Festival du Dessin d’Arles 2026


Créé en 2023 par Vera Michalski et Frédéric Pajak, le Festival du Dessin d’Arles s’est imposé en quelques années comme un rendez-vous majeur du paysage culturel. Après avoir réuni 66 000 visiteur·euses lors de sa première édition, puis plus de 140 000 en 2024, le succès public et critique s’est largement confirmé pour sa troisième édition avec près de 150 000 personnes. Grâce à une programmation exigeante, une organisation solide et l’implication d’équipes très engagées, l’événement s’est légitimement installé comme un des rendez-vous culturels majeurs aux côtés des Rencontres de la photographie.


Repères et observations après un premier parcours dans les expositions

Du 18 avril au 17 mai 2026, la programmation s’articule cette année autour d’une grande exposition collective intitulée « Viva Italia ! ». « Chefs-d’œuvre italiens du XXe siècle de la Collezione Ramo » en constitue la proposition principale et justifie à elle seule un passage par la chapelle du Museon Arlaten. La réunion de Dino Buzzati, Guido Crepax et Lorenzo Mattotti à la salle Henri Comte s’impose également. En revanche, les feuilles de Piranèse, Federico Fellini et Pier Paolo Pasolini, présentées avec le soutien de l’Istituto Italiano di Cultura de Marseille, auraient gagné à bénéficier d’une contextualisation et d’une scénographie plus abouties.

L’exposition « Et la vie continue… Dessins de la collection Marin Karmitz » à l’église Saint-Anne est naturellement absolument incontournable (Lire chronique ici).

Festival du Dessin d'Arles 2026 - La vie continue... Dessins de la Collection Marin Karmitz
Festival du Dessin d’Arles 2026 – La vie continue… Dessins de la Collection Marin Karmitz

Parmi la quarantaine d’expositions monographiques présentées dans la ville, on retient à Croisière la proposition d’Alexandre Devaux autour du travail de Rosa Maria Unda Souki à l’étage, ainsi que sa sélection de dessins de Muzo, Loup et Ofer Josef au rez-de-chaussée, qui remettent à leur juste place ceux de Philippe Katerine.

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Rosa Maria Unda Souki
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Rosa Maria Unda Souki

À l’église Saint-Blaise, l’installation d’Irène Dacunha constitue un moment en suspension qui devrait rencontrer l’adhésion du public.

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Irène Dacunha
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Irène Dacunha

À l’étage de l’Espace Van Gogh, les grands formats de Tsutomu Hoshitani méritent attention. Au rez-de-chaussée, les croquis de « machines autonomes » de Jean Tinguely s’imposent, en particulier pour celles et ceux qui connaissent les Méta-Matic, le Cafardrome, le Crocrodrome ou la Rotozaza…

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Tsutomu Hoshitani
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Tsutomu Hoshitani

À la Fondation Manuel Rivera-Ortiz, l’exposition de Ceija Stojka, sous le commissariat de Xavier Marchand et Noëlig Le Roux, devrait attirer de nombreux visiteurs. La force des œuvres compense un accrochage et une scénographie trop ternes.

Lee Ufan Arles présente de belles séries de dessins de Germaine Richier, sous le commissariat d’Helena Staub. Les œuvres d’Ève Gramatzki souffrent en revanche de reflets qui en compliquent la lecture.

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Germaine Richier
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Germaine Richier

Au musée Réattu, les œuvres de Nicolas Lagneau et Jean-Jacques Lequeu issues des collections de la BnF, ainsi que les gouaches de Fernand Léger provenant d’une collection particulière, montrent l’intérêt des montage avec verre antireflet.

À la chapelle du Méjan, les expositions de Jean-Michel Alberola et Gilles Aillaud sont sans surprises. On retient davantage les propositions d’Ève-Doris Böhm et de Jacek Jarnuszkiewicz.

À la suite de ces premières impressions, plusieurs de ces expositions feront l’objet de prochaines chroniques.

Viva Italia !

Au Museon Arlaten, sous le commissaire de Melania Gazzotti, « Viva Italia ! » réunit quatre propositions autour de la Collection Ramo avec Giovanni Battista Piranesi, dit Piranèse, Federico Fellini et Pier Paolo Pasolini.

Collection Ramo

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Chefs-d’oeuvre italiens du XXe siècle de la Collezione Ramo
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Chefs-d’oeuvre italiens du XXe siècle de la Collezione Ramo

Installée à Milan, la Collezione Ramo a été créée afin de mettre en lumière l’originalité et l’importance du dessin italien des XXe et XXIe siècles. Unique au monde, elle se consacre exclusivement à ce médium expressif fondamental, au cœur des grandes révolutions artistiques du XXe siècle. À travers un ensemble d’œuvres sur papier couvrant toute la période, depuis le début du siècle dernier jusqu’à aujourd’hui, la collection retrace l’histoire de l’art italien. Forte de 800 oeuvres uniques sur papier — aquarelles, collages, pastels, crayons ou feutres — la Collezione Ramo s’attache à valoriser la richesse et la diversité des expérimentations artistiques, propres à un médium sans équivalent par son authenticité et son immédiateté.

