vendredi 10 avril 2020

Les sources du geste / Beijing-Nîmes #2 au Colisée 1 de Nîmes Métropole

Du 20 février au 20 mars 2020, Nîmes Métropole en partenariat avec le CACN (Centre d’Art Contemporain de Nîmes) propose « Les sources du geste / Beijing-Nîmes #2 », une exposition qui rassemble des œuvres de six artistes qui ont une histoire avec le territoire nîmois mais aussi (?) avec la ville de Pékin : Tjeerd Alkema, Emma Godebska, Audrey Guiraud, Pascale Hugonet, Eve Maillot, Baptiste Rabichon.

Depuis le 30 novembre dernier, le CACN a été contraint de fermer définitivement les portes du lieu d’exposition qu’il avait aménagé et qu’il faisait vivre au 25 de la rue Saint-Rémy à Nîmes. Toujours à la recherche d’un nouvel espace, Bertrand Riou et son équipe ont entamé une saison en itinérance pendant laquelle ils seront accueillis successivement par la galerie la Vigie, à l’Espace Villary puis à la galerie Jules Salles.

De son côté, la direction des affaires culturelles de Nîmes Métropole propose « Les sources du geste / Beijing-Nîmes #2 », une exposition conçue avec le CACN au showroom du Colisée I, 3 rue du Colisée à Nîmes.

L’exposition fait suite à un échange culturel sino-français engagé l’année dernière. En octobre 2019, 10 peintres contemporain chinois avaient été exposés dans « Regard croisés » au Colisée III. Le mois suivant, une délégation française avec Emma Godebska, Audrey Guiraud, Pascale Hugonet, Eve Maillot, Baptiste Rabichon, ‪Julien Corompt et Bertrand Riou‬ a fait le voyage en Chine pour rencontrer des partenaires et réaliser une exposition à la Li Kejan Academy de Beijing

On attend avec intérêt de découvrir les œuvres qui seront présentées dans « Les sources du geste / Beijing-Nîmes #2 »…
Chronique à suivre éventuellement.

À lire, ci-dessous, le texte de présentation du projet et des artistes qui y participent.

En savoir plus :
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Les sources du geste / Beijing-Nîmes #2 : Présentation

Tjeerd Alkema, Emma Godebska, Audrey Guiraud, Pascale Hugonet, Eve Maillot et Baptiste Rabichon déploient un ensemble représentatif de la création contemporaine au Sud de la France. Ces plasticiens utilisent les médiums de la sculpture, du dessin, de la peinture et de la photographie – ensemble présenté de façon exceptionnelle ici – résolument tournés vers une esthétique que l’on pourrait qualifier de maîtrisée, énergique et sensible. Une profondeur s’en dégage par un plaisir de créer via un geste prenant ses sources dans le minéral, l’anamorphique, l’écriture, l’organique…
Le postulat de ces formes dans l’espace, plus d’une trentaine par ailleurs, révèle un groupe hétérogène de créateurs d’une grande vitalité. Leurs mains entrent en mouvement avec le volume, le papier, le textile ou le tirage photographique, afin de nous laisser entrevoir les esquisses d’une nouvelle contemporanéité : celle d’un langage universel nous offrant la possibilité de mieux s’ouvrir au monde. Ainsi, ces multiples facettes créatrices présentent une expérience singulière entre les œuvres et le public.

Tjeerd Alkema

Tjeerd Alkema est né en 1942 à Harlingen (Pays-Bas). Sculpteur d’origine hollandaise, installé en France depuis 1963, il vit et travaille à Nîmes. Formé en sculpture à l’école des Beaux-Arts de La Haye puis à celle de Montpellier, il élabore depuis les années 1960 une oeuvre qui, tout en relevant principalement du domaine sculptural, compte aussi une importante production graphique, et également dans les années 1970 des réalisations photographiques et filmiques. La raison de cette diversité de moyens paraît résider dans l’enjeu central de sa recherche : l’espace. Rendre compte de la façon dont celui-ci procède d’une élaboration à la fois corporelle (perceptive) et technique, est le coeur de cette oeuvre rigoureuse dans laquelle l’implication subjective et l’expérimentation objective sont étroitement liées.

