Armelle Caron – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac Occitanie


Jusqu’au 22 mars 2026, Armelle Caron investit le cabinet d’arts graphiques du Mrac avec « Le ressac des cahiers jaunes », une exposition particulièrement réussie dans un espace pourtant compliqué et incommode. Grâce à une scénographie sobre et maîtrisée, elle parvient à atténuer les contraintes d’un lieu marqué par des reflets et des effets de miroir désagréables et dont la configuration apparaît aujourd’hui dépassée.

Elle y réunit plusieurs de ses œuvres où couleur et forme explorent les « traces que notre réel vient laisser dans notre mémoire ». L’ensemble est enrichi par des éléments issus de son atelier – carnets, objets glanés dans la nature, herbiers, et autres matériaux de travail – qui, habituellement, ne sont pas destinés à être montrés.

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron et Clément Nouet – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

À l’occasion de la visite de presse, elle expliquait ainsi la manière avec laquelle, elle avait abordé ce projet :
« Lorsque Clément Nouet m’a invitée à investir le cabinet d’art graphique, j’ai tout de suite saisi l’occasion. Je connais le Mrac depuis longtemps, et ce lieu en particulier : je sais combien il est spécifique dans l’ensemble des espaces d’exposition. Je me suis donc intéressée à ce qu’il porte d’intime, à son caractère fermé, presque autonome, un petit monde refermé à l’intérieur du musée.
Cela a fait écho à ma propre manière de travailler : l’atelier est lui aussi un espace clos, dont ne sortent que quelques pièces de temps à autre. J’ai eu envie de considérer ce cabinet comme une extension possible de mon atelier. Un endroit où déployer une partie de ce qui s’y trouve habituellement et notamment mes carnets – ces cahiers jaunes qui ont donné leur titre à l’exposition, “Le ressac des cahiers jaunes” ».

Armelle CaronCahiers jaunes – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Une exposition pensée comme une installation

Pour construire son exposition, Armelle Caron explique avoir cherché une structure capable de mettre au même niveau et de relier œuvres achevées, recherches et matériaux issus de l’atelier. Une vidéo, tournée avec Mathieu Kleyebe Abonnenc devient le point d’appui de sa scénographie. Produite pour le Mrac, elle montre en douze minutes le passage de la nuit au jour sur le rivage de la méditerranée entre la plage, l’horizon et le ressac.


Armelle CaronL’aube et le ressac / #5h11 et L’aube et le ressac / #5h36, 2023-2025. Peinture murale, dimensions variables. Vidéo, couleur, 12 min. 30 sec. Caméra : Mathieu Kleyebe Abonnenc. Production pour le Mrac Occitanie, Sérignan. Courtesy de l’artiste.

La répartition des couleurs dans l’espace s’inspire des variations lumineuses du film. Le pourtour de la salle renvoie aux nuances plus sombres du début de la vidéo, avant le point du jour (L’aube et le ressac/#5h11, 2023-2025). La cimaise centrale adopte les teintes de l’aube (L’aube et le ressac/#5h36, 2023-2025)

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

En écho à la zone où les vagues se brisent, une bande plus claire située à environ 1,50 mètre du sol fait office d’horizon sur tous les murs du cabinet d’arts graphiques. C’est à ce niveau qu’Armelle Caron a choisi d’accrocher sans hiérarchie des pièces déjà exposées dans des centres d’art ou des musées et des éléments qui, en temps normal, ne quittent jamais l’atelier – carnets, herbiers et objets glanés tels que cailloux et coquillages.

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Cet horizon commun permet ainsi de placer sur un même plan la collecte, la recherche et les travaux aboutis, affirmant une continuité entre la pratique intime de l’atelier et l’espace du musée.
Pour l’artiste, cette approche transforme l’ensemble du projet qui ne correspond plus à une exposition au sens habituel, mais plutôt à une installation pensée comme un continuum.

Chromos et Topos et Le surgissement du bleu (2023)

Accrochées autour du cabinet d’arts graphiques, les œuvres de cet ensemble trouvent leur origine dans une résidence entamée en 2020 par Armelle Caron au Centre d’Art Le Lait à Albi, dont la restitution a été présentée à la Maison Salvan de Labège en 2024.
Armelle Caron explique que ce projet a commencé par une carte. A son arrivée au Centre d’Art Le Lait, on lui suggéra de porter attention à la Mappa Mundi d’Albi, considérée comme une des toutes premières tentatives de représentation représentation globale et non abstraite du monde habité.
Deux aspects de cette carte réalisée à l’aide de récits colportés par des voyageurs ont retenu son attention.

