samedi 4 avril 2020

La Relève II à Marseille

Jusqu’au 8 février 2020, dans le cadre de la 10e édition du festival international des pratiques émergentes, Parallèle s’associe à art-cade, Coco Velten et La compagnie – lieu de création pour « La Relève II » et présenter le travail d’artistes en phase de professionnalisation. L’exposition se développe dans les trois lieux autour d’une thématique intitulée « L’Âge du faire ».

Parmi la centaine projets proposés, les œuvres des artistes suivants ont été retenues pour « La Relève II » : Juliano Gil • Lena Gayaud • Mégane Brauer • Vanessa Husson et Geoffrey Blan • Nina Sivager • Julien Carpentier • Flore Saunois • Theo Jossien • Tina et Charly • Arnaud Arini • Gwendal Coulon • Yue Yuan • Julien Bourgain • Maïa Izzo-Foulquier • Zixuan He • Matteo Demaria • Lucas Vidal

L’exposition est dédiée à Maïa Izzo-Foulquier disparue brutalement en décembre dernier.
Par respect pour ces proches, ses organisateurs ont fait le choix de ne pas présenter son film « F*ck Endemol (sans consentement) » et la vidéo de sa performance « Pute et peintre » qui étaient annoncés.

Le temps nous manque pour rédiger une chronique complète après une visite trop rapide des trois lieux. On se limitera à signaler ces quelques propositions qui ont plus particulièrement retenu notre attention.
À art-cade : « Trois gestes de temps », la vidéo et les sculptures de Théo Jossien dont on avait récemment remarqué le travail à la Galerie de la SCEP, « En partie Kelly », l’installation vidéo de Julien Bourgain, « L’intervalle (présent continu) », une installation de Flore Saunois ainsi que « Playground » de Vanessa Husson et Geoffrey Blan et « La Petite Torpille Esthétique » de Julien Carpentier.

À la compagnie – lieu de création : les photographies de Yue Yuan de sa série « Client suivant », l’installation éditoriale « qu’est ce qu’un poème perdu ? » de matteo demaria et les « Lutteries » de Juliano Gil qui ont attiré notre attention.

À Coco Velten : les « Néo Azuleros » de Lucas Vidal, une série en cours, de gravures de photographies de formats divers, réalisées à la graveuse laser sur du carrelage dont on peut également voir un exemple à la compagnie – lieu de création.

Lucas Vidal - Quelque part dans l'aude, un dimanche matin, 2020 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Lucas Vidal – Quelque part dans l’aude, un dimanche matin, 2020 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

Les autres pièces méritent très certainement un regard plus attentif que celui que nous leur avons accordé, faute de temps.

On reproduit ci-dessous les textes de présentation des œuvres et des artistes qui sont présentées dans les fiches de salles des trois lieux.

En savoir plus :
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Sur les sites de art-cade, Coco Velten et La compagnie – lieu de création

La Relève II à art-cade

Vanessa Husson et Geoffrey Blan – Playground, 2020, bois, peinture

Vanessa Husson et Geoffrey Blan - Playground, 2020 - La Relève II - art-cade
Vanessa Husson et Geoffrey Blan – Playground, 2020 – La Relève II – art-cade

« Playground s’articule entre liberté et contrainte, déclinable en petites séries de tensions entre hasard et nécessité, imagination et entendement, la transgression et la règle. Les formes qu’il offre (cubes, pavés droits, cylindres, etc…) sont manipulables à volonté par le.a spectat.eur.rice. Ce moment de jeu et de manipulation de l’œuvre, installée au sol est une ouverture au public : le spectateur devient acteur, en déplaçant les pièces de bois qui composent l’installation, générant un nouveau paysage, une nouvelle géographie, architecture, ou territoire. Il est possible de voyager dans cette œuvre, marcher dans la couleur, en éprouver les formes. Playground est un espace, une forme, dont les contours s’adaptent à l’architecture du lieu dans lequel il est établi. »

Vanessa Husson et Geoffrey Blan - Playground, 2020 - La Relève II - art-cade - Photo Parallèle
Vanessa Husson et Geoffrey Blan – Playground, 2020 – La Relève II – art-cade – Photo Parallèle

Vanessa Husson et Geoffrey Blan vivent et travaillent à Marseille. Diplômé.e.s des Beaux Arts de Marseille (DNSEP 2018 ET DNSEP 2019), ils s’intéressent tous deux à la question du paysage, de la couleur et aux formes, l’assemblage de celles-ci et l’atmosphère produite par les nuances crépusculaires.
Ces deux artistes se retrouvent le temps de la réalisation de Playground, une aire de jeu où le/la spectat. eur.rice est invité.e à saisir, créer, déconstruire, et recommencer.