Son travail a été montré lors d’expositions personnelles et collectives dans des institutions muséales et des galeries en France et à l’étranger telles que la galerie AL/MA, le FRAC Occitanie Montpellier et le musée Fabre (Montpellier), la Villa Médicis (Rome), la galerie Articule (Montréal), le Crédac (Ivry-sur-Seine), le centre d’art de Tanlay, l’abbaye de Royaumont, le Kulturhuset (Stockholm), le musée d’Art moderne de la ville de Paris, etc. De nombreuses collections privées et publiques ont fait l’acquisition de ses oeuvres parmi lesquelles le centre national des arts plastiques, le FRAC Occitanie Montpellier, le musée Fabre, la collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis, le FRAC PACA. Il a été pensionnaire de la villa Médicis à Rome en 1985-1986 et il a réalisé des commandes publiques aux Pays-Bas (Tytsjerk), en France (Gennevilliers) et en Suisse (Colombier).

Emma Godebska

Emma Godebska vit et travaille à Nîmes (France) depuis 2012. Elle y est née et y a grandi dans une famille d’artistes. À 18 ans elle part pour Londres, où elle étudie les arts appliqués à la Cosmopolitan University, Sir John Cass School of Art. Pendant ses études, elle développe un goût pour les formes abstraites, les textures, les transformations de surfaces et les matériaux alternatifs, et gagne plusieurs prix pour son travail.
Après l’obtention de son diplôme de Bachelor of Art, elle part pour Paris, où elle va travailler dans la bijouterie de luxe, notamment pour Georges Desrues avec Chanel et Louis Vuitton, puis pour Loulou de la Falaise.

À 30 ans, elle décide de quitter Paris pour retourner à Londres et développer ses créations personnelles. Elle s’installe dans le East End et se met à élaborer un projet autour du dessin et de la matière.
Durant ces 10 dernières années elle a participé à plusieurs expositions en solo ou en groupe à travers l’Europe, mais aussi à des résidences et des projets collaboratifs dans la musique, le théâtre ou l’enseignement.
Dans ses œuvres, Emma Godebska travaille sur des surfaces épurées et mélange les matières pour créer des couleurs vivantes qui deviennent des compositions lyriques et poétiques.

Audrey Guiraud

Audrey Guiraud est née à Nîmes en 1986.
Actuellement, elle vit et travaille à Vauvert.
Diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes depuis 2009, elle développe son activité autour de la notion d’espace, et du rapport que l’Homme entretient avec son environnement. Ses photographies ont été présentée à la Biennale de Photographie et d’Architecture, Corps de Ville, à la cambre à Bruxelles (Be), à la Maison de l’Image Documentaire à Sète ainsi que sur la tournée internationale de l’exposition reGeneration2, curatée par William A. Ewing et Nathalie Hershdorfer pour le musée de l’Elysée à Lausanne (Ch).

Son travail Cyberspaces réalisé sur Times Square à New York (Us), lui a valu d’acquérir la Bourse à la Création de la région Languedoc-Rousillon en 2013. Depuis elle a réalisé de nombreux travaux de commandes pour les Pays d’Art et d’Histoire de Mende et Lot en Gévaudan, Nîmes, et Uzès ainsi que pour des établissements scolaires du Nord Lozère

Pascale Hugonet

Pascale Hugonet, née en 1963 à Paris, elle vit et travaille à Marseille (France).
Après des études de sculpture auprès d’un artisan d’art, elle opère un virage et se consacre au dessin et à la peinture.
Découvrant le travail de Roman Opalka et de Dadamaino, elle s’intéresse très vite au lien entre art et écriture. L’écriture, celle qui pourrait être un au delà du langage, une volonté de signifier autrement, contre la norme du lisible. L’écriture illisible pour évoquer l’indicible, le non-dit.

