Avec « Méditerranée, Odyssées Contemporaines », la Villa Datris réunit soixante-cinq artistes originaires de vingt pays autour de multiples interrogations sur ce que signifie traverser, habiter, représenter ou rêver cet espace. Malgré l’absence de plusieurs artistes initialement annoncés, Danièle Marcovici et Stéphane Baumet proposent un parcours cohérent, porté par une scénographie précise et un accrochage particulièrement maîtrisé.
Dans son texte d’introduction, la fondatrice et présidente de la Fondation Villa Datris rappelle les enjeux qui traversent l’exposition : « Carrefour de civilisations, la Méditerranée est depuis toujours un espace où cohabitent passé et présent, traditions et modernité. Aujourd’hui plus que jamais, elle cristallise les enjeux contemporains : changements climatiques, insécurité alimentaire, combats écologiques, mais aussi bouleversements sociaux ».

Le parcours se déploie sur les quatre niveaux de la villa et dans le jardin. Dix séquences thématiques abordent le départ forcé, l’exil, l’errance, l’agglomération des mémoires, les conflits ou l’impossible retour.
Dès l’entrée, plusieurs œuvres donnent au parcours une dimension politique. Les ballons noirs de Nermin Duraković et les panneaux de Pascale Marthine Tayou évoquent le sort des réfugié·es. La Méditerranée n’apparaît ni comme un décor pittoresque ni comme un simple espace de circulation, mais comme une zone de contrôle et de mort.


Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Pascale Marthine Tayou – Lampedusa, 2019. Billes, encadrement de fenêtres en bois, techniques mixtes. 142 x 63 x 10 cm, 142 x 56 x 10 cm, 142 x 56 x 10 cm, 142 x 56 x 10 cm
Toutefois la beauté de la Méditerranée n’est pas entièrement oubliée. À l’étage, l’installation de Francesca Pasquali conduit vers une salle où le magistral film La Mer d’Ange Leccia dialogue avec La Houle de Miquel Barceló. Le bleu et blanc de l’écume figée dans cette céramique répond au fascinant rideau translucide de Cathryn Boch et au turquoise lumineux de Charles Le Hyaric. Plus loin, dans l’escalier, une fenêtre en marqueterie de marbre d’Alice Guittard évoque Matisse et ses intérieurs méditerranéens traversés de lumière.







Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Francesca Pasquali – Isole, 2019. Pailles transparentes rectilignes et pliables sur plexiglas bleu découpé au laser et cadre métallique laqué bleu. 100 x 26 cm ; Ange Leccia – La Mer, 1976. Film Super 8. Durée: 21min56 ; Miquel Barceló – La Houle, 2021. Céramique. 37,5 x 28 x 31 cm ; Cathryn Boch – Sans titre, 2019. Rideau de porte à lanières plastique, tirage numérique sur plastique, barre en bois, couture à la machine et à la main. 200 x 81 cm ; Charles Le Hyaric – La danse de l’Egée, 2023. Acrylique sur carton, fil de laiton, pierres, coraux 188 x 116 x 28 cm et Alice Guittard – Vue de la fenêtre dans intérieur à Nice, 2025. Incrustations de marbre: Marquina, Pinta Azul, Amarello Noce, Macauba Oscuro, Estremoz, Vert des Alpes, Onyx Rosa, Emperador, Alicante, Crema Marfil, Blue Fatima, Verde Aleppo. 250 x 100 x 4 cm
La mer traverse l’exposition comme une lancinante présence cartographique. Chez Mona Hatoum, les frontières ne tiennent qu’à un fil. Pour Elisabetta Benassi, les cartes d’évasion imprimées sur des mouchoirs de soie interrogent la mémoire des conflits…


Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Mona Hatoum – Untitled (rack), 2011. Acier doux, aluminium, vinyle, transfert de carbone. 61 x 84 x 23 cm et Elisabetta Benassi – (Mouchoirs) S’échapper de la Méditerranée, 2015. Cartes d’évasion sur soie, plexiglas. 4 éléments. 12,5 x 15 cm chaque
Depuis l’Iliade, la Méditerranée demeure un territoire de luttes. Les câbles coaxiaux de Mounir Fatmi, les petits soldats en plastique bleu de Simohammed Fettaka ou fragments photographiques et les fleurs funéraires de Carlos Aires évoquent cette histoire de tensions et de violences. Le néon de Maja Bajevic nous rappelle que des personnes périssent en ce moment, de morts « non naturelles ».




Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Mounir Fatmi – The Machinery, 2010. Câbles d’antennes coaxiaux sur panneau de bois, agrafes, plexiglas. 150 x 150 cm ; Simohammed Fettaка – Camouflage, 2018-2026. Figurines en plastique, peinture 150 x 300 x 8 cm et Carlos Aires – Us, 2023. Impression UVI sur acier inoxydable avec finition dorée, vernis, peinture, pièces de suspension en polycarbonate noir, aimants, vis. 175 x 118 x 7 cm
La question du déracinement traverse plusieurs œuvres. Le tapis de Laure Tixier évoque les déplacements forcés de paysan·nes algérien·nes entre 1954 et 1962. La magnifique installation de Maria Grigoriou s’inspire d’une phrase gravée sur un mur en ruine en Syrie : « Pour que tu saches, avant de partir, j’ai tout fait pour rester ».




Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Laure Tixier – Pastorale, Tapis camp de regroupement, 2025. Laine nouée. 200 x 140 cm et Maria Grigoriou – The Passage (The Wave, The Vessel, The Land), 2016. Papier fait main, tissu en coton, fil, laine, bois, argent, teinture naturelle à l’indigo 250 x 70 cm, dimensions variables
La mémoire prend des formes multiples au fil du parcours. Elle se fait textile chez Austin Camilleri et Sanaa Mejjadi, béton de terre chez Dani Karavan, pain chez Esmeralda Kosmatopoulos ou autel domestique chez Shourouk Rhaiem.





Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Austin Camilleri – Dawra, 2019. Tissu, dentelle 50 cm de diamètre ; Zoë Paul – Persephone, 2026. Perles en céramique et en porcelaine, laiton, câble d’acier et argent 200 x 300 x 2 cm ; Sanaa Mejjadi – Refuge, ce qui reste, 2025. Tissages, fibres textiles, fils de laiton, bois, papiers, acrylique, céramiques. Dimensions variables ; Esmeralda Kosmatopoulos – To each month its pain – February 2024, 2024-2025. Farine, sel, vernis bateau, paille, corde. Dimensions variables et Shourouk Rhaiem – En transit, 2025. Objets divers. Dimensions variables
Elle s’incarne aussi dans le joueur de flûte de Simone Fattal, dans la fumée qui sort d’une bouteille de verre chez Rafram Chaddad, dans la lanterne marocaine déconstruite de Latifa Echakhch ou encore dans une énigme calligraphique chez Μοnia Ben Hamouda…



Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Simone Fattal – Music on my mind, 2024, Grès, faïence, 114 x 54 x 46 cm ; Rafram Chaddad – Olive Smoke, 2023, Bouteille en verre, eau, huile d’olive, coton, cornet acoustique, machine à fumée, Dimensions variables et Latifa Echakhch – Nova (a), 2017, Lampe ancienne 80 x 50 x 50 cm

Sous les combles, les seize chapeaux d’Anila Rubiku et le Mac Gate de Moataz Nasr interrogent les tensions entre tradition, modernité et héritage postcolonial, entre intégration et effacement, avant que les propositions de Marios Fournaris et Férielle Doulain-Zouari n’évoquent l’idée d’un impossible retour.




Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Anila Rubiku – Other Countries, Other Citizenships, 2011, 16 chapeaux de 31 à 32 cm ; Moataz Nasr – Mac Gate, 2019, Bois, nacre, 60 x 68 x 10 cm ; Férielle Doulain-Zouari – Où s’arrêtent les routes et commence l’écriture ?, 2023, Terre, céramique, pâte de verre, Dimensions variables et Marios Fournaris – Forgotten Refuge, 2024, Bois, tissu, sacs en jute, herbe, coton, blé, cordes, flacons en verre, fruits, graines, terre, plantes séchées, 42 x 42 x 100 cm
Au rez-de-jardin et dans le jardin, Ugo Schiavi, Hadjithomas et Joreige, Barthélémy Toguo, Awena Cozannet, Léo Fourdrinier, Jean-Marie Appriou, Jaume Plensa, Laurent Perbos, Nathalie Rodach et Jean Denant ont installé les épaves et les mirages d’une mer qui continue de bouleverser et d’envoûter. Leurs installations et leurs sculptures referment le parcours et ces odyssées sur une vision à la fois lucide, amère et mélancolique.


Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Ugo Schiavi – Gorgone n°12, 2021. Résine, matériaux divers et recyclés 35 x 25 x 25 cm et Joana Hadjithomas et Khalil Joreige – Blow up (Iridescent glass) I was looking At The Garden When I saw The Sky, 2025. Résine époxy, miroir polyéthylène, acier, sédiments, roches, terres, agrégats archéologiques. 45 x 45 x 45 cm






Méditerranée, Odyssées Contemporaines à la Villa Datris – Isle sur la Sorgue. Jean-Marie Appriou – Communionem Elementaris (The curious dolphin), 2022. Bronze patiné, aluminium et verre soufflé. 120 x 175 x 115 cm ; Jaume Plensa – Nest III, 2012. Acier inoxydable, pierre. 101 x 53 x 62 cm ; Laurent Perbos – Ibiza, 2026. Étais de chantier, frites de piscine. 600 x 400 x 400 cm. Nathalie Rodach – Teva, 2017-2026. Acier, bois, plexiglas, nid, plumes. 120 x 400 x 100 cm et Jean Denant – Mare Nostrum, 2014. Découpe numérique d’inox poli miroir. 430 x 200 x 0,4 cm
Comme lors des précédentes éditions, la qualité de la sélection, la sobriété de la mise en espace et le travail sur la lumière contribuent à la lisibilité du parcours. Depuis quelques années, le nombre d’œuvres exposées a été réduit, ce qui permet une circulation plus fluide et davantage de respiration.
La scénographie joue habilement avec les variations lumineuses de la villa. Des panneaux d’aluminium à effet miroir recouvrent les ébrasements de portes et réfléchissent des éclats proches des scintillements de l’eau. Certaines ouvertures ont été occultées afin de mieux contrôler l’éclairage. À l’inverse, au rez-de-jardin, une fenêtre dégagée offre de circonstance à l’installation de Léo Fourdrinier.

Dans un contexte marqué par des tensions et parfois des crispations, les expositions de la Fondation Villa Datris avaient réussi, jusqu’à présent, à éviter les obstacles polémiques, en préservant leurs propos et sans rien sacrifier au fond. On pense particulièrement à « Engagées » et à « faire corps ».
« Méditerranée, Odyssées Contemporaines », n’a pas entièrement échappé aux controverses et à la situation éruptive que connait le Moyen-Orient. On peut regretter l’absence d’artistes majeur·es qui occupent aujourd’hui une place importante sur la scène contemporaine et dont les œuvres auraient sans doute apporté d’autres perspectives au projet.
Le commissariat est assuré par Danièle Marcovici et Stéphane Baumet.
La scénographie est une nouvelle fois signée par Laure Dezeuze et le Studio Bloomer.
L’exposition s’accompagne d’une importante programmation (visites commentées, conférences, ateliers…) dont le détail est disponible sur le site de la Villa Datris. Comme à chaque édition, la médiation occupe une place centrale. Des cartels développés en français et en anglais accompagnent toutes les œuvres. Certains proposent également des questions destinées au jeune public, signalées par un hippocampe.
Un dossier pédagogique est mis à disposition des enseignant·es sur le site de la Villa Datris. Des contenus consacrés à certaines œuvres de « Méditerranée, Odyssées Contemporaines » devraient également être diffusés sur les réseaux sociaux. L’ensemble prolonge utilement la visite et témoigne du travail mené par l’équipe de médiation culturelle dirigée par Fanny Vouland assistée de Margot Belin, Iman Bonnieux et Pauline Vauclair ainsi que Vincent Muzet, Elian Pisson et Susanna Lehtinen. Chargé de médiation culturelle. Merci à Lou-Anne Gizardin et Steeven Lahogue, chargé.e.s d’accueil.
Le catalogue sera disponible au cours de l’été.
« Méditerranée, Odyssées Contemporaines » réunit des oeuvres des artistes suivants : Carlos Aires – Jean-Marie Appriou – Maja Bajevic – Richard Baquié -Miquel Barceló – Laurent Baude – Monia Ben Hamouda – Elisabetta Benassi – Julien Berthier – Cathryn Boch – Austin Camilleri – Rafram Chaddad – Anne Claverie – Awena Cozannet – Johan Creten – Jean Denant – Daniel Dezeuze – Férielle Doulain-Zouari – Nermin Duraković – Latifa Echakhch – Mounir Fatmi – Simone Fattal – Simohammed Fettaka – Léo Fourdrinier – Marios Fournaris – Corado Gardone – Piero Gilardi – Josep Grau-Garriga – Maria Grigoriou – Alice Guittard – Joana Hadjithomas & Khalil Joreige – Mona Hatoum – Dani Karavan – Abdul Raman Katanani – Dionisis Kavallieratos – Esmeralda Kosmatopoulos – Jannis Kounellis – Rachel Labastie – Ange Leccia – Charles Le Hyaric – Sanaa Mejjadi – Joan Miro – Moataz Nasr – Marc Nucera – Yazid Oulab – Francesca Pasquali – Zoë Paul – Laurent Perbos – Jaume Plensa – Denis Pondruel – Shourouk Rhaiem – Nathalie Rodach – Anila Rubiku – Pietro Ruffo – Edgar Sarin – Sarkis – Ugo Schiavi – Goran Skofic – Pascale Marthine Tayou – Laure Tixier – Barthélémy Toguo – Mimiko Türkkan – Claude Viallat – Anne-Laure Wuillai
À lire, ci-dessous, le texte d’accueil de Danièle Marcovici, fondatrice et présidente de la Fondation Villa Datris et l’introduction de Valérie de Maulmin, critique d’art et journaliste à Connaissance de Arts.
En savoir plus :
Sur le site de la Villa Datris
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« Méditerranée, Odyssées Contemporaines » – Présentation du projet par Danièle Marcovici.
« Cette année, avec notre nouvelle exposition Méditerranée, Odyssées Contemporaines, je vous invite à plonger dans l’âme de cette mer mythique en compagnie de 74 artistes originaires de 20 pays.
Carrefour de civilisations, la Méditerranée est depuis toujours un espace où cohabitent passé et présent, traditions et modernité. Aujourd’hui plus que jamais, elle cristallise les enjeux contemporains : changements climatiques, insécurité alimentaire, combats écologiques, mais aussi bouleversements sociaux.
Dans cette exposition, les artistes dialoguent avec l’histoire et les civilisations, nous invitent à explorer la richesse des traditions méditerranéennes, la réalité de nos racines communes et la diversité de nos cultures.
Elles et ils rendent hommage à la Méditerranée comme espace d’échanges, de circulation et de passage, évoquent la précarité, la fragilité des migrations climatiques et la douleur de l’exil, et questionnent les mécanismes d’exclusion et d’oubli collectif.
Leurs œuvres, qu’elles soient engagées, poétiques ou empreintes d’humour, parlent aussi de la transmission des savoirs, des langues, des chants, des objets et des gestes du quotidien ou des pratiques ancestrales.
Enfin, ce voyage artistique vous invite à penser la Méditerranée comme territoire et mémoire partagés où nos cultures s’entrecroisent et s’enrichissent dans un monde en perpétuelle évolution.
Et promenez-vous dans notre jardin méditerranéen pour y découvrir les sculptures et les installations n’oubliez pas de laisser un message… »