Marino MariniSans titre (Cheval et Cavalier), 1941. Crayon ; Giorgio de ChiricoSans titre, étude pour Archéologues, 1928. Crayon graphite sur papier ; Giacomo BallaSans titre, étude pour Conpenetrazione iridescence, 1912. Aquarelle, huile et crayon sur papier. Collection Ramo, Milan Collezione Ramo, Milan. Festival du Dessin d’Arles 2026

L’exposition « Chefs-d’oeuvre italiens du XXe siècle de la Collezione Ramo », conçue avec sa directrice Irina Zucca Alessandrelli, réunit pour la première fois en France soixante œuvres d’artistes majeurs des différents mouvements qui ont marqué l’histoire de l’art italien du siècle dernier.
La liste des artistes présentés est particulièrement avec :
Medardo Rosso, Umberto Boccioni, Giacomo Balla, Gino Severini, Fortunato Depero, Mario Sironi, Carlo Carrà, Giorgio De Chirico, Alberto Savinio, Giorgio Morandi, Domenico Gnoli, Marino Marini, Fausto Melotti, Lucio Fontana, Piero Manzoni, Dadamaino, Enrico Castellani, Carla Accardi, Carol Rama, Maria Lai, Gianfranco Baruchello, Mimmo Paladino

Piranèse, Federico Fellini et Pier Paolo Pasolini

Organisée avec le soutien de l’Istituto Italiano di Cultura de Marseille, l’exposition réunit également plusieurs feuilles de la célèbre série des Prisons imaginaires de Giovanni Battista Piranesi, dit Piranèse, dont plusieurs eaux-fortes et burins prêtés par le cabinet des estampes du Musée Jenisch à Vevey.

Piranèse Prisons imaginaires, 1761. Eau-forte sur papier vergé et L’Arc décoré d’un coquillage, 1761. Eau-forte sur papier vergé. Collection du Musée Jenisch Vevey. Festival du Dessin d’Arles 2026

Initié par son frère aîné aux langues anciennes et à l’histoire romaine, Piranèse découvre Rome en 1740 avant de s’y installer en 1747. Dessinateur et graveur, il développe des perspectives complexes et invente des architectures antiques nourries de solides connaissances archéologiques. Il publie en 1750 les Prisons imaginaires, ensemble marquant de son œuvre. Après sa mort, ses trois enfants en poursuivent la diffusion, notamment en éditant le catalogue complet de ses gravures, dont ses vues de Rome.

L’Istituto Italiano di Cultura de Marseille permet également de présenter plusieurs feuilles de Federico Fellini et Pier Paolo Pasolini.

Federico FelliniCroquis préparatoire pour une publicité, 1980-1993. Feutre ; La Grecque, 1980-1993. Feutre et La Dolce Vita, 1989. Page de titre illustrée au feutre. Collection Daniela Barbiani. Festival du Dessin d’Arles 2026

Dès l’âge de 17 ans, Fellini publie des caricatures dans un journal scolaire, ce qui le conduit vers une activité de dessinateur. Après une collaboration avec l’hebdomadaire de Rimini La Domenica del Corriere, il s’installe à Rome en 1939 et travaille jusqu’en 1943 pour le journal satirique Marc’Aurelio. Par la suite, le dessin reste présent dans sa pratique de réalisateur, comme un outil pour élaborer personnages, costumes et décors. L’exposition réunit plusieurs feuilles issues de la collection Daniela Barbiani.

Pier Paolo PasoliniFigure masculine, non daté. Huile rouge sur Cellophane ; Figure masculine, non daté. Huile sur papier et Autoportrait, 1965. Crayon ocre rouge sur papier. Fondo Pasolini, Archivio Contemporaneo Bonsanti, Gabinetto Vieusseux, Florence. Festival du Dessin d’Arles 2026

Des prêts du Fondo Pasolini permettent également de montrer plusieurs portraits et autoportraits de Pier Paolo Pasolini, réalisateur de films tels que Mamma Roma (1962), L’Évangile selon saint Matthieu (1964), Œdipe roi (1967), Théorème (1968) ou Salò ou les 120 Journées de Sodome.