Mappa mundi d’Albi, carte médiévale du monde (mappa mundi), incluse dans un manuscrit de la seconde moitié du VIIIe siècle conservé dans le fonds ancien de la médiathèque Pierre-Amalric d’Albi

Elle a été intriguée par ses couleurs et notamment par celles surprenantes des surfaces représentant la mer. Pour Paul de Sorbier, responsable de la Maison Salvan, ces tonalités « la renvoya à l’un de ses sujets de prédilection : le caractère subjectif, intime, de la formulation et de la perception des couleurs ». Quelques visiteur·euses se souviendront peut-être de « Couleurs/Mémoire », une exposition produite par les archives départementales de l’Hérault en 2018 ou l’artiste posait cette question : « la couleur est-elle l’objet du souvenir » ?

Armelle Caron explique aussi avoir été particulièrement intéressée par la figure du cartographe immobile qui a réalisé cette Mappa Mundi à partir de récits, sans se déplacer. « Çà me plaisait cette histoire de cartographe statique qui donnait une image de monde sans bouger de chez lui »…
À partir de cette carte médiévale du monde, l’artiste a engagé une réflexion sur la représentation des espaces géographiques et les traces mémorielles laissées par les couleurs.

Avec l’arrivée du confinement, le Centre d’Art lui a proposé de poursuivre la résidence à distance.
Caron a alors demandé à un ingénieur de développer une petite application informatique, encore accessible en ligne, avec laquelle on pouvait laisser des souvenirs de couleur associés à des lieux. Une manière d’explorer comment nous voyageons dans notre mémoire et comment nous relions certains espaces aux couleurs qui nous restent en tête.
Cette « récolte », toujours en cours, compose une nouvelle carte faite de territoires monochromes, intimes et contemporains. Celle-ci apparaît comme le miroir inversé de la Mappa Mundi d’Albi, cette carte unique des terres connues élaborée au VIIIᵉ siècle.
De cette collecte découlent plusieurs œuvres.

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – Chromos et Topos, 2023 « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Chromos et Topos (2023) réunit dans un livre tous les textes recueillis qui sont ici exposés sous forme de blocs détachables…
On peut par exemple y lire : « Je me souviens du bleu-beau-lac du Bourget en Savoie ». « Je me souviens du bleu-un-tout-petit-peu-gris de mon fard à paupières, celui que je mettais au coin de mes yeux ». « Je me souviens du jaune-interdiction-de-stationner le long du trottoir à Avignon ». « Je me souviens du bleu-veste-en-toile à Cobonne ». « Je me souviens du rose-mes-joues, la rosette dit Joël, dans la grande salle aux beaux-arts de Sète ». « Je me souviens du bleu-pâle-yeux-de-ma-mère à Lyon ». « Je me souviens du gris-ciels-plombés-de-Norvège à Narestø »…

Parmi les quelque 500 contributions recueillies – aujourd’hui plus de 700 – elle a sélectionné vingt souvenirs et vingt couleurs. « J’ai associé les souvenirs deux par deux pour créer des affiches où deux aplats de couleur se rencontraient, pour fabriquer une troisième couleur par superposition, par mélange », précise-t-elle. Ces images ont ensuite été éditées sous forme d’affiches distribuées gratuitement, prolongeant ainsi l’élan de générosité initié par les « donateurs de couleurs ».

Armelle Caron, « Le surgissement du bleu » à la Maison Salvan, Labège, 2024
Armelle Caron, « Le surgissement du bleu » à la Maison Salvan, Labège, 2024. Photo : Vincent Laratta, 2024

Suite à cette résidence, le centre d’art Le Lait, où débutait des travaux, a proposé à la Maison Salvan de Labège d’accueillir la suite des recherches d’Armelle Caron et concevoir, avec elle, une exposition pour la restitution de ce travail.

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

« Ce prolongement m’a amenée à Aubusson, où j’ai collaboré avec Nadia Petkovic, une lissière-teinturière de laine pour transposer cinq de ces affiches en tapisseries. Contrairement à la simulation numérique, la troisième couleur naissait ici du moirage au croisement des fils de trame et des fils de chaîne. Cela créait un nouveau territoire qui n’avait pas de mémoire, pas de lieux, et qui était le résultat d’une simple association graphique. Cette démarche m’a fait reconsidérer ces images comme des espaces chromatiques, colorés, peut-être cartographiques »…

Trois de ces tapisseries sont accrochées derrières les vitrines aux multiples reflets du cabinet d’arts graphiques.