Julien Bourgain – En partie Kelly, 2019, installation vidéo

Julien Bourgain - En partie Kelly, 2019 - La Relève II - art-cade
Julien Bourgain – En partie Kelly, 2019 – La Relève II – art-cade

« Kelly pose. Biceps, triceps, dos. Quadri, ischio, mollets. Elle sculpte son corps, toujours, et elle le montre. Kelly pose. Généreuse, puissante, sensible et bodybuildeuse queer, elle construit son image et sa pensée devant la glace, à la salle, à la mer ou au gymnase. »

Julien Bourgain vit et travaille à Marseille. Diplômé de l’ESA Tourcoing (en 2016) et de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence (en 2018), il rassemble des performeu.r.se.s en petit comité ou en grand nombre, dans l’espace public ou dans des white cube. Les actions sont pensées en fonction du lieu dans lequel il intervient ou en fonction des participant. e.s invité.e.s à intervenir dans le cadre de ses pièces. Le va-et-vient entre vidéo et performance est un moteur formel qui lui permet de raconter des histoires tordues et festives. Il crée des situations de rencontres entre spectat.eur.rice.s et act.eur.rice.s du monde de l’art quitte à renverser les rôles, car de toute façon l’art c’est la vie, et la vie c’est l’art.

Julien Carpentier – La Petite Torpille Esthétique, 2020, partie 3, Installation zbeulifiée

Julien Carpentier - La Petite Torpille Esthétique, 2020 - La Relève II - art-cade
Julien Carpentier – La Petite Torpille Esthétique, 2020 – La Relève II – art-cade

« La Petite Torpille Esthétique est une série de performances/ installations pensées comme des réactions en chaîne, entre la démonstration de farces et attrapes et le spectacle de magie. Le performeur vient, comme une sorte de chef d’orchestre, déclencher une série d’objets-actions manufacturés qui se télescopent pour former une narration dotée d’une iconographie carnavalesque : bruyante, colorée, et caricaturale. Chaque représentation dure jusqu’à épuisement du dispositif, qui a vocation à grandir à chaque fois puisque les objets-actions des performances précédentes y sont réemployés et augmentés pour former comme une parade de plus en plus extravagante. La Petite Torpille Esthétique fait des allers-retours entre les gestes de la scène et ceux de l’atelier, chaque objet appelant une action et chaque action suggérant la fabrication d’un nouvel objet, pour former cette entité bouffonne aux accents D.I.Y. »

Julien Carpentier vit et travaille à Marseille. Diplômé de la Villa Arson (DNSEP 2018), il fait du bruit. Il compile, il arrange ; associe des objets, des actions, qu’il envoie voler contre les murs. Il joue, il rit. Il produit des intensités, il produit des ambiances. Il fait du bruit.

Mégane Brauer – L’Odyssée de Pénélope, 2018, tapis en pompons

Mégane Brauer - L’Odyssée de Pénélope, 2018 - La Relève II - art-cade
Mégane Brauer – L’Odyssée de Pénélope, 2018 – La Relève II – art-cade

« La France du n’importe quoi qui sait pas remplir un dossier parce qu’elle a peur de se tromper et de devoir tout refaire, celle qui parle plusieurs langues mais “pas les bonnes”, celle à qui on demande des comptes pour avoir deux litres de lait, celle qui sait pas lire, celle qui sait pas gérer son argent parce qu’on lui prend pour le loyer, ou pour la cantine, ou pour la bagnole qui chauffe pas bien, celle qui veut pas travailler, celle qu’on veut pas travailler, celle qui ne peut plus, travailler, tellement elle est cassée. Celle à qui on donne gentiment des tunes qu’elle sait pas dépenser même quand on lui explique dix fois de pas faire n’importe quoi. On déteste cet air qui dit qu’on est n’importe quoi et qui donne des vertiges. »

Mégane Brauer vit et travaille à Marseille. Diplômée des Beaux-Arts de Besançon en 2018. Elle tente de retranscrire la force et la beauté des plus précaires, celle de la rage ou de l’auto-dérision émancipatrice et cela même dans les mécanismes qui sont censés les opprimer. Un Travail intime sur le poorpower.

