lundi 20 septembre 2021

Mégane Brauer – Shout, Sister, Shout! à La Rose – Marseille


À l’occasion de l’inauguration de La Rose, nouvel espace d’art dans les quartiers Nord de Marseille, Mégane Brauer présente « Shout, Sister, Shout! ». Pour cette exposition, les deux curators, Wilfrid Almendra et Céline Kopp, ont proposé à cette jeune artiste installée depuis trois à Marseille d’accompagner ses œuvres avec celles de Heji Shin, Puppies Puppies, Eva Barto, Nora Turato et Jesse Darling. Ces cinq artistes ont été sélectionnées dans les collections d’Émilien Chayia et Sébastien Peyret.

Les deux commissaires affirment « avoir envie de lui donner de la force d’une main serrée en poing en l’entourant d’une communauté de pratique ou de pensée ».

Vue Shout, Sister, Shout!  Exposition personnelle de Mégane Brauer, accompagnée de Eva Barto, Jesse Darling, Puppies Puppies, Heji Shin et Nora Turato, La Rose, Marseille, 2021. Photo © Jean Christophe Lett
Vue Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, accompagnée de Eva Barto, Jesse Darling, Puppies Puppies, Heji Shin et Nora Turato, La Rose, Marseille, 2021. Photo © Jean Christophe Lett

Au centre de l’espace d’exposition, « Shout, Sister, Shout! » commence avec une photographie de Heji Shin, Baby 14 (2017), troublante et fascinante image de la naissance d’un enfant dont on attend le premier cri avec impatience et angoisse…

Vue Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Heji Shin, Baby 14, 2017. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

De cri, il en est partout question. À commencer par le titre de l’exposition emprunter à la chanson de Sister Rosetta Tharpe, guitariste, chanteuse de gospel et de rock à qui Chuck Berry et Elvis doivent beaucoup. Le magazine Rolling Stone déclarait à propos de son entrée au Rock and Roll Hall of Fame, en 2018 : « Aucun artiste n’a autant mérité d’être reconnu que Sister Rosetta Tharpe. Une femme noire homosexuelle de l’Arkansas qui jouait de la guitare électrique, chantait des louanges à Dieu et aux plaisirs profanes, et brisait les règles de la ségrégation en faisant des tournées avec des chanteurs blancs ».

Mégane Brauer - Ce qu'on nous donne à manger, 2016 - « Shout, Sister, Shout! » à La Rose - Marseille
Mégane Brauer – Ce qu’on nous donne à manger, 2016 – « Shout, Sister, Shout! » à La Rose – Marseille

Face à l’entrée, un vaste collage de Mégane Brauer se déploie sur deux murs contigus. Commencé en 2016 à l’Institut des Beaux Arts de Besançon, et toujours en cours, Ce qu’on nous donne à manger était ainsi décrit à l’occasion d’un workshop à l’ISBA :

« Une sélection d’objets scotchés et assemblés en patchwork tentaculaire issu de récupération d’achats compulsifs dans des magasins hard discount, venant de milieux associatifs, de grossistes ou de faillites d’entreprises, le tout accumulé massivement pour une utilisation qui souligne l’idée “d’offre spéciale pauvre”.
Des éléments interconnectés de manière incongrue dans ce qu’il y a de plus clinquant et dégoulinant.
Toujours dans la surenchère visuelle ce travail utilise la précarité comme scénario et l’amateurisme comme manière de faire »
.

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, Ce qu’on nous donne à manger, 2016. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Au pied du pan de mur où est accroché le Baby de Heji Shin, Mégane Brauer a installé un ensemble de bouteilles d’huile dans lesquelles sont fichées des fleurs artificielles de tournesol.

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, La fin de nous, 2021. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett
Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, La fin de nous, 2021. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Le titre de l’œuvre La fin de nous (2021) peut laisser perplexe… Évoque-t-elle la fin d’une histoire d’amour ou s’agit-il d’hommage funéraire à celles et ceux dont les artères se sont bouchées de trop de mauvais gras avalé comme celles du pauvre poulet mangé par les pauvres ?

Face à Ce qu’on nous donne à mange, trois torchons peints (Sans titre, 2021) sont alignés…

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, Sans titre (Aux ingrats)Sans titre (Aux coeurs qui s’arrêtent parce que ça suffit)Sans titre (À toutes les bêtes traquées), 2021. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

On peut y voir et y lire : un bretzel accompagné d’un « aux ingrats », trois sièges en plastique jaune d’une quelconque salle d’attente et la mention « À toutes les bêtes traquées » et une étiquette sur laquelle le mot Detergianos est flanqué d’un salut « Aux cœurs qui s’arrêtent parce que ça suffit »…

Un peu plus loin, sur trois feuillets, des textes de Mégane Brauer crient sa colère, sa révolte et affirme son appartenance de classe aurait-on dit autrefois… Ils offrent aussi quelques « commentaires » aux œuvres qu’elle a choisi d’exposer.

