Vincent Broquaire – Seconde nature à Iconoscope Montpellier

Jusqu’au 19 avril 2019, Iconoscope accueille Vincent Broquaire pour « Seconde nature ».

Vincent Broquaire - Vue de l'exposition Seconde nature à Iconoscope
Vue de l’exposition Seconde nature à Iconoscope

Le texte de présentation du projet annonçait « une série de scenari, dessins inspirés de la pellicule cinématographique et de films d’animation, qui évoquent avec humour et de manière théâtrale la fabrication par l’Homme, d’une “deuxième nature” construite avec ses excès, ses contradictions, sa mégalomanie, conséquences d’une foi immodérée dans la technologie ».

On avait découvert son travail avec trois superbes dessins à l’occasion de « Simulation(s) » une exposition collective proposée par les Mécènes du Sud Montpellier-Sète à l’automne 2017. On avait particulièrement apprécié ses personnages dont on écrivait qu’ils semblaient « s’évertuer à vouloir transformer un univers impalpable, entre réel et irréel, où la frontière entre monde numérique et espace physique, entre écran et feuille de papier paraît floue et incertaine ». On aurait alors aimé en voir plus…

Avec « Seconde nature », Iconoscope offre aux amateurs et aux collectionneurs montpelliérains l’occasion d’apprécier plus largement le talent de Vincent Broquaire.

Un accrochage très rythmé, une scénographie simple et inventive qui utilise avec pertinence les espaces de la galerie permettent de découvrir son regard « tout à tour poétique, satirique sur le comportement souvent absurde de l’homme qui rêve d’un monde maîtrisé à l’extrême »…

Bien entendu, un passage s’impose par la galerie de la rue du faubourg du Courreau avant le 19 avril prochain.

Vincent Broquaire - Vue de l'exposition Seconde nature à Iconoscope
Vue de l’exposition Seconde nature à Iconoscope

À lire, ci-dessous, le texte de présentation de « Seconde nature » par Iconoscope et quelques repères biographiques.

Au-delà des dessins et des courtes animations présentés par Iconoscope, l’artiste s’intéresse aussi à la performance et à l’installation.

En 2017, à l’occasion des Journées du Patrimoine et de l’exposition Horstus2.0 à Avignon, Vincent Broquaire avait proposé une performance à la Collection Lambert dont il reste quelques traces en vidéo :

On pourra aussi apprécier son travail d’animation avec Umbra Urbe qu’il avait présenté aux Champs Libres de Rennes à l’automne 2018 :

En savoir plus :
Sur le site d’Iconoscope
Suivre l’actualité d’Iconoscope sur Facebook
Sur le site de Vincent Broquaire
À l’occasion de Pareidolie 2015, Vincent Broquaire avait répondu à quelques questions de la revue Point contemporain

Forest, 2018

Vincent Broquaire – Seconde nature

Vincent Broquaire explore la frontière de plus en plus incertaine entre monde virtuel et monde réel dans un environnement contemporain ultra connecté.

Il porte un regard tout à tour poétique, satirique sur le comportement souvent absurde de l’Homme qui rêve d’un monde maitrisé à l’extrême.

Préférant aux outils graphiques numériques, sophistiqués mais standardisés, le dessin manuel accessible et intemporel, écriture première, au sens étymologique du terme : tracer des signes; il revendique une pensée aux prises avec la matière et le temps à travers les intuitions et l’habileté de la main.

Ses carnets recueillent quotidiennement de minuscules croquis, des ébauches, des notes, des story-board qui deviennent la matière première pour la réalisation de dessins, de fils d’animation, de performances, de dessins muraux coexistant souvent dans un même espace et traitant de manière critique et ironique les dérives de notre société contemporaine.

Second nature, titre de l’exposition personnelle à Iconoscope, présente une série de scenari, dessins inspirés de la pellicule cinématographique et de films d’animation, qui évoquent avec humour et de manière théâtrale la fabrication par l’Homme, d’une « deuxième nature » construite avec ses excès, ses contradictions, sa mégalomanie, conséquences d’une foi immodérée dans la technologie. Vincent Broquaire met en scène la naïveté, la vanité voire la cupidité d’un être humain qui remodèle et contrôle à l’envi cette nature primitive dont il est issu et dans laquelle il continue somme toute d’évoluer.

Né en 1986, Vincent Broquaire vit et travaille à Strasbourg.

Diplômé de l’école Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, son travail a été présenté à la Biennale de Venise, au Centre Pompidou – Paris, à la galerie XPO – Paris, au prix Sciences-Po pour l’art contemporain – Paris, au salon Paréidolie – Marseille, au Musée des Beaux-Arts de Nantes, à Moving Image – New York et à Hypersalon – Miami.

Actuellement il participe à la Biennale de Strasbourg Touch me et présente une exposition personnelle Umbra Urbe à l’ Espace Champs libres à Rennes

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.