Nina Sivager – Pénélope, 2019/2020, Fragment de paysage Marseillais, broderie au petit point, fils de laine sur canevas

Nina Sivager - Pénélope, 2019-2020 - La Relève II - art-cade
Nina Sivager – Pénélope, 2019-2020 – La Relève II – art-cade

« Cette broderie a été créée d’après une photographie prise dans les alentours de Marseille. La grille de broderie a été générée en ligne afin de permettre d’avoir le plus de détails possible. L’âge de faire. L’âge de repenser et de reconstruire notre quotidien à travers une technique quasiment aussi vieille que l’homme. Broder des immeubles, mais surtout ceux de Marseille afin de faire écho aux récents événements que la ville a pu connaître sur l’année qui s’est écoulée, mais aussi pour permettre de regarder ces objets architecturaux d’un œil nouveau, et peut-être leur redonner un peu de noblesse. »

Nina Sivager vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École supérieur d’art d’Aix en Provence (DNSEP 2019) ; elle explore les liens entre urbanisme, savoir- faire et beauté dans le monde contemporain dans lequel elle grandit à travers un prisme familiale et culturel. Inspirée par les écrits de William Morris et plus largement par le mouvement Art&Craft du XIXème siècle, Nina tente d’offrir une autre lecture au paysage urbain que l’on habite ainsi qu’à l’intérieur de nos habitats. Tout ceci offre un large choix d’expérimentations artistiques (installations, sculptures, tapisseries…) accompagnées de réflexions politiques et sociales en vue des enjeux contemporains de notre époque.

Léna Gayaud – Retable, 2019, Grès de St Amand émaillé – Épée molle, 2019, tissus et mousse

Léna Gayaud - Retable, 2019 - La Relève II - art-cade
Léna Gayaud – Retable, 2019 – La Relève II – art-cade

« Vision figée sur paysage intangible. »

Léna Gayaud - Épée molle, 2019 - La Relève II - art-cade
Léna Gayaud – Épée molle, 2019 – La Relève II – art-cade

« L’épée, une arme vieille comme le monde, qu’on pourrait chérir, sur laquelle on pourrait se coucher, remplie, comme un doudou. Et aussi une épée défaite de sa fonction, qui ne peut pas pourfendre. Symbole d’un pouvoir que nous devons inventer. »

Léna Gayaud partage son temps et son travail entre Marseille et le village médiéval de Sumène dans les Cévennes, dont elle est originaire. Diplômée des Beaux Arts de Marseille (DNSEP 2019), elle façonne en abondance des objets qu’elle détourne de leur fonction première, créant ainsi un décor archaïque, empreint de science fiction dans lequel elle peut rejouer les films et les légendes qui ont traversé son enfance.

Théo Jossien – Trois gestes de temps, 2020, béton, plâtre, peinture,vidéo

Théo Jossien - Trois gestes de temps, 2020 - La Relève II - art-cade
Théo Jossien – Trois gestes de temps, 2020 – La Relève II – art-cade

« Sculptures et vidéo : l’œuvre est ici directement inspirée du phénomène d’érosion propre à la géologie. Trois carrés de matières identiques ont subi des déformations différentes. La vidéo propose au spectat.eur.rice des hypothèse de gestes sculpturaux d’abrasion qui viennent imprimer ces matières : la piste d’un moment de production dans lequel le rapport au temps est déformé par des phénomènes longs propre aux éléments tels que le souffle, l’eau ou le toucher. »

Théo Jossien vit et travaille à Marseille. Diplômé de l’Ecole supérieur d’art d’Aix-en-Provence en 2018, il a notamment participé au printemps de l’art contemporain 2019 pour une exposition personnelle : Ascension droite et déclinaison ainsi qu’à l’exposition Hypersensibles de La compagnie, lieu de création.

Flore Saunois – L’intervalle (présent continu), 2019, dimensions variables, vidéo, son (30′, projetée en boucle), savon, Vidéo d’un filet d’eau

Flore Saunois - L’intervalle (présent continu), 2019 - La Relève II - art-cade
Flore Saunois – L’intervalle (présent continu), 2019 – La Relève II – art-cade

« Vidéo, forme, et matériau concilient ici des paradoxes physiques et temporels : une vasque en savon se trouve remplie de l’eau immatérielle issue d’une vidéo, qui se déverse, à l’infini, en son sein. Le potentiel de désintégration, de disparition de la forme que la situation suggère ne se réalise jamais. Ainsi, comme constamment “sur le point de”, l’objet est plongé dans un état d’immédiateté, réceptacle d’un présent sans cesse renouvelé. Sull’orlo – rebord immense des choses, 2019, performance, 15′ “l’attente : la posture même du désir” André Gide (le soir du vernissage) En écho à l’installation vidéo “L’intervalle (présent continu)”, Sull’orlo étire et déploie des états de latence, des chutes en suspens – espaces liminaires, aux confins entre possibles et réalité. »

Flore Saunois - L’intervalle (présent continu), 2019 - La Relève II - art-cade
Flore Saunois – L’intervalle (présent continu), 2019 – La Relève II – art-cade

Flore Saunois vit et travaille à Marseille. Diplômée des Écoles des Beaux-Arts de Berlin (UdK) et de Marseille (ESADMM), elle développe un travail situé au croisement de l’écriture et des arts plastiques. Au travers d’installations, pièces sonores, ou performances, elle explore la matérialité du langage, ses possibles traductions dans des formes, et son influence – réciproque – sur le réel.