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, Textes de l’artiste, 2021. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett
Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, Textes de l’artiste, 2021. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Juste à côté, dans une niche, une sculpture de spaghettis et paillettes scintille dans la lumière rose-bleutée diffusée par des led…

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, Mordre et tenir, chapitre 2, Phénotipe, 2021. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett
Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, Mordre et tenir, chapitre 2, Phénotipe, 2021. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Le titre Mordre et tenir, chapitre 2, Phénotipe (2021) fait certainement écho à une performance réalisée à avec Mathieu Henejaert à l’ISBA en 2019

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Mégane Brauer, Mordre et tenir, chapitre 2, Phénotipe, 2021. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Dans l’atelier de Wilfrid Almendra, on retrouve posée sur un établi une des bouteilles d’huile échappée de La fin de nous. Nul doute qu’elle incarne le partage par la jeune artiste d’une certaine « esthétique de la classe ouvrière », un des marqueurs du travail du sculpteur marseillais…

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Nora Turato, You need to learn shame, 2019 (centre), et de Mégane Brauer, La fin de nous, 2021(droite). Courtesy des artistes. Photo © Jean Christophe Lett
Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Nora Turato, You need to learn shame, 2019 (centre), et de Mégane Brauer, La fin de nous, 2021(droite). Courtesy des artistes. Photo © Jean Christophe Lett

Sur une plaque en acier émaillé de Nora Turato fixée au mur (You need to learn shame, 2019), on retrouve le cadre noir qui rappelle les avertissements des paquets de cigarettes, commun à cette série d’œuvres.

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Nora Turato, You need to learn shame, 2019. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett
Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Nora Turato, You need to learn shame, 2019. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Ici, on peut lire que l’artiste ne fait pas confiance au gouvernement pour s’occuper d’elle ou de son chien. On laisse le soin au visiteur de découvrir le texte manuscrit qui accompagne cette indication… et de saisir ce qui peut le rapprocher des œuvres de Mégane Brauer.

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Jesse Darling, Armes blanches, 2017. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett
Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Jesse Darling, Armes blanches, 2017. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Sous l’espace destiné à recevoir les artistes qui viendront travailler dans l’atelier, on découvre Armes blanches (2017), une superbe et émouvante sculpture de Jesse Darling dont l’exposition « Crevé » proposée par Céline Kopp au Panorama de la Friche la Belle de Mai avait marqué le printemps 2019.

Jesse Darling, Armes blanches, 2017 – « Shout, Sister, Shout! » à La Rose – Marseille

Son montage avait été l’occasion d’une collaboration de l’artiste britannique avec Wilfrid Almendra. Le souvenir de cette installation à la Friche fait écho de manière sourde, mais assez forte avec ce que nous raconte Mégane Brauer

Vue de Shout, Sister, Shout!  Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Eva Barto, Lame incrustée, positionnement à déterminer selon le contexte, 2014. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett
Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Eva Barto, Lame incrustée, positionnement à déterminer selon le contexte, 2014. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Il faut beaucoup d’attention pour remarquer au seuil de l’atelier une discrète et énigmatique œuvre d’Eva Barto de 2014 (Lame incrustée, positionnement à déterminer selon le contexte)…

Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Puppies Puppies, Trigger (Savage permanently disabled by Kwon Pan), 2019. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett
Vue de Shout, Sister, Shout! Exposition personnelle de Mégane Brauer, La Rose, Marseille, 2021. Puppies Puppies, Trigger (Savage permanently disabled by Kwon Pan), 2019. Courtesy de l’artiste. Photo © Jean Christophe Lett

Avant de quitter « Shout, Sister, Shout! », Trigger (Savage permanently disabled by Kwon Pan) de Puppies Puppies (Jade Kuriki Olivo) montre la gâchette démontée d’une arme à feu détruite en 2019 pour la somme d’environ 300 dollars. À chacun d’interpréter la place ce ready-made dans l’exposition…

On avait rencontré la rage et l’autodérision de Mégane Brauer dans la Relève II à art-cade au cours de l’hiver 2020 avec L’Odyssée de Pénélope (2018), un tapis en pompons qui reprenait le logo de Lidl. Le texte qui accompagnait cette pièce faisait l’effet d’un coup de poing.

