Jeanne Susplugas – Désordre au Château de Servières – Marseille

Du 2 février au 11 avril 2019, le Château de Servières présente « Désordre » de Jeanne Susplugas. C’est le premier chapitre d’un projet co-produit avec le Centre d’Art Contemporain d’Istres. Celui-ci accueillera « Disorder in the House », son deuxième volet du 26 avril au 12 juillet 2019 et à la Chapelle Saint-Sulpice du 30 avril au 5 juin 2019.

Drawing room 018 à La Panacée - Montpellier - Under Construction Gallery - Jeanne Susplugas
Drawing room 018 à La Panacée – Montpellier – Under Construction Gallery – Jeanne Susplugas

On a récemment pu voir le travail de Jeanne Susplugas à Montpellier dans le cadre de Drawing room 018 où elle était invitée pour un solo show par Under Construction gallery.

Plusieurs de ses œuvres étaient aussi montrée dans La mémoire est l’avenir du passé, une exposition collective proposée par la Galerie Clémence Boisanté et on avait pu vois un Pink House pour La science du désordre dans les locaux de l’agence A+Architecture  toujours à Montpellier.

Première exposition chez A+Art à Montpellier - Jeanne Susplugas, Pink house, 2005 - photo © Pierre Schwartz
Première exposition chez A+Art à Montpellier – Jeanne Susplugas, Pink house, 2005 – photo © Pierre Schwartz

On se souvient également de sa sérigraphie Hair (Tribute to Gordon Matta-Clark) qui attirait singulièrement le regard sur le stand de l’Atelier Tchikebe pendant Art O Rama 2018 au J1.

Jeanne Susplugas - Hair (Tribute to Gordon Matta-Clark), 2010-2018
Jeanne Susplugas – Hair (Tribute to Gordon Matta-Clark), 2010-2018

On attend avec beaucoup d’intérêt de découvrir cette nouvelle proposition qui devrait offrir un large panorama sur la production de Jeanne Susplugas dans un projet « connecté, co-élaboré et complémentaire pensé pour chaque lieu avec une scénographie in situ ».

Le commissariat est partagé par Martine Robin et Catherine Soria, respectivement, directrice artistique du Château de Servières et du Centre d’Art Contemporain d’Istres.

Chronique à suivre après un passage par le Château de Servières.

À lire, ci-dessous, une présentation du projet extraite du communiqué de presse et un texte à propos de Jeanne Susplugas emprunté à son site web.

En savoir plus :
Sur le site du Château de Servières
Suivre l’actualité du Château de Servières sur Facebook
Sur le site de Jeanne Susplugas

Au cœur du désordre

Dans le cadre d’un projet en partenariat avec le Château de Servières, qui s’inscrit dans des actions sur le territoire de la métropole Aix Marseille, deux expositions se déclinent en deux chapitres successifs présentant le travail de l’artiste Jeanne Susplugas.

Un commissariat partagé donne sa place, dans le réseau Marseille expo, à un projet connecté, co-élaboré et complémentaire pensé pour chaque lieu avec une scénographie in situ.

La démarche de l’artiste, autour de l’identité et de l’intimité, développe des axes de recherche comme l’addiction, l’aliénation et ce que l’artiste appelle les « distorsions sociales» prenant des formes multiples telle l’installation, la vidéo, le volume, le dessin ou l’écriture de lumière.

Jeanne Susplugas interroge la place de l’individu dans la société et plus précisément sa place dans l’espace intime de la maison, connectant le corps et l’objet comme deux paramètres qui suggèrent le labyrinthe de l’esprit. Ses dispositifs plastiques nous amènent à cheminer dans notre quotidien épinglant nos comportements, nos peurs, nos habitudes.

Ce qu’elle suggère, ce que l’on ressent nous renvoient à nous même distillant une étrange inquiétude au monde, au sein d’une architecture, de boîtes ou bien encore de cocons de lumière qui sont autant de refuges et d’espaces familiers qui évoque l’enfermement.

(extrait du site http://www.susplugas.com/Biography)

Née à Montpellier. Vit à Paris, France.

Engagée, la démarche de Jeanne Susplugas s’en prend à toutes les formes et toutes les stratégies d’enfermement. Elle n’a de cesse d’interroger les relations de l’individu avec lui-même et avec l’autre, face à un monde obsessionnel et disfonctionnel. Elle explore différents médiums pour créer une esthétique singulière, séduisante en apparence mais vite inquiétante et grinçante. Un travail très cohérent et précis qui met le regardeur face à des sensations contradictoires – troublé et rassuré, inquiet et serein.