La Relève II à La compagnie – lieu de création

Yue Yuan – Client Suivant # chez Auchan # chez Monoprix # chez Cora # chez Picard # chez Carrefour, 2019

Yue Yuan - Client Suivant # chez Auchan, 2019 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Yue Yuan – Client Suivant # chez Auchan, 2019 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

« Comment fait-on une sculpture aujourd’hui ? De quelle manière montre-on une sculpture ? J’ai réalisé une série d’action dans des supermarchés en construisant une “sculpture” furtive avec des produits achetés. Faire dans une situation urgente est accentué dans ce projet, les sculptures représentent non seulement un jeu de construction, mais aussi l’environnement à l’entour. Les sculptures sont finalement déconstruites par des caissières, je voudrais également détourner le processus de faire et de montrer, les sculptures se transforment en un moment absurde. C’est en effet la notion de perception spatiale qui conduit toute l’œuvre, déployée en installations, photographies, actions et sons. Dans mon parcours, la reconstruction de l’experience urbaine est accentuée dans mes interventions sur place, le lieu évoque éventuellement un découpage de la constitution spatiale. Les images photographiques prises sur le vif procèdent par cadrage à une sélection dans l’environnement visuel actuel. Le travail que je voudrais réaliser tisse un lien fort avec son contexte : des lieux, leurs histoires, les personnes qui les traversent sont autant d’éléments essentiels. La recherche se concentre alors sur la restitution de rapports entre dépense d’énergie et indice de production plutôt que sur la réalisation d’un produit fini. »

Né en 1989 en Chine, Yue Yuan été diplômé de la Central Academy of Fine Arts en 2014, a étudié la littérature et le film à la Sorbonne Paris 3 pendant un an. Entre 2016 et 2019, il obtenu son DNSAP à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Ses œuvres ont été exposées à Paris, Beijing et Tokyo, en 2019, l’artiste a eu le Prix Agnès b. pour l’art contemporain. En 2018 et 2020, il a été sélectionné pour le 68e Jeune Création et 65e Salon Montrouge.

Tina et Charly – Dialogues schématiques, 2019

Tina et Charly - Dialogues schématiques, 2019 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Tina et Charly – Dialogues schématiques, 2019 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

« Dans la perspective de transcender le langage, Tina et Charly favorisent l’émotionnel et l’imaginaire. Ils s’inspirent du voyage en Colombie pour développer des cartographies mentales à l’esthétique épurée, qui traduisent cette envie de rendre les pensées, les mots sous un aspect plus poétique que didactique. Une écriture qui aurait pour vocation d’échanger avec n’importe quelle autre personne, d’une culture différente, parlant une autre langue, ou juste son voisin mais sur une autre structure que les lignes ou la synthaxe, pour créer une nouvelle forme de communication. La série des Dialogues schématiques comporte une trentaine de grands formats. Le processus de création s’apparente à une discussion graphique, ou chaque argument est symbolisé par une forme simple. Dans un premier temps, Tina et Charly dialoguent sur papier. Chaque toile à un thème, c’est d’ailleurs la première forme qui apparait sur le schéma, tracé en noir. Tina commence et trace ses premiers arguments en rouge. Charly lui répond en vert. Elle réplique à son tour etc… Dans certains dialogues, une personne est invité à participer; elle utilisera le bleu. Ces dessins qui se transforment ensuite en peinture, peuvent parfois poursuivre une troisième transfiguration. Certains d’entre eux ont déjà été traduits en danse, en animation ou en sculpture . »