En 2019, peu avant son installation à Marseille, dans un post sur les réseaux sociaux, elle résumait ainsi son travail :

« Mon travail se base sur ma culture, celle des classes ouvrières et du milieu dans lequel elles évoluent. Je tente d’en retranscrire la force et la beauté, celle de la rage ou de l’auto-dérision émancipatrice et cela même dans les mécanismes qui sont censés les opprimer. Un travail sur le poor power, voire le poor spreading, mêlant installations images et travail d’écriture. »

À l’hiver 2020-2021, Mégane Brauer était en résidence chez Triangle-Astéride. Plusieurs des œuvres qu’elle expose dans « Shout, Sister, Shout! » ont été développées pendant ce séjour dans les ateliers de la Friche. Son travail avait alors été remarqué par Ingrid Luquet-Gad qui lui avait consacré un article dans les Inrocks. Mégane Brauer accordait à la même époque un entretien éclairant à Manifesto XXI.

« Shout, Sister, Shout! » marque sans doute une étape importante dans la carrière de cette jeune artiste.

Mégane Brauer - « Shout, Sister, Shout! » à La Rose - Marseille
Mégane Brauer – « Shout, Sister, Shout! » à La Rose – Marseille

Les habitué.e.s de la Friche et celles et ceux qui ont eu la chance de voir « En attendant Omar Gatlato » remarqueront sans doute que les cimaises en acier utilisées au quatrième étage de la tour se sont transformées en un très élégant claustra qui sépare la salle d’exposition du rideau de fer sur la rue.

La Rose - Marseille
La Rose – Marseille

Avec la force d’un poing serré, « Shout, Sister, Shout! » inaugure La Rose, espace collaboratif imaginé par le sculpteur Wilfrid Almendra et fondateur d’Adelaïde, la commissaire d’exposition Céline Kopp ainsi qu’Émilien Chayia et Sébastien Peyret, membres du groupe de collectionneurs Lumière à l’origine d’Atlantis.

Wilfrid Almendra, Mégane Brauer et Céline Kopp dans l'atelier - « Shout, Sister, Shout! » à La Rose - Marseille
Wilfrid Almendra, Mégane Brauer et Céline Kopp dans l’atelier – « Shout, Sister, Shout! » à La Rose – Marseille

On garde un souvenir fort de l’« espace d’échange et d’expérimentation » que l’artiste marseillais avait créé dans son atelier de la rue du Chevalier Roze à Marseille et notamment de son invitation à Mahalia Kohnke-jehl et Thomas Teurlai pour produire une série de pièces dans l’urgence à la rentrée 2019.

On se souvient également « So Much Depends Upon a Red Wheel Barrow », la superbe proposition de Wilfrid Almendra à la rentrée 2020 pour la dernière exposition présentée par Atlantis rue du Chevalier Roze…

On ne doute que ce nouvel espace qui accueille Adelaïde et Atlantis dans un ancien magasin de meubles, au 171 avenue de La Rose, saura créer les « situations de rencontres avec l’art d’aujourd’hui au cœur du quartier et de ses communautés », ambitions affirmées du projet La Rose.

On ne manquera pas en faire l’écho ici.

On devrait retrouver Wilfrid Almendra pour une importante exposition produite par Fræme l’an prochain dans la tour et au Panorama de la Friche.

L’exposition de Mégane Brauer était ouverte au public les 28 et 29 août dernier. Elle reste accessible sur rendez-vous jusqu’au 3 octobre prochain. Découvrir son travail est une urgence qui s’impose sans tarder !

À lire, ci-dessous, la présentation de « Shout, Sister, Shout! », une courte biographie de l’artiste et quelques lignes à propos de Wilfrid Almendra, d’Adelaïde et d’Atlantis. Ces documents sont extraits du dossier de presse.

En savoir plus :
Mégane Brauer
sur le site de Triangle-Astérides et sur celui des ateliers de la ville de Marseille
Suivre Mégane Brauer sur Instagram
Suivre l’actualité d’Adélaïde sur Instagram
Suivre l’actualité d’Atlantis sur Instagram
Lire « Graver dans la pierre la vie des classes populaires » l’interview de Mégane Brauer dans Manifesto XXI
Pour les abonnés des Inrocks, lire l’article d’Ingrid Luquet-Gad « Mégane Brauer, la jeune artiste qui pense un “poorpower” »

Mégane Brauer – « Shout, Sister, Shout ! » : Présentation extraite du dossier de presse

« Être là et prendre de la place, pour une fois. D’un coup on se mettrait à parler toutes et tous en même temps, on gueulerait, même, pour leur faire peur, ou juste pour faire du bruit, même si on a rien à dire, même si on a pas les mots dans le bon ordre, on le dirait dans toutes nos langues, sans qu’ils captent pourquoi, avec des mots clés, comme on nous a appris, en leur agitant nos RIB au visage. Ensuite, ils fermeraient les yeux et mettraient leurs mains sur leurs oreilles et ça exploserait en un million de petits morceaux de nous. Il n’y aurait plus de salle d’attente tricolore.