« Méditerranée, Odyssées Contemporaines » – Introduction par Valérie de Maulmin
Ensorcelante, la Méditerranée exerce à l’infini son pouvoir d’attraction.
Lovée au milieu des terres (Medius Terra), elle est cette « mer intérieure » au cœur de trois continents. Pour les Grecs de l’Antiquité, c’est Mesogeios, pour les Romains : Mare Nostrum. Historiquement, la Méditerranée est le centre du monde à l’époque antique creuset fécond des plus anciennes civilisations. « La source est la, dans l’espace méditerranéen, la source profonde de la haute culture dont notre civilisation se réclame», souligne Georges Duby.
Le monde méditerranéen est à la fois une constellation et un écosystème, unifié et pluriel, polyphonique. Dans cet univers si singulier, tout est imbriqué et tout cohabite, sans limite dans l’espace ni dans le temps. Les strates temporelles y sont tangibles, palpables, et les frontières terrestres s’effacent devant l’immensité du bleu si dense et absolu de l’horizon marin.
Amin Maalouf souligne avec finesse: « La Méditerranée est un carrefour de cultures où chaque rive reconnaît un peu d’elle-même dans l’autre ».
Hypnotique, la beauté des paysages méditerranéens est elle aussi légendaire, comme sa lumière si célébrée. Sur ses terres on admire ces mythiques « arbres de vie » que sont l’olivier, le figuier, le cèdre, le palmier, le cep de vigne. La trilogie méditerranéenne existe depuis l’Antiquité : le pain, le vin, l’huile d’olive, préservée comme un trésor.
D’autres navigations sont plus initiatiques, comme celle de L’Odyssée, ce long voyage dont on ignore s’il sera sans retour. Récit transposé à l’écrit par Homère au VIII siècle av. J.-C.. L’Odyssée raconte le retour d’Ulysse vers son île d’Ithaque après la guerre de Troie. Son Odyssée est une errance et un exil méditerranéen. La douleur du Nostos, terme qui définit le retour du héros épique vers sa patrie, retour souhaité et quasi impossible, hante celui qui traverse l’exil.
Ambivalente, la radieuse Méditerranée va offrir aussi un « visage de violence » et « la solitude au bord d’une mer sombre et parcimonieuse», la « part ténébreuse » de l’héritage, comme l’écrit Georges Duby. «Le soleil – mais tragique. La Méditerranée – mais âpre et capiteuse. La Méditerranée des pauvres ».
La douce et merveilleuse promesse devient un breuvage amer jusqu’à la lie.