Dino Buzzati, Guido Crepax, Lorenzo Mattotti à la salle Henri Comte

Festival du Dessin d'Arles 2026 -Dino Buzzati, Guido Crepax, Lorenzo Mattotti à la salle Henri Comte
Festival du Dessin d’Arles 2026 -Dino Buzzati, Guido Crepax, Lorenzo Mattotti à la salle Henri Comte

Toujours sous le commissariat de Melania Gazzotti, « Viva Italia ! » se prolonge dans la salle Henri Comte avec des œuvres de Dino Buzzati, Guido Crepax, Lorenzo Mattotti.

Auteur du Désert des Tartares (1949) et de Un amour (1963), Dino Buzzati se considérait avant tout comme peintre. Il a également adapté en bande dessinée son conte La fameuse invasion de la Sicile par les ours et réalisé un poème graphique, Poema a fumetti (1969), publié en français sous le titre Orfi aux enfers, dont plusieurs planches sont exposées ici.

Dino BuzzatiPlanches pour Poema a fumetti, 1968. Encre sur papier. Archivio Buzzati. Courtesy Eredi Buzzati. Festival du Dessin d’Arles 2026

Guido Crepax, figure majeure de la bande dessinée italienne et l’une des plus reconnues à l’international, est notamment associé au personnage de Valentina, créé en 1965. Il débute comme illustrateur de pochettes de disques pour des groupes de styles variés, un travail qui lui ouvre ensuite les portes du graphisme publicitaire. Plusieurs encres sur papier, issues des Archives Crepax, illustrent ces deux aspects de son travail.

Guido CrepaxDizzy Gillespie, illustration pour le supplément du magazine Musica Jazz, 1990. Encre sur Papier ; Valentina, Pietro Giacomo Rogeri, couverture, 1973. Encre sur Papier et L’homme de Harlem, planche n°31, 1989. Encre sur Papier. Archivio Crepax. Festival du Dessin d’Arles 2026

Actif dans la bande dessinée depuis la fin des années 1970, Lorenzo Mattotti publie en 1984 l’album Fuochi (Feux), qui affirme les traits majeurs de son travail : un usage sensuel de la couleur, un dessin très expressif et une attention particulière aux contrastes du noir et blanc. Il développe parallèlement une activité de cinéaste d’animation, réalise des affiches pour des événements culturels et publie de nombreux albums traduits en plusieurs langues. Il collabore également avec des journaux et magazines tels que The New Yorker, Vanity Fair, Le Monde, Le Nouvel Observateur et Das Magazin.

Lorenzo MattottiIl circo della vita, 2025. Encre de Chine et Sottolebombe, 2025. Encre de Chine. Galerie Martel, Paris. Festival du Dessin d’Arles 2026

Chiara Gaggiotti à l’Espace Van Gogh

L’Espace Van Gogh présente, au premier étage, une exposition de Chiara Gaggiotti, conçue par Helena Staub qui en assure le commissariat.

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Chiara Gaggiotti
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Chiara Gaggiotti

Le travail de cette artiste née en 1977 explore des motifs à la fois intérieurs et urbains, le plus souvent dépourvus de figures. Architecture, lumière et silence y sont mis en relation dans des compositions construites avec rigueur. Réalisées fréquemment à l’encre de Chine ou au fusain, ses œuvres accordent une attention précise aux lignes, aux formes et à l’espace, développant une approche personnelle du réel et de la lumière, entre présence concrète et dimension plus énigmatique.

Chiara GaggiottiL’oreiller, 2024. Encre de Chine ; La Garbetella, 2017. Fusain et La fenêtre, 2024. Encre de Chine. Collection privée. Festival du Dessin d’Arles 2026

Une quarantaine d’expositions à travers la ville

Autour de cette exposition centrale, le Festival du Dessin d’Arles 2026 propose une quarantaine d’expositions dans les lieux emblématiques d’Arles. La sélection mêlera artistes reconnus et figures plus confidentielles.
Parmi les artistes exposés, on relève les noms de : Gilles Aillaud, Jean-Michel Alberola, Armand Avril, Miquel Barceló, Edmond Baudoin, Léon Bongrain, Odonchimeg Davaador, Erik Desmazières, Eve Doris-Böhm, Dominique Goblet, Ève Gramatzki, Tsutomu Hoshitani, Jacek Jarnuszkiewicz, Ofer Josef, Philippe Katerine, Nicolas Lagneau, Fernand Léger, Jean-Jacques Lequeu, Christian Lhopital, Loup, Fabien Mérelle, Louise Michel, Muzo, Gérard de Palézieux, Georges Ribemont-Dessaignes, Germaine Richier, Sam Ringer, Philippe Rivemale, Louis Soutter, Théophile-Alexandre Steinlen, Ceija Stojka, Jean Tinguely, Gérard Traquandi, Rosa Maria Unda Souki