Ce serait joli et je serai contente. »

Mégane Brauer (née en 1994), fait de l’art comme on gueule.

Arrivée à Marseille il y a 3 ans après des études aux beaux arts de Besançon, nous avons souhaité lui donner la parole à l’occasion de l’inauguration de La Rose, nouvel espace d’art dans le quartier du même nom à Marseille.

Elle nous a fait confiance lorsque nous lui avons proposé que cette prise de parole et d’espace puisse être accompagnée, en sororité, d’œuvres de cinq artistes choisies dans les collections d’Émilien Chayia et Sebastien Peyret. Nous avions envie de lui donner de la force d’une main serrée en poing en l’entourant d’une communauté de pratique ou de pensée.

Mégane Brauer : repères biographiques

Le travail de Mégane Brauer tente de mettre en lumière les anecdotes, les objets, les tranches de vies, les habitudes, les forces, les chocs, les paillettes. Mais aussi, les soumissions renversées, aussi infimes et dérisoires soient elles, de celles et ceux à qui on coupe l’électricité, alors que la machine à laver est en train de tourner.

Elle est diplômée de l’Institut des Beaux-Arts de Besançon en 2018 et co-fondatrice de la résidence pour étudiant·es sortant·es Freedfromdesire, avec Léa Laforest et Anne Claire Julien (Juras, 2020).
En 2020-2021 elle a été artiste en résidence à Triangle- Astérides. Elle rejoint les Ateliers de la Ville de Marseille pour la session 2021-2023.

Mégane Brauer dans son atelier à Triangle - Astérides, centre d’art contemporain, Marseille, 2021. ©August photographies
Mégane Brauer dans son atelier à Triangle – Astérides, centre d’art contemporain, Marseille, 2021. ©August photographies



Parmi ses dernières expositions et projets : “Déjà Vierge”, commissariat : Claire Astier, via Vertical Looping(Star), Eglise de Tour Sainte (Marseille, 2020); résidence à l’Eglise de Tour Sainte (Marseille, 2020) ; co-organisation d’un workshop au squat 59 St Just (Marseille,2020); exposition collective “La Relève”, art-cade* (Marseille, 2020) et résidence aux Beaux-Arts de Chittagong, Bangladesh (Chittagong, 2019).

À propos de Wilfrid Almendra

Wilfrid Almendra est un sculpteur franco-portugais, qui vit et travaille à Marseille. Ses matériaux proviennent souvent de l’économie alternative, du recyclage, et de l’échange. Ils convoquent une esthétique de la classe ouvrière immigrée dont il est issu, et questionnent le désir de confort, et la capacité individuelle d’invention et de poésie trouvée au cœur des structures sociales et économiques les plus normatives.

Wilfrid Almendra - « So much depends upon a red wheelbarrow » - Atlantis, PAC 2020 Marseille
Wilfrid Almendra – « So much depends upon a red wheelbarrow » – Atlantis, PAC 2020 Marseille

À propos d’Adelaïde

Adelaïde est un « artist run space » fondé par l’artiste Wilfrid Almendra en 2017.

Adelaïde c’est ma tante. Elle fait du troc.
Adela
ïde est un espace d’échange et d’expérimentation.
C’est un espace où les outils et les idées sont partagés.
C’est un espace où se produisent des conversations.
C’est un espace de travail, de circulation et de générosité.

À propos d’Atlantis

Atlantis, situé au centre ville de Marseille de 2017 à 2020 se relocalise dans à la Rose.

Le groupe de collectionneurs LUMIÈRE a été créé en 2011. Celui-ci est composé de 8 membres principalement basés dans la région de Marseille. Depuis sa création, la motivation principale du groupe a été la promotion de jeunes artistes : nous avons donc acquis régulièrement des œuvres dans toutes les foires européennes et ce de manière collégiale. Nous faisons tourner ces œuvres dans nos intérieurs constituant ainsi une artothèque dans laquelle chaque membre est libre de venir piocher: Ivan Argote, Lili Reynaud Dewar, Folkert De Jong, Kate Steciw, Georgia Russell composent entres autres cette jeune collection.

Depuis 2017 LUMIÈRE s’est lancé dans l’organisation d’expositions, en créant l’espace d’exposition Atlantis : une nouvelle forme de mécénat et de promotion de la jeune création, un engagement qui unit fortement les membres de LUMIÈRE.

Atlantis est membre du réseau PAC – Provence Art Contemporain

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