Tina et Charly sont né.e.s dans le sud de la France, Tina a étudiés aux Beaux Arts d’Avignon pendant que Charly étudiait aux Beaux Arts de Nîmes. Ils se rencontrent en 2016 et commencent rapidement à expérimenter la vie artistique côte à côte. Les premiers mois, ils collaborent de temps à autre. Tina l’initie à la performance, ils filment alors leurs actions en caméra cachée dans des supermarchés, des banques ou des avenues. Ils gravitent autour du thème «élargissement des champs d’action dans l’espace public». À son tour, Charly l’emmène peindre des murs, l’invitant à connaître des lieux secrets et favorables à la pratique du street art, de la fresque sauvage. Leur pratique respective, de la performance et du graffiti, seront finalement les fondements de leur processus créatif, qui puise dans le vivant et l’interactivité de la performance, et dans la structure formelle et le geste du graffiti. En juin 2017, Tina part en Colombie, son pays d’origine maternelle. Après 3 mois, Charly la rejoint. Ils y passeront un an, hébergé.e.s la majeure partie du temps chez l’habitant. Attiré.e.s par le « réalisme magique », ils dormiront dans différentes familles indigènes telles que les Kogis, les Hamberas ou les Kofans, sur le principe de l’échange et du partage. L’observation de ces environnements singuliers fait émerger en eux une grande inspiration. Grâce à ces rencontres, ils auront l’occasion de participer à certaines cérémonies sacrées, qui contribueront à l’amélioration de leur processus créatif. Aujourd’hui basé.e.s à Marseille, Tina et Charly abordent des thêmes qui relient des pratiques ancestrales aux comportements contemporains. Il et ellle proposent ainsi un nouveau regard sur notre société.

Matteo Demaria – Qu’est-ce qu’un poëme perdu ?, installation éditoriale

Matteo Demaria - Qu'est-ce qu'un poëme perdu, installation éditoriale - La Relève II - La compagnie, lieu de création - Photo Parallèle
Matteo Demaria – Qu’est-ce qu’un poëme perdu, installation éditoriale – La Relève II – La compagnie, lieu de création – Photo Parallèle

« we are the social sculpture !… i wish to open up our understanding of life ben kinmont, 1 990
des affiches portant la mention “poëme perdu” ansi qu’un numéro de téléphone et une adresse mail à déchirer ont été laissées dans le centre-ville de nantes.
tout message reçu par ces moyens est imprimé dans l’espace d’exposition depuis un bureau désert. les affiches sont autant, littéralement, des poëmes perdus, qu’une manière de parasiter l’espace public et d’interpeler le regard du passant. l’ajout du numéro de téléphone et de l’adresse mail fonctionnent comme outil de vérification d’une telle “stratégie de communication” et instaurent une relation possible entre l’afficheur et le passant, qui devient alors acteur. poser la question de la place de la poésie – et par métonymie de l’art – dans les espaces publics et signifier l’étymologie du mot poésie : poïésis, chez platon : la cause qui, quelle que soit la chose considérée,
fait passer celle-ci du non-être à l’être. »

Matteo Demaria - Qu'est-ce qu'un poëme perdu, installation éditoriale - La Relève II - La compagnie, lieu de création - Photo Parallèle
Matteo Demaria – Qu’est-ce qu’un poëme perdu, installation éditoriale – La Relève II – La compagnie, lieu de création – Photo Parallèle

le langage existe en référence au monde ; nos mondes existent en fonction de nos langages : nos langages sont poïétiques. à partir de « mises en discussion », au double sens de parole et critique, et de l’héritage du « so-called conceptual art » (six years, 1973, lucy r. lippard) matteo demaria cherche des moyens de questionner la « poïéticité » de nos langages.

matteo demaria est né en 1994 à oxford, mais n’y a pas enseigné. il a vécu à turin, mais n’a pas travaillé chez fiat. il a vécu dans la région de genève, mais n’a pas travaillé au cern, ni aux nations unies. en juin 2019 il est diplômé des anciennes halles alstom de nantes (esbanmsn). depuis 2018 il n’utilise plus de majuscules. depuis toujours il n’aime pas mettre de point à la fin de ses phrases…

Gwendal Coulon – Les fleurs n’y changeront rien, 2019

Gwendal Coulon - Les fleurs n’y changeront rien, 2019 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Gwendal Coulon – Les fleurs n’y changeront rien, 2019 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

« Ma pratique de la performance puise son vocabulaire dans l’histoire de la musique, qu’elle soit populaire, classique, rock ou plus expérimentale. Playback, citation, théâtralisation et humour sont les outils d’une recherche sur l’évènement “concert”, ses codes, son esthétique et son contexte. J’y développe une réflexion sur les enjeux performatifs qui lient le/la spectat.eur.rice et le musicien, ces interventions s’accompagnent d’accessoires que je produis : foulards, dessins, peintures, lumières, sculptures, vidéos, décors, etc. Ces objets sont activés lors des performances et trouvent ainsi leur place dans le lieu d’exposition. » La pièce Les fleurs n’y changeront rien est à la fois une sculpture, une peinture et un outil qui m’accompagne pour une série de performances. La pièce activée se présente sous la forme d’un concert joué à genoux face au piano, j’y interprète un ensemble de chansons que j’ai écrites et composées. Des chansons d’amour pour la plupart. »