Son travail a été largement montré en France et à l’étranger.
Des expositions monographiques lui ont été consacrées dans des lieux tels la Emily Harvey Foundation à New York, la Maréchalerie centre d’art à Versailles, au Musée en plein air du Sart Tillman à Liège, au Centre d’art Le Lait à Albi, à la Magacin gallery de Belgrade, à la Chapelle de la Visitation-Centre d’art à Thonon les Bains, au Wyspa Institut of Art à Gdansk, au CAB-Centre d’Art Bastille à Grenoble, à La Piscine-Musée d’Art et d’Industrie à Roubaix, au MOCCA de Toronto.

Son travail a aussi été montré dans de nombreuses expositions collectives : à la Villa Medicis à Rome, au Palazzo delle Papesse à Sienne, au Palais de Tokyo à Paris, au Fresnoy National Studio, au Musée d’Art Moderne de St Etienne, au Musée de Grenoble, au Shanghai 21st Century Minsheng Art Museum, à la maison rouge-fondation antoine de galbert à Paris, au FRAC Haute-Normandie, à la Margaret Lauwence gallery de Melbourne, à la Marymount Manhattan College Hewitt Gallery à New York, à Art in General à New York…
Elle a aussi participé à des évènements internationaux comme la Biennale d’Alexandrie en Egypte, Nuit Blanche à Paris, Constellation (pré-ouverture du Centre Pompidou-Metz), Dublin-Contemporary, à l’International Videonale à Detroit, au Dashanzi International Art Festival, à SOS 48 (Festival Internacional de Accion Artistica) à Murcia, au KW à Berlin, au Domaine de Chamarande…

Ses films ont été présentés lors de festival tels Hors Pistes (Centre Pompidou, Paris), Locarno International Festival, Miami International Festival, Festival Images à Vevey (S), Les Instants Vidéos à Marseille ou Les Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid.

Des articles lui ont été consacrés dans des revues et quotidiens tels Art Press, Art in America, The New York Times, Le Monde, Le Figaro, Flash Art, L’oeil, Beaux-Arts Magazine, BT, Corona Boreal, M le Magazine du Monde, Le Quotidien de l’art, La Libre Belgique, Dare, etc.

Nominée pour différents prix, elle reçoit le prix Opline en 2013 (nominée par ORLAN), le prix d’art contemporain Philips-Artsper en 2015 ainsi que le soutien de la Fondation Villa Seurat en 2018.

Sélection d’expositions:

Nul besoin de maison pour être hanté, Under Construction gallery, Paris, 2018
Sur le fil, Espace Usanii – Art contemporain, Nevers, 2018
Living in my head, Galerie Valérie Bach/La Patinoire royale, Brussels, 2018
Rock the house, LeSalonReçoit, Toulouse, 2018
She’s lost control again, Le CAB – Centre d’Art Bastille, Grenoble, 2017
At home she’s a tourist – Chapter I, La Maréchalerie, Versailles, 2017
Pharmakon, Galerie Iragui, Moscou, 2016
Distorsions, Galerie Valérie Bach/La Patinoire royale, Brussels, 2015
On the wagon, Ecole Supérieure des Beaux Arts, Montpellier, 2014
Monkey on back, Musée en plein air du Sart Tillman, Liège, B, 2014
Opening night, Emily Harvey Foundation, New York, 2014
House to house II, Pioneer works, Brooklyn, 2014
All the world’s a stage, Le Lait-Art Center, Albi, F, 2013
Sous influences, La maison rouge-Fondation Antoine de Galbert, Paris, 2013
Festival Images, Vevey, Suisse, 2012
Le beau est toujours bizarre, FRAC Haute-Normandie, 2011
Omega, Margaret Lawrence gallery, Melbourne, Australie, 2009
Variation & revision, Marymount Manhattan College Hewitt Gallery, New York, 2009
Home, Maison des Arts, Malakoff, F, 2009
Constellation, pré-ouverture du Centre Pompidou-Metz , 2009
Mobile archive, Art in General, New York, 2009
Side effects, Wyspa Institut of Art, Gdansk, P, 2007
Expiry date, Centre d’art contemporain Passages, Troyes, F, 2007
Dependence, MOCCA (Museum of Contemporary Canadian Art), Toronto, 2003
Hypocondriaque, Mizuma Art Gallery, Tokyo, 2003.

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