Armelle Caron – Série « Le surgissement du bleu », 2023. Tapisserie en jacquard, 100 × 130 cm environ. Issue d’un ensemble de cinq tapisseries. Production centre d’art Le Lait et Région Occitanie. Courtesy de l’artiste. « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Les nouvelles chambres, 2022-2025

Ces superbes tapisseries de l’ensemble Le surgissement du bleu partagent leur espace miroitant avec quelques cahiers jaunes, des objets glanés dans la nature (naturalia) et 32 dessins des chambres brièvement commentés.
Cette série intitulée Les nouvelles chambres s’inscrit dans la continuité du projet Chambres, qu’Armelle Caron avait initiée en 2008 autour de la représentation des espaces qu’elle a habités. Elle avait alors défini un protocole très simple. Un plan réduit aux éléments essentiels (contour de la pièce, ouvertures, lit, oreiller) est accompagné d’un bref texte décrivant couleurs, matières ou souvenirs liés à l’espace. Le dessin, volontairement épuré, fonctionne comme une cartographie minimale.

Armelle CaronLes nouvelles chambres, 2022-2025. Ensemble de 32 dessins, 40 × 30 cm chaque. Courtesy de l’artiste – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan-17

Les soixante-six premières chambres, classées chronologiquement au fil des déménagements, ont donné lieu à plusieurs éditions enrichies au fil du temps. Cette série fait un écho revendiqué au projet inachevé de Georges Perec, Lieux où j’ai dormi

Les rivières dans les plis, et Paysages froissés, 2024

Face à ces vitrines, la cimaise centrale présente cinq « cartes » au relief accidenté. Trois appartiennent à la série Les rivières dans les plis et les deux autres de plus grande taille sont des Paysages froissés.

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – Paysages froissés, 2024. Crayon de papier sur calque – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Ces dessins au crayon sur calque prolongent un travail plus ancien intitulé Couette (2016) où l’artiste représentait la surface vallonnée de sa couette augmentée de données topographiques.

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – Les rivières dans les plis, 2024. Crayon de papier sur calque – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Ici, chaque « relief » produit par le crayon résulte du froissement d’une feuille de papier. Des rivières imaginaires ont ensuite été tracées dans les plis. Pour Armelle Caron, il s’agit d’un « jeu d’échelle entre ce qui tient dans une main et la carte qui n’est autre que la représentation de ce qui ne peut être embrassé : l’immensité d’un paysage, le monde vu d’en haut. C’est cette ambivalence qui me plaît, de mettre chacun·e dans un espace intermédiaire entre le réel et ce qu’on pense être son image. C’est dans cet interstice que la poésie peut exister, et j’essaie de m’y glisser ».

Rome rangée, 2025

Au fond du cabinet d’arts graphiques, l’intérêt d’Armelle Caron pour les cartes et les plans se poursuit avec Rome rangée (2025).

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – Rome rangée, 2025. Impression numérique 110 × 90 cm chaque – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Cette impression numérique en deux volets s’inscrit dans la série des Villes rangées, commencée en 2005 après une résidence à Berlin. Chaque œuvre repose sur un protocole strict : à partir du plan d’une ville, l’artiste extrait l’ensemble des formes qui composent la carte — bâtiments, îlots, blocs, parcelles — puis les réordonne dans une seconde image. Ces unités, isolées puis classées par types et par dimensions, deviennent des frises qui composent une sorte de portrait morphologique du tissu urbain.
Le diptyque confronte ainsi la carte d’origine et son répertoire de formes réassemblé. Ce geste, à la fois analytique et distancié, transforme un document a priori objectif en une lecture sensible de la ville. En détournant le langage graphique du plan, Armelle Caron propose une vision de l’espace urbain où l’abstraction, l’inventaire et la composition deviennent autant de moyens pour observer la structure d’une cité et en interroger la logique.

Herbiers, 2020-2025

À proximité de cette ville rangée, au-dessus du meuble à tiroirs destiné à ranger et à présenter des dessins particulièrement fragiles, Armelle Caron expose un peu moins d’une vingtaine de planches de ses herbiers.