Léon BongrainBain du soir, 1921. Aquarelle, encre de Chine et mine de plomb sur papier 22 × 14,5 cm Courtesy Loeve&Co et Rosa Maria Unda SoukiLa mémoire des goûts, 2025. Donde me llevaron las ciruelas de huesito (Où les cirouelles m’ont menée). Aquarelle et gouache sur papier Arches© 41×31 cm Adagp, Paris, 2025. Festival du Dessin d’Arles 2026

Comme lors des précédentes éditions, ces expositions conduisent les visiteur·euse depuis le palais de l’Archevêché jusqu’au musée départemental Arles antique en passant par la chapelle du Museon Arlaten, l’espace Van Gogh, le musée Réattu, la chapelle du Méjan, la Fondation Lee Ufan, la Fondation Manuel Rivera-Ortiz, l’espace Croisière, la salle Henri Comte, et sans doute d’autres lieux.

Ceija Stojka, Nicolas Lagneau et Jean-Jacques Lequeu

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Ceija Stojka
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Ceija Stojka

Un focus particulier est consacré à Ceija Stojka, artiste d’origine rom et survivante du génocide des Tsiganes, dont le travail avait été révélé en France au printemps 2017 lors d’une exposition à la Friche la Belle de Mai par Xavier Marchand. Antoine de Galbert avait ensuite décidé de retarder la fermeture de la maison rouge, pour lui rendre hommage en 2018.

Ceija Stojka - Sans titre, 1997. Encre de Chine et gouache sur papier cartonné 34 x 28 cm Adagp, Paris, 2025
Ceija Stojka – Sans titre, 1997. Encre de Chine et gouache sur papier cartonné 34 x 28 cm Adagp, Paris, 2025. Festival du Dessin d’Arles 2026

Le festival met également en lumière Nicolas Lagneau et Jean-Jacques Lequeu, deux dessinateurs majeurs des XVIIe et XVIIIe siècles avec une sélection feuilles provenant des collections de la BnF, témoignant de la modernité saisissante de leurs œuvres.
L’exposition « Jean-Jacques Lequeu » au Petit Palais en 2018/2019 reste dans de nombreuses mémoires.

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Jean-Jacques Lequeu
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Jean-Jacques Lequeu
Festival du Dessin d'Arles 2026 - Nicolas Lagneau
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Nicolas Lagneau

Jean-Jacques LequeuEt nous aussi nous serons mères ; car… ! 1793-1794. Plume et lavis d’encre. BnF, département des Estampes et de la photographie. Crédit BnF et Nicolas LagneauHomme tenant une gourde, de profil à gauche, la tête inclinée vers le bas, 1600-1650. Pierre noire, sanguine, pastel bleu, vert, et brun, estompe. BnF, département des Estampes et de la photographie. Crédit BnF


Et la vie continue… Dessins de la collection Marin Karmitz

Festival du Dessin d'Arles 2026 - La vie continue... Dessins de la Collection Marin Karmitz
Festival du Dessin d’Arles 2026 – La vie continue… Dessins de la Collection Marin Karmitz

Après l’exposition exceptionnelle présentée en 2025 à l’église Sainte-Anne de 150 dessins choisis par Antoine de Galbert, le Festival du Dessin d’Arles 2026 invite cette année Marin Karmitz à présenter une sélection de dessins issus de sa collection. Pour cet événement très attendu, l’accrochage devrait réunir, entre autres, des œuvres de Christian Boltanski, Louise Bourgeois, Vincenzo Camuccini, Henry Darger, Otto Dix, Mathieu Dufois, Lucian Freud, Théodore Géricault, Alberto Giacometti, Francisco de Goya, Ferdinand Hodler, Victor Hugo, Tadeusz Kantor, Stéphane Mandelbaum, Maryan S. Maryan, André Masson, Annette Messager, Paula Rego, Louis Soutter, Nancy Spero, Léon Spilliaert, Andy Warhol

Festival du Dessin d'Arles 2026 - Marin Karmitz
Festival du Dessin d’Arles 2026 – Marin Karmitz

On se souvient de la présentation d’une partie de cette collection lors des Rencontres de la photographie en 2010 à l’Église des Frères Prêcheurs et de l’accueil qu’avait réservé Antoine de Galbert à Marin Karmitz dans « Étranger résident » à la maison rouge en 2017 où étaient exposées quelques œuvres graphiques de la collection.

Festival du Dessin d'Arles 2026 - La vie continue... Dessins de la Collection Marin Karmitz
Festival du Dessin d’Arles 2026 – La vie continue… Dessins de la Collection Marin Karmitz

Éric Cantona est le président d’honneur de cette quatrième édition.

Festival du Dessin d'Arles 2026 - La vie continue... Dessins de la Collection Marin Karmitz
Festival du Dessin d’Arles 2026 – La vie continue… Dessins de la Collection Marin Karmitz

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