Pascale Hugonet - Novembre, acrylique sur torchon, 115 x 106 cm, 2019
Pascale Hugonet – Novembre, acrylique sur torchon, 115 x 106 cm, 2019

Dans le travail de Pascale Hugonet, qu’il soit sur torchon, cire ou papier, le déplacement est celui de la main qui dessine, découpe ou gratte et inscrit dans un geste inlassablement répété, le temps qui passe et se déploie.
Elle a participé à ne nombreuses expositions personnelles et collectives, notamment à Nîmes, sa ville de cœur.

Eve Maillot

Eve Maillot est née en 1980 à l’île de la Réunion, elle vit et travaille actuellement à St-Jean-de-la-Blaquière (France). Après des études de langues, cultures et civilisations, elle entame un cycle d’étude à l’ESBA Nîmes.
Son intérêt pour le dessin – une des formes de communication les plus anciennes et les plus instinctives – et pour le fragile, le délicat et l’éphémère, l’incite à travailler sur toute sorte de supports et avec différents médiums. Encre, feutres micron sakura, gros sel, paraffine, gants en latex, aquarelle, papiers divers ; de préférence du papier végétal, artisanal, vivant. Elle entretient une fascination pour les formes organiques en perpétuelle évolution et les oiseaux. Les silhouettes évidées d’oiseaux servent de support à des entrelacs de lignes.

Eve Maillot - Série 300 ans +, encre (blanche et or) sur papier, 33 x 33 cm, 2019-2020
Eve Maillot – Série 300 ans +, encre (blanche et or) sur papier, 33 x 33 cm, 2019-2020

Le bleu est très présent dans ses réalisations, couleur vibratoire de l’infini. Ces plis, ces voiles, ces transformations qu’elle représente sont des vifs – des concentrés de vie. Toute chose est en perpétuel mouvement et se transforme sans cesse, c’est cela qu’Eve Maillot tente de restituer. Ses installations, à la fois in-situ et éphémères, questionnent la permanence des choses, leur présence-absence, mais aussi la pérennité de l’oeuvre d’art. Elle accepte le parti pris de la fragilité, de la vulnérabilité de l’oeuvre et de sa disparition programmée.

Baptiste Rabichon

Baptiste Rabichon est né à Montpellier (France) en 1987. Il vit et travaille à Paris. Après des études de viticulture et d’oenologie, il entre à l’ENSA Dijon en 2009, à l’ENSBA Lyon en 2011 puis enfin à l’ENSBA Paris en 2012 ou il intègre les ateliers de Claude Closky, P2F et Patrick Tosani. En 2015 il est reçu au Fresnoy dont il sort diplômé avec les félicitations du jury en 2017.
Il est lauréat du prix BMW 2017 et lauréat du prix Moly-Sabata/Salon de
Montrouge 2018.

Dans un rapport aux images autant critique qu’amoureux, Baptiste Rabichon conduit une exploration de la photographies sous toutes ses formes, s’attelant aussi bien aux méthodes ancestrales de la photographies (photogrammes, sténopés, cyanotypes) qu’aux outils de l’imagerie moderne qu’il tente, toujours avec la même jubilation, de pousser dans leurs retranchements. Pour sa première exposition personnelle, Tout se délitait en parties, à la Galerie du Crous en 2015, il présente une séries de tirages où photographies classiques et photogrammes, empreintes et représentations s’imbriquent au sein de la même image. Durant son cursus au Fresnoy, ses recherches l’ont conduit à revisiter la technique de la Camera obscura au travers d’immenses tirages, ou encore à détourner un scanner à bagages d’aéroport pour réaliser d’étonnantes natures mortes aux rayons X, transformant ainsi l’outil de contrôle en machine poétique. Aujourd’hui le cœur de son travail consiste en la réalisation de photographies uniques, où par le biais d’une multitudes d’étapes, numérique et argentique s’entremêlent sur un seul et même support photosensible.

On a pu voir ses travaux récemment exposés au Lianzhou Museum of Photography à Lianzhou en Chine, à la Collection Lambert en Avignon, à la Gujral Foundation de New-Delhi, aux Rencontres d’Arles 2018, à Paris Photo 2018, au Pearl Art Museum de Shangaï, au CACN à Nîmes ou encore dans les galeries Binome et Paris-Beijing à Paris.

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