Après des études de musique au conservatoire et à la Faculté de musicologie de Rennes puis un premier cycle à l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême, Gwendal Coulon intègre en 2015 l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans les ateliers de Claude Closky et P2F. Sa pratique, qu’elle soit performance, peinture, texte, dessin, sculpture, projet éditorial, installation, vidéo est à coup sûr un pas de côté, ou plutôt un pied de nez. Ses propositions ne sont jamais véritablement pensées pour être cyniques, potaches ou déceptives mais au contraire, tendent à révéler certaines natures. Par glissements, références et détournements, il étudie les conditions de l’acte pictural et de visibilité de la peinture tout en y inscrivant des éléments
poétiques.
Diplomé de l’ENSBA Paris (avec les félicitations du jury) en 2019, son travail a été montré au Crédac centre d’art contemporain d’Ivry-sur-Seine, à la galerie Air de Paris, à la galerie Thaddaeus-Ropac à Pantin, à l’Espace de l’Art Concret, à la Nuit Blanche 2016, au Palais de Tokyo, au Frac PACA, à la Tôlerie centre d’art contemporain, au Frac Champagne Ardenne, au 6b, ou encore à la galerie Jean-Collet.

Lucas Vidal – Quelque part dans l’aude, un dimanche matin, 2020

Lucas Vidal - Quelque part dans l'aude, un dimanche matin, 2020 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Lucas Vidal – Quelque part dans l’aude, un dimanche matin, 2020 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

« Néo-Azulejos est une série en cours, de gravures de photographies de formats divers, réalisées à la graveuse laser sur du carrelage. Comme son nom l’indique, cette série est inspirée des azulejos portugais et espagnols. A la base, les azulejos présents sur les façades portugaises sont des représentations de la vie de tous les jours, d’un boulanger enfournant son pain par exemple ou simplement des motifs peints à l’email sur le carrelage. Ici, les carreaux ne sont pas peints, c’est un travail d’émaillage associé à la gravure laser qui rend lisible une image. Jusqu’à présent, les photographies réalisées restent dans l’esprit des représentations des azulejos “traditionnels”. A la différence que ces images vernaculaires sont moins généralistes dans le sens où elles montrent des gens, des proches, dans des moments simples de vie immortalisés dans la céramique. »

Né à Béziers en 1992, Lucas Vidal fait ses études artistiques à la Villa Arson, à Nice. Après une résidence dans l’arrière pays de Grasse il s’installe dans un atelier à Marseille, ville dans laquelle il vit depuis quelques mois. L’expérimentation matériologique constitue le principal moteur de sa pratique. Allant d’un Kouros/Golem pâtissier en madeleine à des gravures de photos de ses ami.e.s sur carrelage (série des Néo-Azulejos), il joue sur des tempora lités différentes et confronte des matériaux et des images qui n’ont a priori pas de raison de se rencontrer.

Arnaud Arini – Machine à tatouer, 2020

Arnaud Arini - Machine à tatouer, 2020 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Arnaud Arini – Machine à tatouer, 2020 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

« Le projet consiste en la réalisation d’une machine à tatouer artisanale faite de matériaux récupérés dans le quartier. Celle-ci fait dix fois la taille d’une vraie machine car son but est de tatouer les murs d’exposition. La machine sera également présente dans l’espace. Apparaissant de manière fantomatique et parasitaire dans l’espace, les tatouages réalisés à même les murs proposent une réflexion sur la mémoire du quartier de Belsunce dont le nom est lié à la peste de 1720, un événement qui dans cette analogie corps vivant/architecture pose le constat de la “santé” des murs, trois cent ans plus tard. »

