mardi 2 juin 2020

Nina Roussière – Les traces du futur
Galerie chantiersBoîteNoire – Montpellier


La galerie chantiersBoîteNoire annonce la réouverture de ses portes le 25 mai et la prolongation de l’exposition de Nina Roussière, « Les traces du futur », jusqu’au 18 juillet.

On avait pu apprécier le travail de Nina Roussière dans plusieurs expositions collectives à Montpellier, notamment en 2017 au Frac Occitanie Montpellier dans « L’impossible mordant physique » une proposition qui s’inscrivait dans le cadre du dispositif de Post_Production. On l’avait découverte à l’occasion de l’édition 2013 de Drawing room en compagnie d’Abdelkader Benchamma chez chantiersBoîteNoire. En 2015, la galerie l’accueillait avec Claire Malrieux pour « Économie Vibratoire » et plusieurs de ses photogrammes étaient présentés à La Panacée pour Drawing room 015 par Christian Laune.

Dans « Les traces du futur », Nina Roussière montre un ensemble inédit réalisé en 2020 composé de plusieurs photogrammes, de deux séries de dessins, d’une installation et d’un wall drawing.

On revient sur après un passage par la rue de la carbonnerie.

Dans le communiqué de presse qui annonce la réouverture de sa galerie, Christian Laune précise les conditions imposées par la situation. Pendant la semaine, les visiteurs seront reçus sur rendez-vous privés (06 86 58 25 62). L’exposition sera accessible librement tout le week-end, les samedis de 15 h à 19 h 30 en présence de Nina Roussière et les dimanches de 11 h à 17 h.

À lire, ci-dessous, une présentation de « Les traces du futur » extraite du communiqué de presse et quelques repères biographiques.

En savoir plus :
Sur le site de la galerie chantiersBoîteNoire
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Nina Roussière, « Les traces du futur » : une présentation par les chantiersBoîteNoire

Le travail de Nina Roussière se base sur l’indiciel, sur la signature au sens physique du terme, c’est-à-dire sur l’empreinte énergétique des choses avant qu’elles ne se forment. La lumière et le temps sont des paramètres incontournables pour elle dans la réalisation de ses travaux. Que ce soit dans les photogrammes, ou bien dans les dessins aux tracés précis, marqueurs de directions, d’étapes et de points de fixation, enfin dans la vibration des couleurs très présentes dans ses œuvres récentes.
La géométrie ainsi pratiquée permet d’inscrire et de poser les traces dans un plan, dans une dimension à l’intérieur du dessin.

Nina Roussière - Suave, mari magne turbanlibus aequere, ventis..., 2020 et Constellation du dragon, 2020 - Photo chantiersBoîteNoire
Nina Roussière – Suave, mari magne turbanlibus aequere, ventis…, 2020 et Constellation du dragon, 2020 – Photo chantiersBoîteNoire

Nina Roussière ne représente pas, elle observe et assimile certains systèmes issus des avancées technologiques et des découvertes scientifiques, mais aussi de constructions cosmologiques, voire ésotériques, pour les restituer dans ses réalisations.
L’artiste est soucieuse de produire une image agissante, elle charge la structure de ses dessins de codes et de combinaisons cryptées. Elle capture les variations infinies qui apparaissent pour donner vie à des traces en mouvement.

Dans Les traces du futur, l’artiste montre un ensemble inédit réalisé en 2020 composé de plusieurs photogrammes, de deux séries de dessins, d’une installation et d’un wall drawing.

Deux grands photogrammes titrés Constellation du dragon évoquent la fameuse créature mystique en une apparition mystérieuse et raffinée, rehaussée d’or.

(H0) (La constante de Hubble) est un titre commun aux quatre grands dessins en référence à ce paramètre fondamental qui permet en particulier de déterminer l’âge de l’Univers et son expansion. Jouant d’écosystèmes hybrides et de références intimes (traces sur le sable, estampes japonaises, signaux numériques, rêves,…) Nina Roussière se met à distance pour jouer de rencontres surprenantes créées par l’apparition de tracés construits et réguliers.

Nina Roussière - (H0) (La constante de Hubble), 2020 - Photo Nina Roussière
Nina Roussière – Le bruissement des étoiles du matin, papier de riz, graphite, acrylique sur mur, 350 x 300 cm,
2020 – Photo © Nina Roussière

L’installation « Suave, mari magno turbilantibus aequaora ventis,… » fait référence au philosophe Lucrèce lorsqu’il aborde le chapitre des atomes.
Réalisée à partir de trames colorées superposées, l’installation produit des vibrations colorées. La superposition des tissus en fibre de verre peint de couleurs lumineuses illustre la rencontre, le choc, la fluidité, la dynamique, le mouvement propre aux atomistes.

Nina Roussière – Repères biographiques

Née en 1979, à Nîmes
Vit à Sète

Expositions collectives

2017 Impossible mordant physique, FRAC Occitanie, Montpellier
2016 Drawing Room 2016, Galerie ChantiersBoitenoire, Montpellier
2015 Drawing room 015, galerieChantiersBoîteNoire, Montpellier
Économie Vibratoire, Galerie ChantiersBoitenoire, Montpellier
2014 Poursuite #5, École supérieure des beaux arts de Nîmes
Alerte météo #4 suite, Château royal de Collioure
Alerte météo #4, Musée régional d’art contemporain, Sérignan
2013 Drawing room 013, Carré sainte Anne, galerieChantiersBoîteNoire, Montpellier
2011 Show room #5, Galerie chantiers Boîte Noire, Montpellier

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