Armelle Caron, vue de l’exposition « Le ressac des cahiers jaunes », Mrac Occitanie, Sérignan, 2025. Photo Aurélien Mole
Armelle Caron – Herbiers, 2020-2025. Plantes pressées, lieux de collectes diverses, formats variables. Vue de l’exposition « Le ressac des cahiers jaunes », Mrac Occitanie, Sérignan, 2025. Photo Aurélien Mole

La collecte de plantes s’inscrit dans une volonté de restituer les paysages, les souvenirs et les traces des territoires traversés. Parfois, elle se traduit par la réalisation d’une œuvre. Pour le Festival SLA Sète-Palerme, ce fut le cas avec Dove sono le piante [Là où poussent les plantes], aujourd’hui dans la collection du Frac Occitanie à Montpellier.

Dispersés dans l’exposition, certains naturalia habituellement conservés dans son atelier sont également présentés, évoquant un cabinet de curiosités. Comme les herbiers, ces prélèvements dans la nature deviennent probablement des supports propices au rêve et à l’imaginaire.

Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits, 1905 et 2022

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Sous ses planches d’herbiers et sur le meuble à tiroirs, Armelle Caron expose trois exemplaires de l’édition 2022 du Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits. Dans les tiroirs, elle a placé, non sans pertinence — et peut-être avec une légère touche d’ironie — les feuillets de l’édition originale publiée en 1905 par la Société des chrysanthémistes.

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Sans doute manifeste-t-elle ainsi l’intérêt qu’elle porte à cette collection de nuanciers. L’évidente qualité graphique de ce répertoire résonne très certainement avec ses propres recherches chromatiques autour des plantes et avec les tentatives, évidemment subjectives, de définir et de classer leurs couleurs…

Série Nord-Est #6, 2025

Un peu plus loin, face à Chromos et Topos, les six sérigraphies sur papier de la Série Nord-Est #6 (2025) en sont le témoignage.

Armelle Caron, vue de l’exposition « Le ressac des cahiers jaunes », Mrac Occitanie, Sérignan, 2025. Photo Aurélien Mole
Armelle Caron – Série Nord-Est #6, 2025. Sérigraphie sur papier, 29,5 × 41,7 cm chaque. Tirage de 3 exemplaires. Vue de l’exposition « Le ressac des cahiers jaunes », Mrac Occitanie, Sérignan, 2025. Photo Aurélien Mole

Cette série, tirée à trois exemplaires, fonctionne comme un herbier chromatique parallèle à la collecte de plantes menée par Armelle Caron. Chaque planche rassemble les couleurs d’une espèce prélevée en un lieu précis, dont le nom et les coordonnées géographiques sont indiqués au bas de l’image. Le titre de la série, tout comme la forme en éventail des aplats de couleur, renvoie à la zone où ces plantes ont été collectées : le quart Nord-Est par rapport au méridien de Greenwich.
Cette recherche chromatique alimente par ailleurs l’élaboration d’un nuancier destiné à un projet collaboratif avec l’artiste Suzy Lelièvre.

L’horizon des couleurs ou le ressac des formes

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

Avec Le ressac des cahiers jaunes, Armelle Caron transforme le cabinet d’arts graphiques du Mrac en un espace où se mêlent œuvres abouties, recherches, collectes et fragments issus du quotidien de l’atelier. Tout se retrouve à égalité, sans hiérarchie, selon un protocole qui interroge les attentes habituelles liées au format de l’exposition.
L’artiste tisse une continuité entre différentes formes et démarches, souvent liées au déplacement ou à l’observation attentive d’un environnement, qui construisent une cartographie personnelle où l’espace vécu, la couleur et la mémoire se répondent. Le projet trouve une cohérence particulière dans cet espace contraint, qui devient l’esquisse d’un atelier ouvert, où l’on perçoit autant les gestes de la fabrication que leur mise en ordre.

Armelle Caron - « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan
Armelle Caron – « Le ressac des cahiers jaunes » au Mrac, Sérignan

À travers cette installation, Armelle Caron rappelle que ses œuvres naissent souvent de protocoles simples, d’exercices d’attention ou de gestes patients. Le ressac des cahiers jaunes expose non seulement des pièces, mais aussi une manière de regarder, de collecter et de composer. Une proposition discrète, précise, et d’une grande cohérence qu’il ne faut pas manquer.

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