Diplômé de la Villa Arson, Arnaud Arini vit et travaille à Marseille. Ses errances dans la ville lui ont permis de s’intéresser très tôt à la poétique des non-espaces, des lieux de passages n’appartenant à personne (parkings, usines abandonnées, centres commerciaux…). « Il me semblait alors que ces lieux, en l’absence d’humain, s’animaient. Grand consommateur de vidéo, j’ai choisi de confronter ces questionnements à l’“espace télégénique”, l’espace bidimensionnel derrière l’écran. Je travaille l’installation et la vidéo de manière transversale. J’ai recours aux automates, au field recording vidéo ainsi qu’à la récupération d’objets en milieu urbain pour mettre en scène des espaces immersifs, désertés par l’humain et dont certains éléments deviennent acteurs de la fiction qui s’y installe. Pour la Relève, j’ai souhaité faire un pas de côté par rapport à ma pratique habituelle afin d’initier de nouvelles recherches formelles, axées sur deux thématiques récurrente dans mon travail : le recyclage d’objets récupérés dans la rue et l’analogie entre corps vivant et architecture. »

Zixuan He – Grenadecratie, 2019

Zixuan He - Grenadecratie, 2019 et Yue Yuan - Client Suivant # chez Picard, 2019 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Zixuan He – Grenadecratie, 2019 et Yue Yuan – Client Suivant # chez Picard, 2019 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

« On vit dans une époque de transition où on re-configure notre façon de vivre, notre relation à l’environnement, notre mémoire collective et notre identité. Pour appréhender cette reconfiguration, je voulais retourner aux fondamentaux : Qu’est-ce qu’on mange ? Comment traite-t-on la nourriture ? Quels sont les gestes processuels dans sa production ? Comment reconsidère-t-on notre relation à la nourriture dans une temporalité et perception spatiale nouvelle ? (par exemple en janvier à Marseille, nous consommons des avocats qui viennent du Pérou pour notre “bien-être”.) Je veux faire parler le geste du travail agricole, et connecter notre corps avec la terre en respectant le geste des fermiers qui repiquent les plants de riz dans les champs. Je pose les grains de grenade au sol en gardant une mesure mentale de “5cm” allant de gauche à droite puis de droite à gauche, comme un bœuf marquerait des sillons dans un champ. Je reviens ensuite tracer une mesure de 5cm à l’aide de cordeaux et équerres. La répétition intense du geste dialogue avec les explosions sonores cassantes et les projections spontanées. Un rapport de pouvoir se joue dans ce dialogue des deux mesures. »

Zixuan HE est née en 1990 à Kunming en Chine. Après avoir été journaliste, elle est venue en France pour poursuivre ses études en art. Elle vit et travaille actuellement entre la France et la Chine. Son travail porte sur la relation entre le moule et la forme, le transfert et la pluralité des exercices du pouvoir. Elle questionne l’espace et ses formes collectives et le geste processuel qui réunit la création artistique et la cuisine.

Juliano Gil – Lutteries, 2020

Juliano Gil - Lutteries, 2020 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Juliano Gil – Lutteries, 2020 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

« Lutteries parle de l’objet musical, les formes sont multiples et les usages aussi, si il y en a. Jouant sur l’ambiguité entre l’usuel, l’effectif, l’inutile, l’esthétique, le raté, le presque, ce projet témoigne d’un processus, d’une volonté de faire, de faire par soi même, d’essayer en tout cas. Il y aura autant de tentatives que d’intentions, le résultat forcément do it yourself, n’est pas important. Objets, protocoles, images, gestes et sons émergeront de ce temps d’expérimentation, tout doit y passer, tout sera consigné, on gardera tout et tout sera partagé, pour voir, ensuite on avisera. Oscillant entre détournement, adaptation, live, fiction, le but sera de jouer avec ces formes, de les faire parler, de faire de la musique finalement. »

Juliano Gil - Lutteries, 2020 - La Relève II - la compagnie - lieu de création
Juliano Gil – Lutteries, 2020 – La Relève II – la compagnie – lieu de création

Né en 1992, Juliano Gil est un musicien / artiste plasticien francobrésilien, travaillant à Marseille. Il est diplômé de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence et de l’université de Provence. « Je me positionne autant en acteur, qu’en spectateur. Mon travail parle de musique et d’image; s’incarnant par la performance, la vidéo, sous forme d’affiches, par la création de supports d’écoutes divers, l’édition et l’installation. Je m’intéresse aux gestes, aux sons, leur réception, leur présence dans l’espace et leur durée. J’aime utiliser la répétition, l’improvisation, le détournement et la mise en scène, mettant l’accent sur la question du live et de l’intention. »

