,  » photographe-médium  » institue la pratique de la photographie spirite à New York, ouvrant la voie à nombreuses expériences réalisées par des pseudos scientifiques et beaucoup d’anonymes.
Le dessin d’Eric Manigaud révèle le cliché du 5 janvier 1913 représentant la médium Stanislawa P. photographiée par Albert Von Schrenck-Notzing crachant une forme ectoplasmique. Eric Manigaud, comme dans les séries précédentes, au-delà de la trace photographique, fait ressurgir la question du discernement de notre regard. Sauf que face à de telles images, le danger serait d’épouser la croyance de ceux qui les ont réalisées. Il ne s’agira donc pas ici de croire à ces images, mais plutôt de les transformer en objets d’histoire, c’est-à-dire en outil de compréhension des mécanismes humains ou photographiques qui sont en jeu dans ces curieuses expériences de photographie occulte dont l’intention était de manifester la survivance de l’esprit après la mort.

En photographie, plus encore qu’en peinture, le blanc s’est opposé au noir, une trop forte luminosité « brûlant » l’image de manière irréversible. C’est pourtant la surexposition que Luca Gilli a choisie en photographiant des lieux inhabités (chantiers, espaces conven-tionnels et standardisés) révélant une infinité de textures de blanc – mat, brillant, lisse. Plâtre, ciment, peinture, plancher, autant de surfaces dématérialisées par l’éblouissement de la lumière. « Que cette entreprise de destruction par la lumière de l’espace perspectif traditionnel soit accomplie dans un lieu en construction n’est pas le moindre des paradoxes. Les images de chantier nous parlent le plus souvent d’histoire et de progrès. Bouleversant l’esthétique souvent rassurante qui est la leur – celle d’un espace en devenir qui porte en soi sa finitude et son achèvement futur – les vues de GILLI proposent un autre espace dans lequel irréalité et immatérialité se conjuguent et se confondent. Un espace où le blanc hygiénique d’une certaine architecture contemporaine se mue en un blanc transcendant, primordial. »(1)

Le mot esprit vient du latin « spiritus » qui signifie souffle, vent. Il faut se laisser guider par l’étymologie pour comprendre l’origine des oeuvres de Jean-Baptiste Caron et leur lien avec le titre de l’exposition. Dans la mesure du saisissable représente l’empreinte figée qu’un puissant courant d’air a creusée dans la cire blanche. Il en résulte une surface translucide et tourmentée. Avec un langage très minimal, Jean-Baptiste Caron révèle des situations dans lesquelles les principes physiques sont détournés. « La Part d’infini (2010-2012) est un ensemble de scultptures, composées de blocs de grès empilés les uns sur les autres, créant une impression d’équilibre instable. Dans cette tentative d’ériger une colonne sans fin à la manière de Brancusi, chaque élément subit la loi de la pesanteur à partir d’un protocole de chute. Il en résulte une tension entre deux forces opposées, celles de la pesanteur et de l’impesanteur, mais aussi une glorification de l’effondrement comme visée esthétique. »(2)

Régulièrement exposées par la Galerie AL/MA, les sculptures de Tjeerd Alkema sont définitivement blanches, parfois très légèrement grises. Ce n’est pas un choix, mais l’unique façon de révéler les intentions de l’artiste en permettant à la lumière de révéler les ombres et la complexité des contours de l’anamorphose. En nous invitant à faire le tour du volume pour pouvoir appréhender la forme de base (carré) et le processus de torsion qui la caractérise, somme d’un jeu de perspective dans lequel l’artiste excelle. De plus en plus complexes, elles donnent à voir et à comprendre un raisonnement qui doit autant aux mathématiques qu’à un certain sens du paradoxe, rebelle à la facilité et aux convenances.

Exposé simultanément au FRAC Occitanie Montpellier et au Musée Lattara cet été, Arnaud Vasseux présentera entre autres sculptures, Creux (2015) une petite concrétion de calcaire, pétrifiée entre ses mains – le temps à l’oeuvre. Le durée, la trace sont interrogées à travers des modes opératoires souvent complexes et invisibles, sans rien laisser paraître de l’énigme de leur apparition. Comme Tjeerd Alkema et Jean-Baptiste Carron, Arnaud Vasseux s’exprime avec une charte chromatique très réduite, laissant le plus souvent la surface de ses sculptures nue. En désignant cette toute petite oeuvre par le mot « creux », il fait référence au lexique technique du moulage, mais également à tout un espace naturel qui nous rappelle des temps immémoriaux.