La Relève II à Coco Velten

Arnaud Arini – Grillz, 2020

« A Coco Velten, il s’agit de réaliser un grillz (dentier en or ou argent, porté par les acteurs de la culture hip-hop) sur mesure pour la “bouche” d’un bâtiment, à savoir ici le porche d’entrée de Coco Velten. Cet espace est symboliquement important car il ouvre sur le quartier de Belsunce, ce qui est conséquent pour la démarche que j’entreprends. D’une part, les grillz en question sont faits d’aluminium de canettes récupérées dans le quartier puis fondues dans un four conçu pour l’occasion à Coco Velten. D’autre part, ce placement symbolique ouvre le dialogue entre l’art, l’architecture et le quartier. L’œuvre entre en écho par exemple avec les poutrelles de soutien et les “attèles” en métal le long des immeubles vétustes à l’entrée de la rue de la Joliette, que l’on peut voir à leur tour comme des “bagues d’appareil dentaire”. »

Diplômé de la Villa Arson, Arnaud Arini vit et travaille à Marseille. Ses errances dans la ville lui ont permis de s’intéresser très tôt à la poétique des non-espaces, des lieux de passages n’appartenant à personne (parkings, usines abandonnées, centres commerciaux…). « Il me semblait alors que ces lieux, en l’absence d’humain, s’animaient. Grand consommateur de vidéo, j’ai choisi de confronter ces questionnements à l’« espace télégénique », l’espace bidimensionnel derrière l’écran. Je travaille l’installation et la vidéo de manière transversale. J’ai recours aux automates, au field recording vidéo ainsi qu’à la récupération d’objets en milieu urbain pour mettre en scène des espaces immersifs, désertés par l’humain et dont certains éléments deviennent acteurs de la fiction qui s’y installe. Pour la Relève, j’ai souhaité faire un pas de côté par rapport à ma pratique habituelle afin d’initier de nouvelles recherches formelles, axées sur deux thématiques récurrente dans mon travail : le recyclage d’objets récupérés dans la rue et l’analogie entre corps vivant et architecture. »

Nina Sivager – Étendard en béton #6

Nina Sivager - Étendard en béton #6 - La Relève II - la compagnie - Coco Velten
Nina Sivager – Étendard en béton #6 – La Relève II – la compagnie – Coco Velten

« Le béton, paysage urbain de notre société auquel nous ne prêtons pratiquement plus d’attention, peut être froid, mais aussi élégant et noble. L’étendard en béton est un objet sculptural faisant écho à l’intérieur et à l’extérieur de nos habitats. Empreintes, textiles et objets décoratifs incrustés, l’étendard en béton affirme un renouveau. Beauté, décoratif, des aotions que l’artiste essaie d’appliquer à cet objet lourd mais élégant. L’incrustation de textiles fait écho aux savoir-faire qui lui sont cher et à l’aspect décoratif que l’on a tendance à écarter. »

Nina Sivager vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École supérieur d’art d’Aix en Provence (DNSEP 2019) ; elle explore les liens entre urbanisme, savoir- faire et beauté dans le monde contemporain dans lequel elle grandit à travers un prisme familiale et culturel. Inspirée par les écrits de William Morris et plus largement par le mouvement Art&Craft du XIXème siècle, Nina tente d’offrir une autre lecture au paysage urbain que l’on habite ainsi qu’à l’intérieur de nos habitats. Tout ceci offre un large choix d’expérimentations artistiques (installations, sculptures, tapisseries…) accompagnées de réflexions politiques et sociales en vue des enjeux contemporains de notre époque.

Lucas Vidal – Néo-Azulejos

« Néo-Azulejos est une série en cours, de gravures de photographies de formats divers, réalisées à la graveuse laser sur du carrelage. Comme son nom l’indique, cette série est inspirée des azulejos portugais et espagnols. À la base, les azulejos présents sur les façades portugaises sont des représentations de la vie de tous les jours, d’un boulanger enfournant son pain par exemple ou simplement des motifs peints à l’email sur le carrelage. Ici, les carreaux ne sont pas peints, c’est un travail d’émaillage associé à la gravure laser qui rend lisible une image. Jusqu’à présent, les photographies réalisées restent dans l’esprit des représentations des azulejos “traditionnels”. À la différence que ces images vernaculaires sont moins généralistes dans le sens où elles montrent des gens, des proches, dans des moments simples de vie immortalisés dans la céramique. »

Né à Béziers en 1992, Lucas Vidal fait ses études artistiques à la Villa Arson, à Nice. Après une résidence dans l’arrière pays de Grasse il s’installe dans un atelier à Marseille, ville dans laquelle il vit depuis quelques mois. L’expérimentation matériologique constitue le principal moteur de sa pratique. Allant d’un Kouros/Golem pâtissier en madeleine à des gravures de photos de ses ami.e.s sur carrelage (série des Néo-Azulejos), il joue sur des temporalités différentes et confronte des matériaux et des images qui n’ont a priori pas de raison de se rencontrer.

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