(1) Quentin Bajac, conservateur en chef de la photographie au MoMA, in Blank, catalogue monographique, 2011, Panorbis editore
(2) Daria de Bauvais, commissaire au Palais de Tokyo, exposition Meltem, 2013

« White Spirit » – Repères biographiques

Tjeerd ALKEMA est né en 1942 à Harlingen (Pays-Bas), il vit et travaille à Nîmes. Formé à l’Ecole des Beaux-Arts de La Haye, puis à celle de Montpellier, il a orienté progressivement ses recherches vers des créations monumentales en utilisant un procédé que l’on pourrait assimiler, en simplifiant, à celui de l’anamorphose. En imprimant à ses volumes, des rotations déformantes, selon de strictes règles de perspective, il multiplie les angles de vue et les possibilités d’interprétation du regardeur. Si l’anamorphose joue sur les illusions de la perception, les perspectives construites par Tjeerd Alkema ont chacune leur nécessité. Son travail est exposé régulièrement à la Galerie AL/MA et au Frac Occitanie, la Galerie Conny van Kasteel à Egmond aan Zee (Pays- Bas), au L.A.C. à Sigean.

Tjeerd Alkema, Sans titre - White Spirit à la galerie ALMA
Tjeerd Alkema, Sans titre – White Spirit à la galerie ALMA

Jean-Baptiste CARON est né en 1983. Il vit et travaille actuellement à Paris. Utilisant la part de poésie qui se trouve dans chaque objet, Jean-Baptiste Caron transfigure le banal pour faire oeuvre. À partir d’objets parfois insignifiants, d’éléments simples (poussière, béton, courant d’air, etc.), il détourne les lois de la nature. Avec un langage minimal, il repousse sans cesse les limites entre magie et réalité. Il est diplômé en 2010 de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. En 2012, il participe au salon Jeune Création à Paris et reçoit le Prix Boesner. En 2013, il est invité par Daria de Beauvais et Catherine Strasser pour l’exposition collective « Meltem » au Palais de Tokyo. La même année, il participe à l’exposition « Nuage » dans le cadre de Marseille Provence 2013 au Musée Réattu à Arles puis au château de Roeulx en Belgique (Clouds). Il est représenté par la galerie 22,48 m2, Paris.

Jean-Baptiste Caron, Dans la mesure du saisissable 3, 2015, béton, cire, métal, 64 x 92 cm
Jean-Baptiste Caron, Dans la mesure du saisissable 3, 2015, béton, cire, métal, 64 x 92 cm

Luca GILLI est né en 1965. Il vit et travaille à Cavriago en Italie. Après des études de Sciences naturelles à l’université de Parme, il se dédie complètement à la photographie et expose les premières en 2004-2005 auprès d’institutions publiques italiennes. En 2011, il participe au circuit de « Photographie Européenne » de Reggio Emilia, ainsi qu’aux « Rencontres de la photographie » d’Arles, en 2017, Le corridor, Arles. En 2013, il participe à « Lille Art Fair ». En 2014 à MIA Milan Image Art Fair il gagne le prestigieux prix BNL Gruppo BNP Paribas. Ses photographies font partie de collections privées et de musées de la photographie et d’art contemporain italiens et européens comme : la Bibliothèque Nationale de France de Paris, le Musée de la Photographie de Charleroi, la Kunstbibliothek de Berlin, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, le Musée Réattu d’Arles, l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, le Thessaloniki Museum of Photography, la Galerie Civique de Modena.

Eric MANIGAUD est né en 1971 en France. Il vit et travaille à Saint-Etienne. Agrégé d’arts plastiques, Eric Manigaud dessine, à partir de photographies, des œuvres de grand format extrêmement précises en s’attachant en particulier à reproduire des images des débuts de la photographie scientifique (photos de scènes de crime, de missions d’exploration en Afrique, de la 1ère Guerre mondiale). Il expose régulièrement son travail depuis 2003 en France (Frac Haute-Normandie, Musée d’Art moderne de Saint-Etienne, Musée Louis Senlecq …) et à l’étranger (Saatchi Gallery à Londres, Kunstalle de Göppingen en Allemagne, Galerie d’Art Moderne de Sarajevo, Stedelijk Museum de Stad Aalst en Belgique, Academia d’Ungheria Palazzo Falconieri à Rome, Museum of Art à Mannyun-dong Seo-gu Daejeon en Corée). Il est représenté par la galerie Vincent Sator, Paris.

Arnaud VASSEUX est né en 1969, à Lyon. Il vit et travaille à Marseille. Diplômé de l’ENSBA de Paris, il enseigne le volume et la sculpture à l’Ecole des Beaux-Arts de Nîmes depuis 2006. Dans sa pratique, il donne une place déterminante à l’approche et à la manipulation des matériaux dans l’élaboration du sens. Préférant les matériaux qui traversent plusieurs états comme le plâtre, la résine, la cire ou le verre, il en interroge la nature et fait advenir des formes qui combinent fragilité, instabilité et résistance. Son travail met en jeu les notions d’espace, de temps et de lieu par l’exploration des possibilités issues des techniques du moulage et de l’empreinte. Il a exposé dans de nombreux lieux: Galerie AL/MA, Montpellier, le Frac Occitanie, le Musée Lattara (Lattes), la galerie Particulière, Bruxelles (Belgique), White project, Paris, le Centre Richebois de Marseille, La Tôlerie à Clermont-Ferrand, la Galerie 65 au Havre, Le BILD à Dignes-Les-Bains, la Villa Arson à Nice, etc.

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